Ferdinand Beert

écuyer et directeur de cirque belge (1835-1902)

Ferdinand Constantin Beert, dit Fernando, est un écuyer et directeur de cirque belge, né à Courtrai le , et mort à Bruges le .

Ferdinand Beert
Biographie
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BrugesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Cirque Medrano (-)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Ferdiand Beert est le fils de Auguste Jean Beert, boucher, et de Delphine Beert, née Steinbrouk.

Ferdinand Beert est connu comme écuyer, artiste de cirque, sous le nom de Fernando. La légende voudrait qu'il se soit enfui de chez lui à onze ans pour rejoindre le cirque Gautier qui a fait des tournées en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Angleterre. Dans la biographie de Ferdinand Beert dans le livre sur le cirque Fernando, l'auteur, Gladiateur II, écrit qu'il a quitté sa famille pour signer un contrat de trois ans avec le cirque Gautier à l'âge de 17 ans. Sa future épouse est embauchée par le cirque à Bruges comme élève. Le cirque s'installe à Lyon à l'hiver 1854. C'est pendant ce séjour qu'il va se former seul à la voltige à cheval, puis il a montré au directeur du cirque Gautier ce qu'il savait faire, il a obtenu de débuter dans le cirque le soir même. M. Gautier le fait alors exercer à la perche, à l'ascension de la boule, à l'escamotage du clown et le singe du Brésil. Il quitte ensuite le site Gautier pour se présenter seul[1].

Il s'est marié le , à Bruges, avec une écuyère fille d'un marinier, Maria Theresia De Seck qui avait eu un fils, Ludovicus-Carolus, né à Bruges, le , hors mariage. Louis est adopté par Ferdinand Beert au moment du mariage avec sa mère et prend le nom de Louis-Charles Beert, alias Louis Fernando, ou Fernando junior.

En 1859, Ferdinand Beert est engagé par Louis Dejean (1786-1879), entrepreneur de cirque, pour se produire au Cirque Napoléon, puis au Cirque des Champs-Élysées. Il a présenté un duo acrobatique à cheval avec un artiste dénommé Armand. Il s'est blessé sérieusement en exécutant le saut périlleux à cheval et a dû s'arrêter assez longtemps. Ferdinand Beert jusqu'à la guerre de 1870 avec Louis Dejean[2]. C'est pendant cette période qu'il prend le nom de Fernando.

En 1872, il démarre à Vierzon une carrière de directeur de cirque. En 1873, il installe le Cirque Fernando sur un terrain vague dont il avait signé « un bail de trente ans pour le terrain » à Montmartre, à l’angle du boulevard de Rochechouart et de la rue des Martyrs, près de la Butte Montmartre.

En 1874, il fait édifier sur ce terrain, 63 boulevard Rochechouart, un cirque en pierre, conçu par l’architecte Gustave-André Gridaine (1836-1903) financé grâce à la Banque Bouley et Cie. Le bâtiment, d’un diamètre de 35 mètres, formant un polygone de 16 côtés, une piste de 14 mètre et d’une hauteur de 21,4mètres. Il pouvait accueillir environ 2 080 spectateurs. Ces dispositions reprennent celles qui avaient adoptées pour le Cirque-Olympique des Champs-Élysées, en 1841, par l'architecte Jacques Ignace Hittorff, puis le Cirque d'Hiver, en 1852.

Le cirque est inauguré le . La troupe du cirque comprend 37 artistes, dont le clown Boum-Boum, Geronimo Medrano. En 1876, pour satisfaire ses créanciers, les Beert ont constitué une société anonyme mais la constitution du capital a été jugée illégale et la société a été dissoute.

En 1876, Ferdinand Beert est endetté et décide de reprendre les tournées et il confie la gestion du cirque à son fils, Louis Fernando, qui va assurer le choix des spectacles présentées dans le cirque. Il va présenter des pantomimes comme « Le Barbier Frétillant », en 1876, ou « En selle pour la revue », en 1889 avec La Goulue et Geronimo Medrano.

Louis Fernando a épousé Jeanne Gabrielle Houssaye, fille d'un négociant en thé, en 1876. De cette union est né un fils, Gabriel Eugène Beert, né hors mariage, le , qui a fait une carrière d'acrobate, marié en 1900 à la fille d'un employé des chemins de fer et mort à Cazouls-lès-Béziers le .

Toulouse-Lautrec
Au cirque Fernando
Georges Seurat
Le Cirque

À la demande de son beau-père, Louis Fernando était devenu écuyer mais il s'est blessé gravement à la suite d'une chute de cheval en 1865. Louis Fernando doit abandonner l'acrobatie équestre et choisit de se former à l'art équestre, la Haute école, le dressage et la présentation des chevaux « en liberté » avec le maître écuyer François Baucher, directeur équestre de Dejean. Henri de Toulouse-Lautrec a peint un tableau intitulé « Écuyère au Cirque Fernando, 1887–88 » sur lequel il a représenté Louis Fernando. Georges Seurat a représenté en 1890 l'écuyère du cirque Fernando dans son tableau Le Cirque. Auguste Renoir a peint les acrobates du cirque Fernando.

Ferdinand Beert lui transmet toute la direction en 1882. Jeanne Gabrielle Houssaye meurt de tuberculose le . Louis Fernando, déprimé, décide de louer le cirque pendant une saison. Le cirque est renommé Théâtre Parisien et présente des opérettes. Le cirque reprend ses activités en décembre avec la troupe Rancy-Loyal avec un spectacle conçu par Alphonse Rancy pour son cirque de Lyon. La troupe Rancy-Loyal est resté au cirque Fernando jusqu'au printemps 1895. Puis le cirque est de nouveau loué pour des spectacles de variétés pendant l'été. Le cirque est rénové. Le cirque rouvre en septembre sous la direction de Louis Fernando mais il a du mal à retrouver son public.

Le , le propriétaire du cirque décide de le mettre en vente. Ferdinand Beert doit arrêter ses activités. Le cirque est repris par Geronimo Medrano (1849-1912). Le cirque prend alors le nom de « Cirque Medrano ».

Ferdinand Beert meurt à Bruges, le , où il s'était retiré avec sa femme.

Louis Fernando meurt dans l'anonymat le . La tombe Fernando-Beert au cimetière de Montmartre, 4e division, ne mentionne que l'épouse de Louis Beert, Fernando junior, Jeanne inhumée le [3], et leur fils, Gabriel, inhumé le [4].

Notes et références

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Annexes

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Bibliographie

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  • Gladiateur II, Le cirque Ferando, Paris, Imprimerie Paul Libéral & Cie, (lire en ligne)
  • Jurisprudence de la Cour de cassation, « 14 décembre 1881. Enregistrement, société, apport à titre onéreux du cirque Fernando », dans Recueil général des lois et des arrêts, Paris, (lire en ligne)
  • Tristan Rémy, « Le Cirque Fernando », Cirque dans l’Univers, no 115,‎ 4e trimestre 1979
  • Christian Dupavillon, Architectures du cirque des origines à nos jours, Paris, Editons du Moniteur, , 285 p. (ISBN 978-2-28115068-1), réédition en 2001
  • Charles Degeldère et Dominique Denis, Cirques en bois, cirques en pierre de France, Arts des 2 Mondes,

Liens externes

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