La famille de Duve est une famille de la noblesse belge d’origine allemande. Son histoire a longtemps été associée à celle de la ville de Hanovre.

Famille de Duve
Image illustrative de l’article Famille de Duve
Armes de la famille de Duve

Blasonnement D’azur à une colombe d’argent, tenant dans son bec un rameau d’olivier de sinople; la colombe posée sur un tronc effeuillé au naturel, terrassé de sinople. Casque couronné. Lambrequins : argent et azur. Cimier: un demi-vol à senestre, percé d’une flèche, posée en bande, la pointe en bas, le tout en argent (Lettres patentes de 1767)


D'azur, à l'arbre coupé sur une terrasse de sinople, sur une branche duquel une colombe adextrée d'argent, tient dans le bec une branche d'olivier. L'écu timbré d'un heaume d'argent, couronné, grillé et liseré d'or, fourré et attaché de gueules, aux lambrequins d'azur et d'argent. Cimier: un demi-vol d'argent, transpercé d'une flèche de gueules (Lettres patentes de 1858)[1]
En outre pour le vicomte Christian de Duve: Couronne de vicomte. Supports: deux génies, vêtus d'une tunique à l'antique d'argent, celui de dextre tenant deux hélices entrelacées et liées d'or, celui de sénestre un bâton d'Esculape du même. Devise : Per Vivum ad verum, d'argent sur un listel d'azur[2].

Branches de Duve

von Duve
von Duve von Schwartzfeld (éteinte)

Origine Hanovre
Pays Royaume des Pays-Bas
Charges Bourgmestre de Hanovre (1548), secrétaire intime de chancellerie et conseiller de cour
Fonctions ecclésiastiques Missionnaires jésuites
Récompenses civiles Prix Nobel de médecine (1974)

Historique

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La filiation de la famille remonte à Johann Duve, issu d’une famille patricienne. Son fils, Johann II (1528-1608), fut bourgmestre de Hanovre en 1548.

Johann III Duve (1611-1679)

Johann III Duve (de) (1611-1679), petit-fils de Johan II, est encore bien connu à Hanovre[3]. Une souscription lancée en 1903 pour honorer sa mémoire permit d’ériger une fontaine à son nom, la Duve Brunnen (de)[N 1]. Johann III commença sa carrière dans le commerce de la soie à la suite de son père Gottschalk Duve. Il obtint divers privilèges, dont le monopole des approvisionnements en tissus pour l’armée, puis ceux du plomb, de la poudre et des céréales et, enfin, celui de l’exploitation de tous les métaux non précieux. Ayant acquis une fortune considérable, il devint un bienfaiteur de la ville de Hanovre, construisant de ses deniers notamment un orphelinat pour soixante enfants et un asile pour quarante personnes âgées, une cinquantaine de maisons dans la Neustadt et érigeant des fontaines dans la ville. C'est lui aussi qui finança la reconstruction de la tour de la Kreuzkirche (de), adjoignant une chapelle funéraire familiale à l'église[N 2]. Johann III fut également un banquier important. Il est considéré comme un des premiers capitalistes de la ville[4].

La Duve Brunnen à Hanovre vers 1916
La maison des pauvres construite en 1643 à Hanovre par Johan III Duve

Johann von Duve von Schwartzfeld, un des fils de Johann III, anobli en 1675, est mort sans descendance. Carl Leopold von Duve, conseiller de chancellerie de Mecklembourg, a été anobli en 1751, branche aujourd'hui éteinte[N 3].

En 1767, l’empereur Joseph II accorda une concession de noblesse à Friedrich Wilhelm (von) Duve (1707-1785), secrétaire intime de la Chancellerie de l’électorat de Brunswick-Lüneburg (Hanovre) et conseiller de cour[5]. L’électeur de Hanovre étant le roi George III d'Angleterre, les lettres patentes furent revêtues de l'exequatur de ce dernier en 1777[1]. Friedrich Wilhelm était le petit-neveu de Johann von Duve von Schwartzfeld. Ce dernier est qualifié de drossart (nl) dans les lettres patentes de 1767.

