Ferme de Valanglart
La ferme de Valanglart est un ensemble de bâtiments destinés à un usage agricole de ferme modèle, construit par le marquis de Valanglart au milieu du XIXe siècle dans la commune de Moyenneville. Certains éléments de cet ensemble sont inscrits au titre des monuments historiques par un arrêté du [1].
Localisation
modifierLa Ferme de Valanglart se trouve dans le bourg de Moyenneville, situé dans le département de la Somme, la région Hauts de France et le canton d'Abbeville 2.
Historique
modifierLes bâtiments de la ferme de Valanglart ont été édifiés entre 1852 et 1857 par l'architecte Henri Parent pour Henri Leroy de Valanglart, marquis de Valanglart[1] (1807-1891), amateur d'agronomie et d'élevage de chevaux[2], sur un domaine que sa famille tenait depuis le début du XVIe siècle[3]. Ils étaient appelés à remplacer d'autres bâtiments agricoles aujourd'hui disparus, disposés autour de la cour du château[4],[5],[6] voisin de Moyenneville, également disparu depuis[7],[8].
La ferme de Valanglart tient son nom de celui porté par son commanditaire, issu de l'ancien fief de Valanglart, aujourd'hui un lieu-dit situé sur l'actuelle commune de Moyenneville[9].
Les façades et toitures de plusieurs bâtiments (logis, des écuries attenantes, étable, remises fermant la cour, chenil), la totalité la grange à la charpente à la Philibert-Delorme, l'abreuvoir, le mur de clôture du jardin et sa serre en appentis,le portail donnant sur le chemin du cimetière et le portail en direction d'Abbeville sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [1].
Description
modifier- Entrée.
- Pignon chantourné d'une grange.
- Côté gauche de la cour.
- Côté droit de la cour.
Cet ensemble de bâtiments occupe les côtés d'une cour de plan rectangulaire. Sa construction se situe dans la lignée de celle d'autres fermes modèles au XIXe siècle, par des propriétaires fonciers soucieux de présenter une vitrine valorisant leur domaine agricole, tout en améliorant, facilitant et accroissant la production de celui-ci[10].
Les bâtiments ont été édifiés en brique et silex, avec de rares insertions de pierre, à usage de maison d'habitation, écuries, étables, laiterie, granges[7],[11].
Par son ampleur et sa qualité architecturale, il constitue l'un des plus remarquables spécimens de ce type d'ensemble[12],[13]. La Ferme de Valanglart constitue l'une des premières réalisations dans la carrière d'Henri Parent, qui sera, par la suite, amené à concevoir notamment le Musée de Picardie, à Amiens, et, à Paris, l'hôtel André, devenu le musée Jacquemart-André.
Références
modifier- 1 2 3 « Ferme de Valanglart », notice no PA80000037, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Jean-Marie Wiscart, La Noblesse de la Somme au dix-neuvième siècle, Amiens, Encrage, , 358 p., p. 258
- ↑ René de Belleval, Les Fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu - Essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789, Paris, Dumoulin, , 352 p. (lire en ligne), p. 236
- ↑ « Moyenneville », sur remus80.eklablog.com (consulté le )
- ↑ Louis Gillard, « Château de Moyenneville - 1866 », sur patrimoine.abbeville.fr, (consulté le )
- ↑ Louis Gillard, « Château de Moyenneville, vu de la place », sur patrimoine.abbeville.fr, (consulté le )
- 1 2 Philippe Seydoux, Gentilhommières en Picardie, tome 2, Ponthieu et vimeu, Paris, Editions de La Morande, , 309 p., p. 189-190
- ↑ Roger Rodière - Philippe des Forts, Le Pays du Vimeu, Amiens - Paris, Yvert - Picard, 1938-1940, 613 p. (lire en ligne), p. 500-501
- ↑ René de Belleval, Les Fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu - Essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789, Paris, Dumoulin, , 352 p. (lire en ligne), p. 319
- ↑ Pierre Brunet, « Les fermes-modèles du XIXe siècle en Basse Normandie », sur books.openedition.org, (consulté le )
- ↑ Oswald Macqueron, « Ferme de M. le marquis de Valanglart, à Moyenneville - Aquarelle d'Oswald Macqueron - 1862 », sur patrimoine.abbeville.fr, (consulté le )
- ↑ Jean-Marie Wiscart, « Agronomes et fermes-modèles dans la Somme à la fin du second Empire », Ruralia, , p. 5, 10, 14, 24, 28, (lire en ligne)
- ↑ Jean-Marie Wiscart, La Noblesse de la Somme au dix-neuvième siècle, Amiens, Encrage, , 358 p., p. 262-264
