Felip Mateu i Llopis
Felip Mateu i Llopis, né à Valence (Espagne) le et mort à Barcelone le , est un archiviste, numismate, historien et bibliothécaire valencien.
| Membre de l'académie royale des belles-lettres de Barcelone (d) | |
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| - | |
Daniel Girona i Llagostera (d) Josep Massot i Muntaner (en) | |
| Directeur Ecole des bibliothèques (d) | |
| - | |
Ferran Valls i Taberner (d) Josep Donadeu i Cadafalch (d) | |
| Directeur de la bibliothèque de Catalogne | |
| - | |
Jordi Rubió i Balaguer (en) Rosalia Guilleumas (d) | |
| Professeur titulaire (en) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Felipe Mateu y Llopis |
| Nom de naissance |
Felipe Mateu y Llopis |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| A travaillé pour |
Musée National Archéologique de Tarragone (en) Université de Valence Université de Barcelone Université d'Oviedo Bibliothèque de Catalogne Musée archéologique national de Madrid |
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| Membre de |
Corps universitaire des archivistes, bibliothécaires et archéologues (d) () Académie royale des belles-lettres de Barcelone (- Association catholique de Propagandistes Real Acadèmia de Cultura Valenciana Académie royale d’histoire |
| Distinction |
Javier Conde Garriga Award (d) () |
Bibliographie
modifierIl obtient une licence en philosophie et lettres à l’université de Valence puis soutient en 1926 à l'université centrale de Madrid une thèse de doctorat en histoire consacrée à la monnaie de Valence depuis Jacques Ier jusqu’à l’abolition des fors[1],[2]. En 1930, il entre dans le corps d'archivistes, bibliothécaires et archéologues et est nommé directeur du musée archéologique (en) et de la bibliothèque provinciale de Tarragone[1],[2].
Au cours de la Seconde République, il se rapproche des milieux valencianistes[2]. Il est membre fondateur d'Acció Cultural Valenciana avec d'autres comme Manuel Sanchis Guarner, Emili Gómez Nadal, Nicolau Primitiu et Francesc Carreres de Calatayud (ca), et est premier directeur de la revue Acció Valenciana[3],[4]. En 1932, il fait partie des signataires des Normes de Castelló[4]. En 1933, la maison d'édition L'Estel publie dans sa collection Quaderns d’Orientació Valencianista son ouvrage El País Valencià (« Le Pays valencien »), que le jeune Joan Fuster découvre en 1939 et qui l'influencera considérablement[5],[6].
En 1933, il occupe le poste de conservateur de la section de numismatique du musée archéologique national de Madrid, où il poursuit ses travaux sur la monnaie[1],[2]. À l'éclatement de la guerre civile, il est muté à Valence, où il dirige les Archives générales du royaume de Valence et participe activement à la sauvegarde du patrimoine artistique et documentaire[1],[2],[6]. Au même moment, il intègre la section historico-archéologique de l'Institut d'Estudis Catalans[6].
Après la guerre il se rallie au Phalangisme et publie par la suite différents écrits favorables au régime franquiste[6]. En 1940-1941, il collabore à l'Almanach de Las Provincias[7].
En 1940, il est nommé directeur de la Bibliothèque de Catalogne (alors rebaptisée Bibliothèque centrale de la députation de Barcelone), fonction qu’il exerce jusqu’en 1973[1],[2]. Il y impulse la modernisation des services bibliographiques, la formation professionnelle et l’extension des bibliothèques populaires[1]. Il est également directeur de l’École de bibliothécaires de la députation de Barcelone (1942), fondateur et directeur de la revue Biblioteconomía (1944)[1],[2].
Il est professeur titulaire de paléographie et de diplomatique aux universités d’Oviedo, de Valence et de Barcelone (de 1943 à 1971), et inspecteur de bibliothèques de la zone dite de « Levante » (rassemblant les districts universitaires de Valence et Barcelone) à partir de 1953[1],[2].
Hommages et décorations
modifierIl est membre de nombreuses académies et sociétés savantes en Espagne et à l'international, et reçoit plusieurs distinctions et décorations au cours de sa carrière[1].
- Membre correspondant de l'American Numismatic Society (1948)[1] ;
- Membre correspondant de l'Institution Alphonse le Magnanime (1950)[1] ;
- Membre correspondant de l'Institut d'études ibériques et d'ethnologie valencienne[8] ;
- Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques (1957)[1].
Œuvre
modifierLa plus grande partie de son œuvre érudite est écrite en catalan[6].
- 1929 : La Ceca de Valencia y las acuñaciones valencianas de los siglos xiii-xviii[1]
- 1931 : L'actual moviment cultural de València, davant l'hora present de Catalunya[6]
- 1933 : El País Valencià, L'Estel, coll. « Quaderns d’Orientació Valencianista »[6]
- 1946 : La moneda española, Breve historia monetaria de España, Barcelone, Editorial Alberto Martín[1]
- 1955 : Aportación a la Historia Monetaria del Reino de Valencia en el siglo xviii, Valence, Institución Alfonso El Magnánimo[1]
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 (es) Josefina Mateu Ibars, « Felipe Mateu i Llopis »
, sur Diccionario biográfico español, Real Academia de la Historia (consulté le ) - 1 2 3 4 5 6 7 8 (ca) « Felip Mateu i Llopis », sur Gran Enciclopèdia Catalana - Diccionari de la literatura catalana - Diccionari d'historiografia catalana (consulté le )
- ↑ Cortés Carreres 1995, p. 70-71.
- 1 2 (ca) Raül Castanyer i Pinto, « Felip Mateu i Llopis »
, sur Memòria Valencianista, Fundació Josep Pla (consulté le ) - ↑ (ca) Pau Viciano, De Llorente a Marx : Estudis sobre l'obra cívica de Joan Fuster, Valence, Publicacions de la Universitat de València, , 271 p. (ISBN 978-84-370-8131-1), p. 65, 191-192.
- 1 2 3 4 5 6 7 Cortés Carreres 1995, p. 71.
- ↑ Cortés Carreres 1995, p. 323-324.
- ↑ Cortés Carreres 1995, p. 259.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (ca) Santi Cortés Carreres (préf. Josep Benet), València sota el règim franquista (1939-1951) : Instrumentalització, repressió i resistència cultural, Valence / Barcelone, Institut de filologia valenciana / Publicacions de l'Abadia de Montserrat, coll. « Biblioteca Sanchis Guarner », , 378 p. (ISBN 84-7826-599-6)
- (ca) Josep Muntaner, Escriptors i erudits contemporanis : tercera sèrie, Barcelone, Publicacions de l'Abadia de Montserrat, , 366 p. (ISBN 978-84-8415-455-6, lire en ligne)
Liens externes
modifier- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :