Famille de Larmandie
La famille de Larmandie est une famille française de la noblesse d'extraction chevaleresque, originaire du Périgord, dont la filiation suivie remonte à 1298. Elle s'est éteinte en 1921 avec la mort de Léonce de Larmandie.
| Famille de Larmandie | |
| Blasonnement | D'azur, à un homme armé de toutes pièces d'argent, la visière levée, tenant de la main droite une épée de même, la garde d'or |
|---|---|
| Branches | Branche de Longua et Grand-Castang Branche du Roc et du Bosc |
| Période | 1298 – 1921 |
| Origine | Périgord |
| Pays | France |
| Fiefs tenus | Larmandie, Longua, Grand-Castang, Le Roc, Le Bosc |
| Fonctions ecclésiastiques | Évêque de Sarlat Abbés de La Sauve-Majeure |
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Elle a notamment possédé les terres de Larmandie, Longua, Grand-Castang, Le Roc et Le Bosc, et a donné plusieurs ecclésiastiques, dont deux abbés de La Sauve-Majeure et Jacques de Larmandie, évêque de Sarlat au XVIe siècle.
Histoire
modifierOrigines médiévales
modifierLe nom primitif de la famille de Larmandie est Armand. La filiation suivie commence avec Bertrand, damoiseau, paroissien de l'église de Mauzens, dans la châtellenie de Miremont, à la fin du XIIIe siècle[1].
Les sources signalent également, à la même époque, d'autres porteurs du nom dans les paroisses de Salon, où se trouvait le mas de Larmandie, et de L'Herm, sans qu'une descendance suivie soit établie pour ces rameaux[1]. Le lignage est rattaché au milieu castral de Miremont, dans un contexte de petite chevalerie périgourdine possessionnée autour de Mauzens et de Savignac[1].
La famille demeure liée à Miremont jusqu'à la fin du XVe siècle. Elle prend ensuite le titre de seigneur du repaire de Larmandie, acquis en 1360, et possède dès 1505 une nouvelle maison noble également appelée Larmandie, située dans les paroisses de Mauzens et de Savignac. Cette maison passe au XVIIe siècle aux Roux de Campagnac[1].
Longua et Grand-Castang
modifierAu début du XVIe siècle, les Larmandie entrent en possession des seigneuries de Longua et de Grand-Castang, en partie par une alliance avec les Grimoard de Frateaux[1].
La famille occupe alors une place notable dans l'histoire religieuse du Périgord. Elle donne deux abbés de La Sauve-Majeure et Jacques de Larmandie, évêque de Sarlat. L'élection de Jacques de Larmandie à l'évêché de Sarlat s'inscrit dans un contexte de rivalités ecclésiastiques au début du XVIe siècle[2].
Dans la seconde moitié du XVIe siècle, plusieurs membres de la famille adhèrent à la religion réformée, dans le contexte des guerres de Religion. La proximité familiale avec les Gontaut de Saint-Geniès et l'alliance de Bertrand de Larmandie avec Françoise de Bourbon-Lavedan accompagnent cette orientation[1].
Après une période de difficultés financières et de saisies de biens, la branche aînée est représentée par Alexandre de Larmandie, qualifié de seigneur marquis de Longua, seigneur de Grand-Castang, Gardonne et La Rhue[1]. Cette branche s'éteint avec sa fille unique Marie-Françoise, alliée à la famille de Lostanges[1].
Branche du Roc et du Bosc
modifierLa famille se poursuit par une branche cadette possessionnée au Roc et au Bosc, à Trémolat, biens venus des Veyrines à la fin du XVe siècle[1].
Cette branche s'établit ensuite à Limeuil, puis à Bergerac et dans les environs de Villamblard[1]. Elle conserve le nom de Larmandie jusqu'au XXe siècle, avant l'extinction masculine de la famille.
Adolphe de Larmandie, membre fondateur de la Société historique et archéologique du Périgord, rédige une première généalogie de la famille à partir d'un mémoire de l'abbé Lespine. Robert de Maillard poursuit ces travaux et relève le nom de Larmandie après la mort des trois fils de Léonce de Larmandie, derniers représentants mâles de cette famille[1],[3].
Extinction
modifierLa famille de Larmandie s'éteint en 1921 avec Léonce de Larmandie, écrivain et poète périgourdin né en 1851 et mort le 30 janvier 1921[4].
Léonce de Larmandie participe à la fondation de l'ordre du Temple de la Rose-Croix avec Joséphin Péladan, Gary de Lacroze, Élémir Bourges et Antoine de La Rochefoucauld[5]. Ses trois fils meurent dans le contexte de la Première Guerre mondiale, deux en 1918 et le troisième en 1920 des suites de ses blessures[1].
Liens de filiation entre les branches et les personnalités
modifier- Bertrand de Larmandie, damoiseau, paroissien de l'église de Mauzens, premier degré de la filiation suivie en 1298[1].
- Branche aînée de Larmandie, possessionnée dans la châtellenie de Miremont, puis au repaire de Larmandie[1].
- Branche de Longua et de Grand-Castang, possessionnée au début du XVIe siècle par alliance avec les Grimoard de Frateaux[1].
- Jacques de Larmandie, évêque de Sarlat au XVIe siècle[2].
- Alexandre de Larmandie, seigneur marquis de Longua, seigneur de Grand-Castang, Gardonne et La Rhue[1].
- Marie-Françoise de Larmandie, fille unique, alliée à la famille de Lostanges ; extinction de la branche aînée[1].
- Branche de Longua et de Grand-Castang, possessionnée au début du XVIe siècle par alliance avec les Grimoard de Frateaux[1].
- Branche cadette du Roc et du Bosc, possessionnée à Trémolat, puis établie à Limeuil, Bergerac et dans les environs de Villamblard[1].
- Adolphe de Larmandie, membre fondateur de la Société historique et archéologique du Périgord et auteur d'une généalogie familiale fondée sur les travaux de l'abbé Lespine[1],[3].
- Léonce de Larmandie (1851-1921), écrivain, poète et cofondateur de l'ordre du Temple de la Rose-Croix[4],[5].
- Adolphe de Larmandie, membre fondateur de la Société historique et archéologique du Périgord et auteur d'une généalogie familiale fondée sur les travaux de l'abbé Lespine[1],[3].
- Branche aînée de Larmandie, possessionnée dans la châtellenie de Miremont, puis au repaire de Larmandie[1].
Armes
modifierLes armes enregistrées pour Louis de Larmandie, seigneur de Larmandie, dans l'Armorial général de France en 1698, se blasonnent : d'azur, à un homme armé de toutes pièces d'argent, la visière levée, et tenant de la main droite une épée de même, la garde d'or[6].
Une autre composition est donnée par Jougla de Morenas et Froidefond de Boulazac : parti, au 1 : d'azur, à un chevalier armé de toutes pièces d'argent, la visière levée, et tenant de la dextre une épée haute de même, la garde d'or ; au 2 : d'azur à trois fleurs de lys d'or, à deux bâtons alaisés posés en sautoir, l'un d'argent en bande, l'autre de gueules en barre[7],[8].
Jean Tarde donne pour Jacques de Larmandie, évêque de Sarlat, des armes différentes : de gueules à une épée d'argent en pal, la pointe en haut, et un bord d'azur chargé de neuf besants d'or[6].
Alliances
modifierLes principales alliances documentées de la famille de Larmandie sont notamment : de L'Herm ou de La Roche (vers 1355), de Cothet (vers 1434), de Veyrines (1448), du Breuil (1477), de Grimoard de Frateaux (vers 1510), de Gontaut de Saint-Geniès (1531), de Bourbon-Lavedan (1560), de Carbonnières (1597), de Tustal de Laubardemont (1597), de Hautefort (1606), de Brunis (1636), d'Augeard (1662), de Charron (1697), de Raymond de Makanam (1699), de Vassal (1741), Desmoulins de Leybardie (1804), de Cosson de La Sudrie (1841), de Maillard (1873), de Bernon (1917), de Ruffray (1918), ainsi que de Laborde[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 Gilles de Blignières, Christophe Morand du Puch, Claude-Henri Piraud et Jean-Louis Ruchaud, Généalogies périgourdines, t. 8, Patrice du Puy, , p. 315-400, notice « Larmandie ».
- 1 2 « Le rôle politique et religieux des évêques de Sarlat de 1450 à 1560 », sur Positions de thèses de l'École nationale des chartes (consulté le ).
- 1 2 « Copies de documents concernant la généalogie et l'histoire de la famille de Larmandie », sur FranceArchives (consulté le ).
- 1 2 « Il y a cent ans, le 30 janvier 1921, mourait un poète et écrivain périgourdin injustement oublié, Léonce de Larmandie » [PDF], sur Archives départementales de la Dordogne (consulté le ).
- 1 2 Jean-Pierre Laurant, « Péladan et les cercles rosicruciens à l'épreuve de l'histoire », Romantisme, no 156, , p. 87-99 (lire en ligne).
- 1 2 Armorial général de France, Guyenne, , BnF, ms. fr. 32202 et ms. fr. 32240.
- ↑ Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 4, Paris, Éditions héraldiques, , p. 417.
- ↑ Alfred de Froidefond de Boulazac, Armorial de la noblesse du Périgord, t. 1, Périgueux, Imprimerie de la Dordogne, (lire en ligne), p. 292.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Gilles de Blignières, Christophe Morand du Puch, Claude-Henri Piraud et Jean-Louis Ruchaud, Généalogies périgourdines, t. 8, Patrice du Puy, , p. 315-400, notice « Larmandie ».
- Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 4, Paris, Éditions héraldiques, , p. 417.
- Alfred de Froidefond de Boulazac, Armorial de la noblesse du Périgord, t. 1, Périgueux, Imprimerie de la Dordogne, (lire en ligne), p. 292.
- Jean-Pierre Laurant, « Péladan et les cercles rosicruciens à l'épreuve de l'histoire », Romantisme, no 156, , p. 87-99 (lire en ligne).
Fonds d'archives
modifier- « Copies de documents concernant la généalogie et l'histoire de la famille de Larmandie », sur FranceArchives.