Fatima Daas
Fatima Daas est le pseudonyme d'une romancière française née en à Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines. Elle est révélée en 2020 avec son premier roman remarqué, La Petite Dernière.
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Biographie
modifierNée en à Saint-Germain-en-Laye dans une famille d'origine algérienne[1], Fatima Daas est la dernière de la fratrie[2]. Elle grandit essentiellement à Clichy-sous-Bois. Adolescente, elle se découvre lesbienne. Elle assume cette identité, en la faisant cohabiter avec sa croyance en l'islam. Elle explore cette double identité dans son premier roman très remarqué par la critique à la rentrée littéraire 2020[3],[4].
Au lycée Alfred Nobel, des ateliers d'écriture animés par Tanguy Viel renforcent son goût pour la littérature. Elle obtient un master de création littéraire à l'université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis[5]. Elle y rencontre Virginie Despentes, ce qui constitue un nouveau déclencheur, notamment via son livre King Kong Théorie[6].
Elle explore dans son premier roman, La Petite Dernière, une forme de fragilité existentielle, vis-à-vis de ses différentes identités[7],[8] : « Parce que c'est difficile d'être toujours à côté, à côté des autres, jamais avec eux, à côté de sa vie, à côté de la plaque ». Pour autant, cette complexité renforce sa personnalité. Elle déclare ainsi : « J'ai décidé de ne renoncer à aucune de mes identités »[9].
Elle explique que « C’est par la honte que je suis entrée en écriture »[10].
Dans son deuxième roman Jouer le jeu, l'auteur raconte l’histoire d’une jeune lycéenne[11]. Kayden tente de se reconstruire et de poursuivre ses rêves en se tournant vers l’écriture[12]. Grâce à son enseignante de français qui la pousse à s’inscrire au concours d’écriture de Science-Po de son lycée[13].
Le roman Jouer le jeu est empreint des souvenirs d’adolescence de l’autrice française[14]. L’autrice aborde des thèmes dans Jouer le jeu comme la quête de sens, l’émancipation et l’identité[15].
Engagement et militantisme
modifierDans un entretien pour Le Monde, elle affirme avoir pu ressentir, en tant que lesbienne, de l’homophobie intériorisée[16].
Elle se définit comme féministe intersectionnelle[17],[16],[18],[19],[20], car en tant que féministe et musulmane pratiquante, elle « ne se retrouvait pas dans les écrits féministes qu'elle lisait »[5].
Elle est signataire de la tribune, rédigée en écriture inclusive et publiée dans l'édition du du quotidien Libération qui s'oppose au parrainage de l'édition 2024 du Printemps des poètes par l'écrivain Sylvain Tesson[21].
Radio
modifierEn juillet et , Fatima Daas anime l'émission radiophonique Ces paroles invisibles sur France Inter, dans laquelle elle donne la parole à des lecteurs et des lectrices de son roman qui racontent leur rapport à la religion, leur identité de genre, leur sexualité ou encore leurs engagements militants[22].
Elle réalise fin 2021 une résidence d’écrivain aux Ateliers Médicis au cours de laquelle elle a animé des ateliers d’écriture avec des jeunes de l’école de cinéma Kourtrajmé sur le thème « Trouver sa place ». Ces ateliers ont donné naissance à des mises en écrit, puis des enregistrements[23].
Cinéma
modifierFin 2023, son premier roman est adapté par la réalisatrice Hafsia Herzi[24],[25]. Le projet, tourné courant 2024, est co-produit par Arte France[26].
Le film remporte le prix Louis-Delluc 2025[27]. Il est présenté en compétition au Festival de Cannes 2025 sous le titre La Petite Dernière et remporte le prix d’interprétation féminine pour Nadia Melliti[28].
Récompenses et prix littéraires
modifier- 2020, Prix du Premier Roman des Inrockuptibles[29].
- 2021, Prix Macondo, le prix littéraire des lycées français d'Amérique du Sud[réf. nécessaire].
- 2025, Prix Gouincourt pour Jouer le jeu[30]
Œuvres
modifier- La Petite Dernière, roman, Éditions Noir Sur Blanc, coll. « Notabilia », 2020, 192 p. (ISBN 978-2-88250-650-4)[31] traduit en 8 langues[32].
- Jouer le jeu, roman, Éditions de l'Olivier, 2025, 192 p. (ISBN 978-2-82362-254-6).
