Famille de la Rochenégly

La famille de La Rochenégly est une famille noble d’origine auvergnate. Elle est connue dès le XIe siècle et faisait sa résidence au château de La Roche d'Aigle, près de Langeac, en Haute-Loire. Une de ses branches s'établit aussi en Gévaudan[2].

de La Rochenégly
Blasonnement

La Rochenégly D'argent, à une aigle de sable, posée sur un rocher du même.[1].

Origine Gévaudan, Velay
Allégeance Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Fiefs tenus Chamblas
Demeures Hôtel de Marcellange

Histoire

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La famille est connue pour avoir acquis de nombreux châteaux et domaines dans le Velay puis en Haute-Loire :

La famille est liée depuis 1792, au les Du Pont de Ligonnès[3].

Vers 1800 le comte Amable de Rochenegly, achète le château de Loudes à la famille Fillère.

De 1805 à 1820, le château d’Esplantas, dans l’ancien Gévaudan, eut comme dernier seigneur Marie Michel Nicolas Félix, marquis de La Rochenégly.

En 1840 l'affaire Besson voit l'assassinat de Louis Vilhardin de Marcellange 34 ans le au château de Chamblas à Saint-Étienne-Lardeyrol, abattu par Jacques Besson son ancien domestique[4],[5]. Il est condamné à mort à Lyon et guillotiné le place du Martouret au Puy-en-Velay. La belle-mère de Louis Vilahrdhin et sa femme Eugénie-Théodora de la Roche-Négly de Chamblas donne aussi à l'affaire le nom d'affaire des Dames de Chamblas, celles-ci sont en effet des Rochenégly propriétaire du château où à eu lieu le meurtre[6].

Membres éminents

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Ecclésiastique et député du clergé aux Etats Généraux de 1789.

Gabriel-François de La Rochenégly dit Rimbert

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Né au château de Chamblas à Saint-Etienne-Lardeyrol, le 4 octobre 1757. Il est élève du 6 mai 1763 au 22 août 1772, au Collège de Juilly, alors tenu par les oratoriens[7].

Il s'engage ensuite en juin 1776 comme cadet-gentilhomme et devient sous-lieutenant dans le régiment de Gâtinais. Il devient lieutenant en 1777 et sert sous les ordres de Rochambeau dans le corps expéditionnaire envoyé aux Etats-Unis alors en pleine guerre d'indépendance[8]. Il est un parent du Marquis de Lafayette figure emblématique de l'expédition en Amérique.

Lors de la bataille de Savannah en 1779 il est blessé par une baïonnette, puis est présent à la bataille de Yorktown en 1781. Le 12 avril 1782 il est fait prisonnier, aux côté de Jean Baptiste Marguerite De Chalendar, originaire du Velay comme lui et capitaine du Régiment du Gâtinais, lors de combat impliquant le vaisseau le « Caton »[9].

En 1791, il est Capitaine au régiment Royal-Auvergne depuis 1787, commandant de la Garde Nationale du Puy et Chevalier de l'ordre de Saint-Louis depuis le 23 février.

Le 22 janvier 1792, en désaccord avec le nouveau régime issu de la Révolution il démissionne de l'armée.

A l'été 1793 il prend le pseudonyme de « Rimbert » et monte une troupe composée d'hommes du Vivarais et du Velay, appelée bientôt « chasseurs noirs » de la Roche-Négly qui agit en corps franc. La troupe après un passage par Saint-Etienne et des combats à Montbrison se joint aux troupes de Précy à Lyon, assiégé par la Convention. Rimbert se voit confier la défense d'Oullins durant le siège. Puis le à l'aube, Précy et ses principaux lieutenants tentent une sortie par le faubourg de Vaise[10] avec une troupe estimée de 1 200 à 2 500 hommes, divisée en trois corps et accompagnée de quelques civils. L'objectif est de franchir la Saône en aval de Trévoux, puis de gagner la Suisse. L'avant-garde, commandée par « Rimbert », et le corps principal, sous les ordres de Précy, parviennent à traverser les lignes assiégeantes, mais l'arrière-garde, commandée par le comte de Virieu, est anéantie dans le défilé de Saint-Cyr. Au terme d'un périple à travers le Lyonnais et le Beaujolais, les derniers hommes de Précy, 80 ou 100 selon les récits, sont finalement rejoints, capturés ou taillés en pièces au mont Popey le . Précy parvient cependant à gagner Sainte-Agathe-en-Donzy, puis à rejoindre la Suisse en [10].

Un Rimbert fut présenté longtemps comme Gabriel-François et fusillé le 25 octobre 1793 après sa capture le 9 comme « officier général de l’armée lyonnaise ». Cependant Gabriel-François mourut en 1838 en Haute-Loire[11].

Notes et références

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Références

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  1. ↑ Armorial général du Velay.
  2. ↑ Boscop / Ligeo-Archives - https://www.boscop.fr/, « Fonds du château de Booz », sur Archives départementales de la Lozère (consulté le ).
  3. ↑ Site Généalogique du Canton de Fribourg, « Dupont de Ligonnès », sur diesbach.com (consulté le ).
  4. ↑ Antonin Ravoux, Affaire Marcellange (1840) : in Bulletin historique, scientifique, littéraire, artistique et agricole illustré 1911, Le Puy-en-Velay, Société scientifique et agricole de la Haute-Loire, , sur Gallica (lire en ligne)
  5. ↑ Michel Pomarat, L'affaire de Chamblas : in Cahiers de la Haute-Loire 1968, Le Puy-en-Velay, Cahiers de la Haute-Loire, , sur Gallica (lire en ligne)
  6. ↑ https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04912397v1/file/2024_M2_HIST_IMBERDIS%20Ninon.pdf
  7. ↑ http://auvergneancienne.free.fr/bibliotheque/bnf/nobiliaire%20du%20Velay.pdf
  8. ↑ Dictionnaire Généalogique des Familles d'Auvergne, par Albert de REMACLE, ARGHA, 1995, tome II, page 359
  9. ↑ https://www.archives43.fr/image/2142041/101698?size=!800,800&region=full&format=pdf&download=1&crop=centre&realWidth=1240&realHeight=1754&force-inline
  10. 1 2 Voir Jacques Branciard, Les Muscadins de Theizé : histoire et mémoire, Villefranche-sur-Saône, Éditions du Poutan, , 278 p. (ISBN 978-2-918607-00-7) ; Bruno Benoît et Roland Saussac, Guide historique de la Révolution à Lyon (1789-1799), Lyon, Éditions de Trévoux, 1988 ; François-Amédée Doppet, Éclaircissements sur la fuite, l'arrestation et la mort des fuyards de Lyon lors de l'entrée de l'armée de la République dans cette ville rebelle, Ville affranchie, Vatar-Delaroche, 1793, 7 pages ; Louis Dussieux, « Siège de Lyon – sortie» dans Revue du Lyonnais, t. VIII, 1838, p. 246-250 ; Edme de la Chapelle, Souvenirs d'Edme de la Chapelle de Béarnès, Paris, Plon, 1913, pp I à XLIII et 83 à 160 ; Louis François Perrin de Précy, «Sortie des Lyonnais et retraite du général Précy racontée par lui-même», dans la Revue du Lyonnais, t. XXXVI, Lyon, Boitel, 1847, p. 181-206.
  11. ↑ « La Révolution de 1789 dans le Velay », sur Gallica, (consulté le ).

Bibliographie

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Voir aussi

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