Famille de Joussineau de Tourdonnet

famille noble française

La famille de Joussineau de Tourdonnet, également désignée dans les sources généalogiques comme la maison de Joussineau, est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Limousin. Comptant parmi les plus anciennes familles nobles de cette province mentionnée dès le XIIe siècle, elle appartient à la noblesse d'extraction chevaleresque. Sa filiation prouvée remontant à 1366, et est maintenue dans sa noblesse à plusieurs reprises à partir de 1598.

de Joussineau de Tourdonnet
Image illustrative de l’article Famille de Joussineau de Tourdonnet
Armes de la famille.

Blasonnement De gueules au chef d'or.
Période XIIe siècle - à nos jours
Origine Limousin
Pays France
Fiefs tenus Tourdonnet, Fressinet, Fayat, Château-Chervix, Saint-Martin-Sepert, Saint-Vitte-sur-Briance, Peyrelevade
Titres obtenus Marquis, comte
Demeures Château de Tourdonnet, château de Fressinet, château de Saint-Martin-Sepert, château de Saint-Vitte, château des Oussines, château de Montintin
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1771, 1773, 1779, 1786, 1788

Plusieurs de ses membres servirent dans les armées royales, l'Église, l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et la Maison du roi. La famille est reçue aux Honneurs de la Cour au XVIIIe siècle. Une branche s'établit en Suède au XXe siècle.

Histoire

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Origines

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Les généalogistes anciens font remonter ses origines à la famille de Fressinet, mentionnée à partir du XIIe siècle dans des actes relatifs à l'abbaye de Vigeois[1]. Le nom de Joussineau apparaît au XIIIe siècle, avant que celui de la seigneurie de Tourdonnet, située dans l'actuelle commune de Saint-Priest-Ligoure (Haute-Vienne), ne soit associé au patronyme familial[2].

Nicolas Viton de Saint-Allais, dans son Nobiliaire universel de France, fait remonter les origines de la famille aux Fressinet, famille du Limousin. Il mentionne notamment Aynard de Fressinet, qualifié chevalier, dans des actes relatifs à l'abbaye de Vigeois en 1124, 1130 et 1143. Il cite ensuite Aynard II et son frère Jossinellus en 1153, puis d'autres membres de la famille aux XIIe siècle et XIIIe siècle[2].

Au XIIIe siècle apparaît le nom de Joussineau, dérivé de Jossinellus, qui se substitue progressivement à celui de Fressinet. La famille est ainsi désignée dans les sources anciennes sous le nom de Joussineau-Fressinet[2].

Au début du XIVe siècle, Saint-Allais mentionne Pierre de Joussineau comme co-seigneur de Fressinet et seigneur de Tourdonnet. Le nom de cette seigneurie limousine est ensuite associé durablement au patronyme de la famille[2].

L'étude consacrée à la famille par Jean-Louis Ruchaud et ses coauteurs dans les Généalogies limousines et marchoises occupe les pages 118 à 170 du tome VII[1]. Les mentions des Fressinet aux XIIe siècle et XIIIe siècle rapportées par les généalogistes doivent être distinguées du début de la filiation suivie retenue par les nobiliaires modernes, fixé à 1366.

Dans son étude consacrée à la famille, Jean-Louis Ruchaud emploie la désignation de « maison de Joussineau »[3]. Saint-Allais employait également le terme de « maison » à propos des Joussineau-Fressinet au XIXe siècle[2].

Noblesse et Honneurs de la Cour

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La famille de Joussineau de Tourdonnet est classée parmi les familles de noblesse d'extraction chevaleresque. Sa filiation suivie est donnée à partir de 1366 (prouvée depuis 1404)[4], et elle est maintenue en 1598, puis en 1599 par les commissaires du Roi au règlement des tailles de la généralité de Limoges[4]. Elle est maintenue noble en 1667[1], par d’Aguesseau, intendant de Limoges, et en 1668 (sur preuves de 1495)[4].

Son ancienneté médiévale la rattache historiquement aux familles de très ancienne noblesse, parfois qualifiées dans la littérature généalogique de noblesse immémoriale, sans toutefois permettre de confondre ces mentions anciennes avec la filiation continue établie à partir du XIVe siècle[1],[2].

La famille est admise à plusieurs reprises aux Honneurs de la Cour, en 1771, en 1773, en 1779, en 1786 et en 1788[4],[5]. Cette distinction, qui permettait notamment la présentation au roi, était généralement réservée aux familles pouvant établir une filiation noble remontant au moins à 1400.

Services militaires, ecclésiastiques et charges de Cour

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Plusieurs membres de la famille exercèrent sous l'Ancien Régime des fonctions militaires, ecclésiastiques ou au service de la Cour[1].