Références
modifier- ↑ « Les Éditions Noir sur Blanc » (consulté le ).
- ↑ « « Sans l’écriture, je ne savais pas qui j’étais » : Fatima Daas raconte son parcours de jeune écrivaine », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
- ↑ Fanny Leroy, « "La petite dernière" de Fatima Daas », sur franceinter.fr, (consulté le ).
- ↑ « Fatima Daas nous parle de son roman “La Petite Dernière" », sur Brut. (consulté le ).
- 1 2 « Homosexualité, islam, rap et Duras : Fatima Daas, une autrice à suivre ! », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
- ↑ « Fatima Daas : Française et Algérienne, croyante et pécheresse - 28 Minutes - ARTE », sur Youtube, (consulté le ).
- ↑ « À l'Affiche ! - Fatima Daas, en quête de nos multiples identités », sur France 24, (consulté le ).
- ↑ « Lesbienne, musulmane et banlieusarde: Fatima Daas, l'auteure qui conjugue les identités au pluriel », sur ladepeche.fr (consulté le ).
- ↑ « "J'ai décidé de ne renoncer à aucune de mes identités" : dans "La petite dernière", Fatima Daas, se revendique lesbienne, musulmane et banlieusarde », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ Clara Guillard et Anastasia Vécrin, « Fatima Daas : «C’est par la honte que je suis entrée en écriture» », sur Libération (consulté le ).
- ↑ ICI Radio-Canada- Radio-Canada.ca, « ICI on lit | ICI Radio-Canada.ca », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Laila Maalouf, « Jouer le jeu: L’illusion du rêve français », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Jouer le jeu par DAAS, FATIMA (lire en ligne)
- ↑ Hadrien Volle, « Fatima Daas fait sa rentrée avec un roman et un film », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « La romancière Fatima Daas dévoile les tourments de l'adolescence dans "Jouer le jeu" | RTS », sur rts.ch, (consulté le )
- 1 2 « Fatima Daas : « La relation avec Dieu est beaucoup plus forte que celle que je peux avoir avec une fille » », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Saïd Mahrane, « Le livre de Fatima Daas vaut mieux qu'une polémique », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ « La révélation Fatima Daas », sur France Culture (consulté le ).
- ↑ La rédaction de Mediapart, « Fatima Daas: «Je voulais raconter comment on se construit en se rejetant soi-même» », sur Mediapart (consulté le ).
- ↑ « L’Irréconciliée : Fatima Daas, entre la loi du groupe et la tyrannie du désir », sur France Culture (consulté le ).
- ↑ « Sylvain Tesson parrain du Printemps des poètes : 600 signataires s’insurgent dans une tribune », sur SudOuest.fr, (consulté le ).
- ↑ « Sur France Inter, la romancière Fatima Daas à l’écoute de ceux qu’on entend peu », sur telerama.fr, (consulté le ).
- ↑ « Fatima Daas, la révélation », sur Seine Saint-Denis le magazine (consulté le ).
- ↑ « La Petite Dernière : le livre de Fatima Daas adapté en film », sur tetu.com (consulté le ).
- ↑ « Le premier roman de Fatima Daas sera adapté au cinéma par Hafsia Herzi », sur Les Inrocks (consulté le ).
- ↑ Olivier Père, « ARTE France Cinéma coproduit les prochains films de Albert Serra, Hafsia Herzi, Kleber Mendonça Filho et Tarik Saleh », sur Olivier Père, (consulté le ).
- ↑ « Le "Goncourt du cinéma" honore l'adaptation d'un roman de Fatima Daas », sur ActuaLitté.com (consulté le )
- ↑ Boris Bastide, « La Petite Dernière, d’Hafsia Herzi, un portrait sensible d’une jeune femme aux identités contrariées », sur Le onde,
- ↑ « Voici les lauréats 2020 du prix littéraire des Inrockuptibles | Les Inrocks », sur lesinrocks.com (consulté le ).
- ↑ « Le prix Gouincourt récompense quatre lauréates pour sa première édition », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Fatima Daas – Le livre sur les quais », sur lelivresurlesquais.ch (consulté le ).
- ↑ « La Petite Dernière - Fatima Daas - groupe Libella - Droits étrangers », sur libellagroup.com (consulté le ).
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à plusieurs domaines :