Faubourg ou Châtelet-Faubourg est un quartier de la ville belge de Châtelet, situé en Région wallonne dans la province de Hainaut.

Faubourg
Faubourg (Châtelet)
La chapelle Saint-Roch, datant de 1626.
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Ville Châtelet
Géographie
Coordonnées 50° 23′ 59″ nord, 4° 31′ 55″ est
Transport
Bus Logo TEC CharleroiTEC : Lignes 10, 13, 14, 17, 18, 28, 172 et 237
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Voir sur la carte administrative de Belgique
Faubourg

Toponymie

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Géographie

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Histoire

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Patrimoine et folklore

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Patrimoine architectural

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  • L'église de l'Immaculée Conception. Édifice de style néo-roman, construit entre 1878 et 1879 par l'architecte Élie Pierard[1].
  • La chapelle Saint-Roch, construite en 1626, à la suite d'une épidémie de peste[2].
  • La statue de René Magritte, installée sur un rond-point près de la chapelle Saint-Roch, inaugurée pour les 50 ans de sa mort en 2017[3].

Folklore

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La marche Saint-Roch, créée en 1961, elle se déroule entre l'Ascension et la Pentecôte[4]. Le quartier possède une société de gilles « Les gilles faubourgeois de Châtelet » qui sortent lors de la cavalcade de Châtelet[5].

Économie

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Industries de l'époque

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La société anonyme du charbonnage du Carabinier

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La formation de la Société anonyme du charbonnage du Carabinier résulte de la fusion de deux exploitations distinctes : d’une part le Carabinier Français, dont la direction et les installations techniques se trouvent sur le territoire de Châtelet, et d’autre part la Compagnie de Pont‑de‑Loup Sud, établie à Pont‑de‑Loup, où se situent son siège social et ses puits[6]. Le , le charbonnage du Carabinier acquiert celui de Pont‑de‑Loup, donnant naissance à une nouvelle entité qui adopte la raison sociale Société anonyme du Charbonnage du Carabinier à Pont‑de‑Loup. Par arrêté royal du , les deux concessions sont officiellement regroupées sous l’appellation Carabinier‑Pont‑de‑Loup[6]. La concession primitive de Pont‑de‑Loup Sud est créée le par un arrêté royal des Pays‑Bas et attribuée à Guillaume Dumont de Dampremy ainsi qu’à Auguste et Joseph Quirini de Pont‑de‑Loup[6]. Elle couvre une superficie de 300 hectares et 20 ares. Le , l’exploitation est rachetée par la Maison de Banque Deville et Dujarier, établie à Paris[6]. Les nouveaux administrateurs fondent alors une société anonyme, probablement de droit français, sous le nom de Société anonyme du Charbonnage de Pont‑de‑Loup. Une seconde société anonyme, cette fois à capitaux majoritairement belges, est créée le pour remplacer la première structure[6].

Les trois puits de la société en 1838 sont :

  • le no 1 qui était à la rue Auguste Scohy à Pont-de-Loup ;
  • le no 2, d’une profondeur de 158 mètres et situé rue du Campinaire, pourrait voir son forage prolongé jusqu’à 200 mètres selon les projets de la société ;
  • le no 3 situé au Wairchat n’est plus en service à cause des infiltrations d’eau qui ont inondé l’exploitation souterraine. Ce puits mesurait environ cinquante mètres de profondeur[6].

En 1896, lors de la fusion, le puits no 2 est encore en activité. Le puits no 1, désaffecté pour l’extraction, avait conservé son utilité technique au sein de l’entreprise jusqu’à cette date. En 1872, la société employait, sur l’ensemble de ses sites, 540 ouvriers[6].

La société du Carabinier Français trouve son origine dans un décret du , par lequel Napoléon accorde à Drapier, Sausaint, Virolte et Carlier le droit d’exploiter les mines de houille situées sur le territoire de Châtelet, pour une concession couvrant 199 hectares, 64 ares et 79 centiares. En 1827, l’exploitation, alors connue sous le nom de Société charbonnière du Carabinier Français, est acquise par la Maison de Commerce Fontaine‑Spitaels de Mons[7]. Le , le charbonnage ainsi que plusieurs installations métallurgiques sont apportés en nature à la société en commandite par actions Fontaine et Spitaels et Cie, qui prend la succession de la Maison de Commerce[7]. Une nouvelle transformation juridique intervient le , lorsque les installations industrielles sont intégrées à la Société anonyme des Hauts‑Fourneaux, Usines et Charbonnages de Marcinelle et Couillet[7]. Le , les administrateurs de cette société décident de détacher le charbonnage de leur structure. Ils fondent alors à Châtelet une entité indépendante, la Société anonyme du Charbonnage du Carabinier, qui reprend l’exploitation sous une nouvelle organisation[7].

Avant 1896, le charbonnage de Châtelet exploite quatre puits situés sur le territoire communal : Saint‑Roch, Sainte‑Barbe, Goffin et Notre‑Dame de Hal. Lorsque l’assemblée générale des actionnaires du charbonnage de Pont‑de‑Loup Sud décide de dissoudre leur société, elle conditionne cette décision à son rachat par la Société anonyme du Charbonnage du Carabinier, établie à Châtelet[8]. À la suite de la fusion, la société anonyme transfère son siège social, qui quitte Châtelet pour être établi à Pont‑de‑Loup, marquant une réorganisation administrative et territoriale de l’exploitation[8].

En ce moment là, la nouvelle société exploite trois sièges :

  • le no 1 de la rue Auguste Scohy est dédié aux services d’entretien et à l’hébergement des chevaux de mine ;
  • le no 2, rue du Campinaire à Pont-de-Loup, est réservé à l’extraction ;
  • le no 3, rue des Lorrains[9], à Châtelet, est également destiné à l’extraction[8].

Notes et références

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  1. ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 190.
  2. ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20, p. 197.
  3. ↑ Benoît Wattier, « Châtelet: René Magritte veillera sur le rond-point », sur www.lavenir.net,
  4. ↑ Coisman, Nihoul et Vandenbroeck 2007, p. 22.
  5. ↑ « Les gilles faubourgeois de Châtelet », sur Site de Châtelet Animé ! (consulté le )
  6. 1 2 3 4 5 6 7 Coisman et al. 2006, p. 153.
  7. 1 2 3 4 Coisman et al. 2006, p. 155.
  8. 1 2 3 Coisman et al. 2006, p. 157.
  9. ↑ Coisman, Nihoul et Vandenbroeck 2007, p. 54.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • n.c. (Ministère de la Communauté Française, Administration du Patrimoine Culturel), Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0 et 978-2-8700-9588-1, OCLC 312155565, lire en ligne)
  • Claude Coisman, Marcel Nihoul, André Sevrin et André Vandenbroeck, Châtelet, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 2-84253-378-X)
  • Claude Coisman, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Châtelet, t. 2 : Bouffioulx, Châtelet et Châtelineau, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-79-6)
  • Claude Coisman, Daniel Grimmaux, Marcel Nihoul et André Vandenbroeck, Physionomie du passé économique au pays de Châtelet, Société d'Histoire Le Vieux Châtelet, , 216 p.
  • André Vandenbroeck, L'évolution des quartiers à Bouffioulx, Châtelet et Châtelineau au fil... ...du temps, Société Royale Le Vieux Châtelet ASBL, , 210 p.