La famille d'Arbignon ou Darbignon, parfois sous la forme d'Erbignon, est une famille de ministériaux, originaire du canton du Valais et éteinte au XVIIe siècle.

d'Arbignon
Darbignon
Image illustrative de l’article Famille d'Arbignon
Armes de la famille.
Blasonnement D’azur au sautoir d’or chargé de 5 roses de gueules, boutonnées d’or et barbées de sinople.
Période XIIIe – XVIIe siècle
Origine Valais
Fiefs tenus Métralie d'Arbignon
Seigneurie du val d'Illiez

Histoire

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La famille d'Arbignon, que l'on trouve sous les formes Darbignon[1] ou encore d'Erbignon, est attestée au tout début du XIIIe siècle[2]. Son nom provient d'un hameau disparu, Arbignon, près de Collonges, dont elle détient la métralie[2],[3]. Arbignon est installé dans la plaine entre Collonges et le Rhône pied de la Dents de Morcles,[4].

Les deux premiers membres de la famille sont mentionnées en 1220, Petrus et Henricus de Albignon et Giroldus, fils du second[2].

Elle possède des biens dans les châtellenies de Conthey, de Martigny, de Saint-Maurice, de Monthey et de Chillon[4]. La famille s'implante, probablement dès le XIIe siècle, dans le Val-d'Illiez, où elle possède des fiefs provenant probablement des Lugrin[5], ainsi que des Collombey et des Nernier[2].

Vassaux des comtes de Savoie et des abbés de Saint-Maurice, les membres de cette famille obtiennent des possessions importantes tant dans le Chablais savoyard et vaudois[3], ainsi qu'en Bas-Valais[2], entre les XIIIe et XVIe siècles[3].

Une branche s'établit à Collombey, vers le milieu du XIIIe siècle à la suite d'un mariage entre Ambroisie d'Arbignon et Jean, seigneur de Collombey[2],[3]. Les Arbignon font édifier une tour et un corps de logis du château d'Arbignon[2],[3]. Au siècle suivant, une chapelle castrale est édifiée[3].

À partir du le XIVe siècle, l'abbaye de Saint-Maurice devient la sépulture des membres de la famille[2].

En s'installant à Monthey, au milieu du XVIe siècle, le château d'Arbignon est abandonné[3].

Branches

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La généalogie de cette famille est mal connue[2]. Elle se divise en plusieurs branches[3], établies à Saint-Maurice, Collombey, Monthey, Saint-Triphon, Aigle, Vevey, Lutry ou encore Lugrin (Savoie)[6],[2],[7]. La branche des seigneurs d'Illiez et Collombey s'éteint vers la fin du XVIe siècle[2],[7].

Armoiries

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Les armes de la famille se blasonnent ainsi : D’azur au sautoir d’or chargé de 5 roses de gueules, boutonnées d’or et barbées de sinople.[8],[1]

On trouve la forme : D'azur au sautoir d'or chargé de cinq roses de gueules, chez Mandrot[9], Galbreath[7] ou Foras[10]), alias de cinq tourteaux de gueules.[11] L'usage des tourteaux de gueules à la place des roses de gueules dépend des auteurs[7],[1].

L'historien David Martignier (Vevey et ses environs dans le Moyen-Age, 1862) donnaient, en note, d'azur au sautoir d'or chargé de 5 tourteaux du champs. La notice de l'Armorial valaisan donne comme variante « de Vantéry (Généal. month, et agaun., v. 1800, AV) » un écu d'or au sautoir d'argent chargé de 5 tourteaux de gueules.[12]

Ces armes ont été reprises, en 1936, pour constituer les armes de la commune de Collonges (Valais)[13].

Possessions

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Les Arbignon tiennent en fief de l'evêque de Sion, de l'abbaye de Saint-Maurice ou des Savoie, des biens à Arbignon, Mordes, Autan, Martigny, Conthey, Choëx, Troistorrents et Val d'illiez ; et, dans la plaine du Rhône, jusqu'à la Veveyse[14].

Personnalités

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Alliances

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Les principales alliances de la famille sont[6] les Collombey, les Châtillon-Larringes, les Lugrin, les Nernier.

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Darbignon », sur bourgeoisiestmaurice (consulté en ).
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Gregor Zenhäusern / IB, « Arbignon (Erbignon), d' » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 Louis Blondel et André Donnet, Châteaux du Valais, Olten, Association suisse pour la conservation des châteaux et ruines, , 293 p., p. 81.
  4. 1 2 Tamini et Délèze 1924, p. 33.
  5. Tamini et Délèze 1924, p. 31.
  6. 1 2 Tamini et Délèze 1924, p. 34.
  7. 1 2 3 4 5 Donald Lindsay Galbreath, Armorial vaudois, vol. 2, t. 1 : A-H, Baugy-sur-Clarens, chez l'auteur, , 337 p. (lire en ligne), p. 14.
  8. Armorial valaisan, planche 35, p. 12.
  9. Alphonse de Mandrot, Armorial historique du Pays de Vaud, Lausanne, Rouge et Dubois, , 2e éd. (lire en ligne), planche 14.
  10. Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'Ancien duché de Savoie, vol. 6, t. 6 : Supplément, Grenoble, Allier Frères, (lire en ligne), p. 44-.
  11. Victor Attinger, Marcel Godet et Heinrich Türler, Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, t. 1 : A-Baroche, Neuchâtel, Administration du Dictionnaire historique et biographique de la Suisse, , 600 p. (lire en ligne Accès libre), p. 373
  12. Armorial valaisan, p. 12.
  13. « Collonges à travers son histoire... » [PDF], sur www.aveg.ch, (consulté le ).
  14. Tamini et Délèze 1924, p. 33-34.

Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Louis Blondel, « Le château d'Arbignon à Collombey », Vallesia, no XIV, , p. 167-174.
  • Marcel Godet, Henri Türler et Victor Attinger, Dictionnaire historique & biographique de la Suisse, vol. 1, Neuchâtel, Imprimerie Paul Attinger, (lire en ligne), p. 373.
  • (fr + de) Jean-Claude Morend (dir.), Léon Dupont Lachenal (dir.) et al., Armorial valaisan, Zurich, Orell Füssli, , 304 p. (présentation en ligne, lire en ligne Accès libre [PDF]).
  • Jean-Émile Tamini et Pierre Délèze, Éssai d'histoire de la Vallée d'Illiez, Saint-Maurice, , 421 p. (lire en ligne).

Articles connexes

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Liens externes

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