Au XIXe siècle, plusieurs membres de la famille s’installèrent à l’étranger (Espagne, Australie et Belgique)[6]. C’est ainsi que Wilhelm von Duve (nl) (1795-1860), arrière-petit-fils de Friedrich Wilhelm von Duve, s’est installé à Anvers après la bataille de Waterloo à laquelle il a participé dans les rangs de la King's German Legion. Il épousa Marie-Josèphe Sassenus (1788-1869) en 1816 et fut naturalisé au royaume uni des Pays-Bas en 1820[N 4]. Il francisa son nom en Guillaume de Duve. Peu avant sa mort, en 1858, il fut reconnu dans la noblesse du royaume de Belgique[1]. Il est l'auteur de la branche belge de la famille.

Personnalités de la branche belge

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Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Daniel de Duve, Une enfance au bord du Rhin, 1930-1945, Bruxelles, Racine, (ISBN 978-2-87386-648-8)
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Charles-Albert de Behault, Descendance d'Alphonse de Duve, Bruxelles,
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Baron Isidore de Stein d'Altenstein, Annuaire de la noblesse de Belgique, Bruxelles, , p. 361.
  • Paul Janssens et Luc Duerloo, Armorial de la noblesse belge : Tome A-E, Bruxelles, 1992.
  • Humbert de Marnix de Sainte-Aldegonde, État présent de la noblesse belge : Annuaire 2006, Bruxelles, 2006.
  • Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, année 1580, Bruxelles, , p. 220.
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (de) Ferdinand Frensdorff, « Duve, Johann », dans Allgemeine Deutsche Biographie (ADB), vol. 5, Leipzig, Duncker & Humblot, , p. 500
  • Document utilisé pour la rédaction de l’article (de) Herbert Mundhenke, Duve, Johann, Neue Deutsche Biographie 4,
  • (de) Helmut Plath, Herbert Mundhenke et Ewald Brix, Heimatchronik der Hauptstadt Hannover, Köln, Archiv für Heimatpflege GmbH,
  • (de) G. F. Konrich, Johann Duve, d. Wohltäter Hannovers, in: Hannoverland, Jg.,
  • Charles-Albert de Behault, René de Duve, évadé multirécidiviste, Bulletin de l’ANRB, , p. 96-111
  • Charles-Albert de Behault, Tu rendras un grand service à l'Angleterre : 1943-1945, l'odyssée de Jacques de Duve, Editions Mols, (ISBN 978-2-87402-254-8)

Articles connexes

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Notes et références

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  1. La fontaine est surmontée par un semeur, allégorie qui signifie que pour récolter, il faut d'abord semer.
  2. L'église et la chapelle funéraire furent détruites en 1943. Elles ont été reconstruites après-guerre dans un style plus simple. La chapelle a été aménagée en sacristie et contient encore l'ancien ossuaire familial.
  3. Lettres patentes octroyées par l'empereur François Ier le 2 juin 1751.
  4. Marie-Josèphe Sassenus était l'arrière-petite-fille d'André-Dominique Sassenus (1672-1756), premier titulaire de la chaire royale de chimie à la faculté de médecine de l'Université catholique de Louvain. Voir Biographie nationale de Belgique, T. 21, 1911, col. 426.

Références

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  1. 1 2 3 Baron Isidore de Stein d'Altenstein 1861, p. 317
  2. Etat présent de la noblesse belge 2006, Comte Humbert de Marnix de Sainte Aldegonde, p. 49
  3. Johann Duve a fait l'objet de plusieurs biographies officielles en Allemagne.
  4. Herbert Röhrig: Johann Duve, Aufstieg und Untergang des ersten hannoverschen Unternehmers, Hannoversche Geschichtsblätter, N.F. 15 (1961), p. 268.
  5. Christian Friedrich August von Meding, Nachrichten von adelichen Wapen, Dritter Theil, 1791, p. 145 (de).
  6. Une branche de la famille von Duve, descendante de Julius von Duve, frère de Wilhelm von Duve, subsiste en Australie.
  7. Dictionnaire biographique des arts plastiques en Belgique, Dictionnaire Arto, De Gulden Roos, Anvers, 2002
  8. Voir M. Van den Abeele S.J., Léon de Duve, dans Biographie coloniale belge, Tome 1, Bruxelles, 1948, colonne 354.
  9. Charles-Albert de Behault, René de Duve, évadé multirécidiviste, dans Bulletin de l’ANRB, juillet 2018, p. 96-111.
  10. Dossier Croix des Evadés n°418, Bibliothèque Nationale de Belgique, et Charles-Albert de Behault 2020