Farah Khelil

artiste tunisienne

Farah Khelil, née en à Carthage, est une artiste contemporaine tunisienne. Elle vit et travaille à Paris. Son travail associe installations, dessins, photographies, vidéos, livres d'artiste, écriture et recherche théorique. Il interroge les relations entre image, langage, mémoire, traduction, histoire et archive[1].

Farah Khelil
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Institut supérieur des beaux-arts de Tunis
École des arts de la Sorbonne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité

Biographie

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Farah Khelil naît en 1980 à Carthage, en Tunisie. Elle étudie à l'Institut supérieur des beaux-arts de Tunis avant de poursuivre ses recherches en France. Elle obtient un doctorat en arts et sciences de l'art à l'École des arts de la Sorbonne (université Panthéon-Sorbonne)[1],[2].

Depuis 2010, elle enseigne les arts plastiques dans des écoles d'art et à l'université. Elle est également chercheuse associée à l'Institut ACTE de l'université Panthéon-Sorbonne[3].

L'œuvre de Farah Khelil se situe à la croisée des arts visuels, de l'écriture et de la recherche théorique. Son travail combine livres d'artiste, installations, dessins, photographies, vidéos, archives et textes afin d'explorer les mécanismes de production des images et des savoirs[4].

Ses œuvres reposent fréquemment sur des procédés de traduction, de codage, de déplacement et de réagencement de documents, d'objets ou d'archives. Elle développe une réflexion sur les rapports entre visibilité et lisibilité, mémoire et oubli, culture savante et culture populaire[5].

L'artiste utilise régulièrement des documents familiaux, des archives anonymes, des vestiges archéologiques, des objets trouvés ou des fragments textuels. Ces matériaux sont intégrés dans des dispositifs qui interrogent la construction des récits historiques et les processus de transmission culturelle[6].

Une part importante de sa recherche porte sur la relation entre art et traduction. À travers la notion de diagramme, elle analyse les phénomènes de circulation, de transformation et de déplacement des images, des mots et des connaissances[4].

Expositions

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Depuis le milieu des années 2000, Farah Khelil participe à de nombreuses expositions personnelles et collectives en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et aux États-Unis[2].

Son travail est notamment présenté à la Biennale de Venise, à la Fondation Fiminco, à l'Institut des cultures d'Islam à Paris, au Lieu d'art et action contemporaine de Dunkerque, au Centre culturel de Cerisy-la-Salle, au Manarat Al Saadiyat Cultural Center d'Abou Dabi, à Handel Street Projects à Londres, à Transmitter à New York ainsi qu'au Cube Independent Art Room à Rabat[2].

Parmi ses expositions personnelles figurent notamment celles organisées à Cerisy-la-Salle (2013), à Paris (2017), la galerie Selma-Feriani à Tunis (2018) et plusieurs projets développés entre Paris, Tunis et Bruxelles autour des questions de traduction et de circulation des savoirs[4].

Collections

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Les œuvres de Farah Khelil figurent dans plusieurs collections publiques, notamment celles des FRAC Normandie et Poitou-Charentes, du Fonds d'art contemporain de la Ville de Paris, du British Museum ainsi que du Centre des livres d'artistes de Saint-Yrieix-la-Perche[2].

Distinctions

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Farah Khelil est nommée pour le Prix AWARE en 2019[4].

Elle bénéficie également de plusieurs programmes de soutien et de recherche, notamment de l’Arab Fund for Arts and Culture (en) (AFAC), de l'Institut Goethe de Tunis et du CAORC-CEMAT Research Grant[2].

Publications

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  • Farah Khelil, Dessiner les marges : aux frontières du visible, Dijon, Les Presses du réel, coll. « Al Dante », , 176 p.

Notes et références

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  1. 1 2 « Farah Khelil », sur Les Presses du réel (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 (en) « Farah Khelil », sur liliabensalah.com (consulté le ).
  3. ↑ « Farah Khelil », sur plastik.univ-paris1.fr (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 (en) « Farah Khelil — Prix AWARE », sur Archives of Women Artists, Research and Exhibitions (consulté le ).
  5. ↑ (en) « Farah Khelil », sur lecube-art.com (consulté le ).
  6. ↑ « Encyclopédisme », sur Fonds d'art contemporain - Paris Collections (consulté le ).

Liens externes

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