Famille de Pontac

famille de la noblesse

La famille de Pontac est une famille subsistante de la noblesse française, originaire de Bordeaux, anoblie en 1532 par la charge de secrétaire du roi. Ses membres ont eu à partir du XVIe siècle de nombreuses charges au parlement de Bordeaux et dans les différentes juridictions sises à Bordeaux. Cette famille a formé plusieurs branches dont seule subsiste la branche d'Anglade.

Famille de Pontac
Image illustrative de l’article Famille de Pontac
Armes de la famille.
Blasonnement De gueules, au pont à cinq arches d'argent, sur une rivière du même, ondée d'azur, supportant deux tours aussi d'argent[1]
Branches Beautiran
Salles
Anglade
Belhade
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Origine Bordeaux
Fiefs tenus Escassefort, Beautiran, Salles, Anglade, Fourens, Monplaisir, Belhade
Demeures Château d'Anglade
Château de Pez
Charges Plusieurs présidents à mortiers
Plusieurs premiers présidents au parlement de Bordeaux
Fonctions ecclésiastiques Évêque de Bazas

Histoire

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La famille de Pontac compte parmi ses membres des présidents à mortier, des premiers présidents et procureurs généraux au parlement de Bordeaux[2].

Elle compte aussi un président de la cour des Aides de Guyenne, des trésoriers généraux de France et secrétaires du roi, des conseillers aux conseils d'État et privé, un évêque de Bazas et des officiers.

Une des branches éteintes a fondé le domaine viticole du château Haut-Brion[réf. nécessaire].

Haut-Brion et le commerce du vin en Angleterre

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La famille de Pontac est propriétaire du domaine de Haut-Brion, à Pessac, à partir du XVIe siècle. Au XVIIe siècle, sous Arnaud III de Pontac, premier président du Parlement de Bordeaux, le vin du domaine acquiert une réputation particulière en Angleterre. Haut-Brion constitue l’un des premiers vins de Bordeaux à être commercialisé sous le nom de son domaine plutôt que sous la seule désignation générique de « claret » ou de vin de Bordeaux[3].

Les comptes de la cave du roi Charles II d’Angleterre pour 1660-1661 mentionnent ainsi l’achat de vin de « Hobriono », vendu environ deux fois plus cher que les autres vins des Graves. Le 10 avril 1663, le diariste anglais Samuel Pepys rapporte avoir bu à la ‘‘Royal Oak Tavern’’ de Londres un vin français appelé « Ho Bryan », dont il souligne le goût singulier[4]. Ces témoignages figurent parmi les premières mentions anglaises d’un vin bordelais précisément identifié par son domaine.

Peu après le Grand incendie de Londres de 1666, Arnaud III de Pontac envoie son fils François-Auguste de Pontac à Londres, où celui-ci ouvre ‘‘Pontack’s Head’’, dans Abchurch Lane. L’établissement propose notamment les vins de Haut-Brion et devient un lieu de rencontre de l’aristocratie londonienne ; la Royal Society y organise également des dîners jusqu’en 1746. Cette implantation commerciale contribue à distinguer Haut-Brion sur le marché anglais, plusieurs décennies avant que d’autres grands domaines bordelais comme Margaux, Lafite et Latour ne soient eux aussi couramment désignés par leur nom.

La renommée anglaise de Haut-Brion est également attestée par John Locke, qui visite le vignoble en mai 1677 et consigne dans son journal des observations sur le vin et les pratiques du domaine[5].

Filiation

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  • Arnaud Pontac, marchand, sous-maire de Bordeaux, contrôleur en la Comptablie de Bordeaux en 1513, marié le à Bordeaux avec Isabeau Voisin, eut pour fils[2] :
    • Jean Pontac, notaire, greffier au parlement de Bordeaux, marié le avec Jeanne de Bellon
    • Louis de Pontac, secrétaire du roi en 1532, marié avec Catherine Leclerc, dont :
      • Étienne de Pontac (vers 1540 - 1607), contrôleur en la chancellerie du parlement de Bordeaux, trésorier de France en la généralité de Guyenne.

Personnalités

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Armoiries

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  • De gueules, au pont à cinq arches d'argent, sur une rivière du même, ondée (ou ombrée) d'azur, supportant deux tours aussi d'argent[1] (alias : accompagné en chef d'une étoile fleurdelysée d'or[2])
  • Supports : 2 lions
  • Manteau de président à mortier


Notes et références

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  1. 1 2 Menestrier, Nouvelle méthode raisonnée du blason ou de l'art héraldique, 1770, page 185
  2. 1 2 3 Raoul de Warren, Grand armorial de France, 1949, t. 5, p. 332.
  3. ↑ (en) Stefan K. Estreicher, « Wine and France: A Brief History », European Review, vol. 31, no 2,‎ , p. 91-179 (DOI 10.1017/S1062798722000370)
  4. ↑ (en) « Friday 10 April 1663 », sur The Diary of Samuel Pepys (consulté le )
  5. ↑ (en) Charlie Leary, « Making a shift at Haut-Brion: John Locke’s journal, Claret terroir, artifice, authenticity, and branding », Journal of Wine Research, vol. 36, no 2,‎ , p. 126-144 (DOI 10.1080/09571264.2025.2463110)

Voir aussi

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