Jane Felicity Ashbee, née le et décédée le , est une créatrice, enseignante, écrivaine et mémorialiste britannique du Arts and Crafts movement. Elle est décrite comme « essentielle pour raviver l'intérêt pour la Guilde des artisans» et importante pour célébrer la réputation de ses illustres prédécesseurs[1],[2].

Jane Felicity Ashbee
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Biographie
Naissance
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Nationalité
Activités

Vie personnelle

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Naissance et origine

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Jane Felicity Ashbee, née à la chapelle Norman de Broad Campden, dans le Gloucestershire le , fait partie des quatre filles de Janet Forbes et du designer et artiste C.R. Ashbee[2].

Son père est le fondateur de la Guilde des métiers d'art, « une expérience coopérative novatrice où des artisans, qui s'inspire des ateliers de l'Angleterre médiévale, produit des objets faits main et transmettent leur savoir-faire à de jeunes apprentis » créée en 1888[1]. En plus de son père qui est une figure emblématique du mouvement Arts and Crafts, Felicity compte parmi ses proches célèbres son grand-père Henry Spencer Ashbee, le collectionneur de livres, ainsi que son grand-oncle William Carrick, le pionnier de la photographie [1].

De 6 à 10 ans, Ashbee vit à Jérusalem, où son père travaille comme urbaniste et spécialiste de la conservation du patrimoine[3]. Elle évoque plus tard ces années dans ses mémoires, Child in Jerusalem[2].

Scolarité

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À son retour en Angleterre, Felicity et ses sœurs sont scolarisées dans différentes écoles du Kent[1]. Entre 1932 et 1936, Ashbee étudie à la Byam Shaw School of Art de Londres et devient professeure d'art et graphiste[2],[1]. Artiste accomplie, elle excelle particulièrement dans la gravure sur bois et la création textile[2].

Temps de guerre

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Pendant la guerre civile espagnole, Ashbee réalise des affiches pour collecter des fonds destinés à lutter contre la famine[1],[4]. Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle s'engage dans la Women's Auxiliary Air Force (WAAF) et travaille comme officier de renseignement à la Government Code and Cypher School de Bletchley Park[1],[5],[4]. Bien qu'elle estime que son appartenance antérieure au parti communiste freine sa progression, Ashbee peut néanmoins être fière d'un succès historique : elle consigne pour la première fois l'observation du vol du bras droit d'Hitler, Rudolf Hess, vers la Grande-Bretagne en [2],[6],[7].

Engagement civique et artistique

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Durant ces années, elle a également mis en scène des représentations théâtrales amateurs dans divers camps militaires[1]. Après 1945, elle retourne à l'enseignement et à l'art, travaillant dans des écoles de filles dans le Hertfordshire et à Londres[2].

Parcours d'écrivaine

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Felicity Ashbee écrit des articles sur la culture matérielle des XIXe et XXe siècles, ainsi que des ouvrages de mémoires et de biographies[6]. En 1988, elle publie un livre sur la vie et l'œuvre de son grand-oncle William Carrick, photographe en Russie, en collaboration avec Julie Lawson[6].

En 2002, elle publie les mémoires de sa mère, intitulées Janet Ashbee : Amour, mariage et mouvement Arts & Crafts[2]. Dans cet ouvrage, elle décrit le mariage atypique de ses parents, notamment l’homosexualité de son père et la liaison importante de sa mère, en s’appuyant sur un journal intime tenu à quatre mains par le couple, ainsi que sur des journaux personnels, des lettres et une autobiographie inédite[8]. Le Times a décrit cet ouvrage comme offrant :

Un récit qui nuance du mouvement Arts and Crafts tel que sa mère le vit, qui inclut des descriptions de figures importantes de l'époque, dont Frank Lloyd Wright et Edward Carpenter... Le récit de Janet sur ses luttes intérieures face à son mariage insatisfait — éloquemment et sensiblement mis en lumière par sa fille — est tout aussi captivant[6].

En 2008, Ashbee publie Child in Jerusalem, un mémoire de ses années d'enfance[6].

Détentrice d'une importante collection et de souvenirs liés à son père et au mouvement Arts and Crafts, Ashbee collabore régulièrement avec des écrivains et des chercheurs dans ces domaines[1],[9]. L'ouvrage d'Alan Crawford, CR Ashbee : Architect, Designer & Romantic Socialist (1985), lui est dédié[10].

Mort et héritage

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Felicity Ashbee décède le et est inhumée dans le cimetière de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Seal, dans le Kent[11]. On pleure Felicity comme « probablement le dernier lien étroit avec le cercle restreint de talents créatifs extraordinaires encouragés ou inspirés par William Morris »[2].

En 2009, Court Barn, un musée de Chipping Campden, organise une exposition intitulée « Felicity Ashbee : Une vie à elle »[12].

Références

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(En) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Felicity Ashbee » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en-GB) Alan Crawford, « Felicity Ashbee », The Guardian, (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) « Felicity Ashbee: Memoirist of the Arts and Crafts era », The Independent, (consulté le )
  3. Felicity Ashbee, Child in Jerusalem, Syracuse University Press, (ISBN 978-0-8156-0872-1, lire en ligne)
  4. 1 2 (en) « Interview with Jane Felicity Ashbee », Imperial War Museums (consulté le )
  5. Margaret Gaskin, Blitz: the Story of 29th December 1940, London, Faber and Faber, (ISBN 978-0-571-21794-6, lire en ligne)
  6. 1 2 3 4 5 (en) « Felicity Ashbee: artist who documented the Arts and Crafts movement », www.thetimes.com, (consulté le )
  7. Roy Conyers Nesbit, The Flight of Rudolf Hess: Myths and Reality, Thrupp, Stroud, Gloucestershire, Sutton Pub., (ISBN 978-0-7509-2386-6, lire en ligne)
  8. Behrens, « Janet Ashbee: Love, Marriage, and the Arts and Crafts Movement (review) », muse.jhu.edu, (consulté le )
  9. Fiona MacCarthy, The simple life : C.R. Ashbee in the Cotswolds, Berkeley, Calif. : University of California Press, (ISBN 978-0-520-04369-5, lire en ligne)
  10. Alan Crawford, C.R. Ashbee: Architect, Designer & Romantic Socialist, New Haven, Yale University Press, (ISBN 978-0-300-03467-7, lire en ligne)
  11. « Jane Felicity Ashbee », BillionGraves
  12. (en-GB) « Felicity Ashbee: A life of her own », Court Barn (consulté le )

Liens externes

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