Farmakonisi
Farmakonisi ou Pharmakonisi[1] (en grec moderne : Φαρμακονήσι ; en français : Pharmacuse) est une petite île de la mer Égée située dans le Dodécanèse et rattachée à l'île de Léros située à environ 25 km.
| Farmakonisi Φαρμακονήσι (el) | ||
Au nord de la carte, l'île de Farmakonisi dans l'archipel | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Archipel | Dodécanèse | |
| Localisation | Mer Égée (mer Méditerranée) | |
| Coordonnées | 37° 17′ 24″ N, 27° 05′ 06″ E | |
| Superficie | 3,866 km2 | |
| Point culminant | 106 | |
| Géologie | Île continentale | |
| Administration | ||
| Périphérie | Égée-Méridionale | |
| Nome | Dodécanèse | |
| Démographie | ||
| Population | 74 hab. (2001) | |
| Densité | 19,14 hab./km2 | |
| Autres informations | ||
| Fuseau horaire | UTC+2 | |
| Géolocalisation sur la carte : Grèce
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| Île en Grèce | ||
| modifier |
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Géographie
modifierHistoire
modifierL'histoire de Farmakonisi est celle du Dodécanèse ; les périodes de peuplement et de désertification alternent selon les aléas de l'évolution climatique et historique, l'île étant périodiquement dépeuplée tantôt par les sécheresses, tantôt par les raids de pirates ou de guerriers en quête d'esclaves[réf. nécessaire].
Dans la lutte qui opposa Sylla à Caius Marius, Jules César, neveu de ce dernier, est pourchassé par Sylla et se réfugie auprès de Nicomède IV, roi de Bithynie. Plutarque raconte qu'en entrant en Asie mineure, le jeune César aurait été fait prisonnier sur l'île durant trente-huit jours par des pirates. Nullement impressionné, il exige d'eux de doubler le montant de sa rançon en considération de son rang, et leur déclare aussi qu'une fois libéré il les exécutera[2],[3]. La rançon versée, et une fois libéré, Jules César arme une flotte, capture les pirates et emprisonne une partie de la troupe à Pergame. Ensuite, il va voir Marcus Junctus, le gouverneur d'Asie, qui refuse de les tuer, louchant sur leurs richesses. César furieux retourne à Pergame et tient sa promesse en les crucifiant[3]. Suétone relate la même anecdote mais il omet le détail de l'évaluation de la rançon, et pour mettre en évidence la « mansuétude » de César, précise qu'il les fait égorger avant de les crucifier[4].
Économie
modifierCulture
modifierLe nom de l'île, recouverte d'herbes aromatiques, se compose de Φαρμακο - Pharmako, signifiant « remède/poison/charme » (selon les doses) et de νήσι - nêsi, signifiant « île ».
Crise des réfugiés
modifierNotes et références
modifier- ↑ Également connu sous les noms de Pharmakos, Farmaco, ou Pharmakousa
- ↑ Vie de César par Plutarque (1893) disponible sur Google Livres.
- 1 2 Deux épisodes de la vie de César par Léon Herrmann, Revue belge de Philologie et d'Histoire (1937) disponivle sur Percée.
- ↑ Suétone - Vie de Jules César
- ↑ compte rendu de la RTBF