Louis-Joseph de Joussineau de Tourdonnet se distingua à la bataille de Fontenoy en 1745 et fut reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Écuyer cavalcadour, il fut admis aux Honneurs de la Cour en 1771, puis devint premier maître de la garde-robe du comte d'Artois, futur Charles X[1].

La famille compta également des officiers dans les armées royales et les Gardes du roi, ainsi que des membres reçus dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[1].

Dans l'Église, plusieurs de ses membres occupèrent des bénéfices ecclésiastiques, notamment à Solignac et à Uzerche[1].

Époque contemporaine

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Une branche de la famille s'établit en Suède au XXe siècle et figure dans le calendrier de l'Association de la noblesse non introduite suédoise (Ointroducerad Adels Förening)[6].

La famille de Joussineau de Tourdonnet est toujours subsistante[4] et a été admise à l'Association d'entraide de la noblesse française, depuis 1988[7].

Personnalités

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Sous l'Ancien Régime, plusieurs membres de la famille servirent dans les armées royales et la Maison du roi. Elle compta notamment des officiers de cavalerie, un officier des Gardes françaises, un lieutenant des gardes du corps du roi et un maréchal de camp. Dans l'Église, Boson de Joussineau fut abbé de Solignac à la fin du XVe siècle, tandis que Jean-Baptiste de Joussineau de Tourdonnet est attesté comme abbé de Saint-Pierre d'Uzerche au XVIIIe siècle[1].

Parmi les membres de la famille figurent notamment[1] :

  • Boson de Joussineau († ), abbé de Solignac (1493) et (?) prieuré de Saint-Martin-des-Champs, à Paris ;
  • Pierre de Joussineau, seigneur de Tourdonnet, au service du parti royal durant les guerres de Religion, participant à la défense de Saint-Yrieix contre la Ligue ;
  • Louis-Joseph de Joussineau de Tourdonnet († ), officier, qui se distingue à la bataille de Fontenoy en 1745, où il reçoit la croix de Saint-Louis. Admis aux Honneurs de la Cour en 1771, il devient premier maître de la garde-robe du comte d'Artois ;
  • Jean-Joseph de Joussineau de Tourdonnet, officier général, maréchal de camp, condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécuté en 1794.

La famille compte plusieurs chevaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, des officiers des Gardes françaises et des gardes du corps du roi.

Armes et titres

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Les armes de la famille de Joussineau de Tourdonnet sont : De gueules au chef d'or.[4],[8]

Différents membres de la famille portent les titres de marquis de Tourdonnet et de comte de Joussineau de Tourdonnet.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Jean-Louis Ruchaud, Louis de Vasson, Jean Bonhomme de Montaigut, Fernand Gaudy et Robert Auclair, Généalogies limousines et marchoises, t. VII, Floch, , 276 p. (ISBN 2-85554-070-4), p. 118-170
  2. 1 2 3 4 5 6 Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, t. I, Paris, Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne), p. 96 et suiv.
  3. ↑ Jean-Louis Ruchaud et al., Généalogies limousines et marchoises, t. VII, Floch, 1994, p. 118.
  4. 1 2 3 4 5 6 Arnaud Clément, « La noblesse française », sur Académia.edu, , p. 595.
  5. ↑ François Bluche, Les Honneurs de la Cour, Paris, Les Cahiers nobles, , 96 p.
  6. ↑ (sv) Lars Wikström (dir.), Ointroducerad Adel 2005, Ointroducerad Adels Förening, , 286 p. (ISBN 978-91-975378-0-3)
  7. ↑ Page « La table des familles - J », sur le site de l'Association d'entraide de la noblesse française (lire en ligne).
  8. ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France : catalogue général des armoiries des familles nobles de France, t. IV, Paris, Société du Grand Armorial de France,

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jean-Louis Ruchaud, Louis de Vasson, Jean Bonhomme de Montaigut, Fernand Gaudy et Robert Auclair, Généalogies limousines et marchoises, t. VII, Mayenne, Éditions régionales de l'Ouest, , 276 p. (ISBN 2-85554-070-4), p. 118-170.
  • Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, t. I, Paris, Bachelin-Deflorenne, (lire en ligne), p. 96 et suiv..
  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France : catalogue général des armoiries des familles nobles de France, t. IV, Paris, Société du Grand Armorial de France, , ?.
  • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle, Paris, Robert Laffont, , 410 p. (ISBN 2-221-09701-7), ?
  • (sv) Lars Wikström (dir.), Ointroducerad Adel 2005 : Kalender över Ointroducerad adels förening, Ointroducerad Adels Förening, , 286 p. (ISBN 978-91-975378-0-3), ?.
  • François Bluche, Les Honneurs de la Cour, Paris, Les Cahiers nobles, , 96 p., ?

Articles connexes

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Liens externes

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