Fernand Laclau
Fernand Laclau, né le à Pardies (Basses-Pyrénées) et mort le dans la même ville, est un joueur français de rugby à XV dans les années 1920 et au début des années 1930.
| Nom complet | Fernand Bernard Laclau-Sicabaigt |
|---|---|
| Naissance |
Pardies (France) |
| Décès |
Pardies (France) |
| Poste | Centre |
| Période | Équipe | |
|---|---|---|
| 1922-1927 | SA Monein |
| Période | Équipe | M (Pts)a |
|---|---|---|
| 1927-1930 | Section paloise | ? (?) |
a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
Il découvre le rugby à XV au SA Monein aux côtés de Roger Lanta avant de rejoindre la Section paloise en 1927. Joueur clé du club béarnais durant la saison, il forme la paire de centres avec Georges Caussarieu et contribue au succès des sectionnistes en Championnat de France lors de la finale de 1928. Suivi par les sélectionneurs nationaux, il est retenu comme remplaçant lors de matchs de sélection pour l’équipe de France.
Sa carrière est interrompue en 1930 par une grave blessure à l’épaule, subie lors d’un match contre Cambridge, qui met un terme à sa carrière au plus haut niveau. Quatre ans plus tard, il effectue un bref retour au rugby à XIII avec le nouveau club de Pau XIII, sans disputer de matches.
A l’issue de sa carrière sportive, Laclau est grossiste en grains et président du club de Monein. Il est le dernier survivant de l’effectif des champions de France 1928, et décède en 1997 à l’âge de 89 ans.
Biographie
modifierFormé au SA Monein avec Roger Lanta[1], Fernand Laclau obtient son certificat d’études à Monein en 1919[2]. Il commence sa carrière senior dans ce club[3], avant de rejoindre la Section paloise au début de la saison 1927-1928[4]. Âgé de 20 ans et alors en service militaire dans l’aviation[5], il participe à la saison 1927-1928 conclue par le titre de champion de France[6]. Il forme la paire de centres avec Georges Caussarieu au sein d’une équipe dirigée par le capitaine Cazenave et entraînée par Gilbert Pierrot[7]. La Section domine sa poule de championnat puis les poules de quatre, avant d’éliminer le Stade toulousain en demi-finale, et de s’imposer en finale face à l’US Quillan à Toulouse en [8],[9],[10].
À l’issue de cette saison, il figure parmi les joueurs suivis par les sélectionneurs nationaux[11],[12]. Il est cité comme candidat pour les lignes arrières de l’équipe de France et retenu comme remplaçant lors du match de sélection organisé à Toulon en [13],[14],[15]. Si Laclau est considéré comme un attaquant plus dangereux, c’est finalement Caussarieu qui est retenu, les sélectionneurs estimant qu’il présente un profil plus complet et plus percutant[16]. Cette année-là, Georges Caussarieu et Robert Sarrade sont sélectionnés en Équipe de France de rugby à XV et d'affrontent l'Irlande lors du Tournoi des Cinq Nations 1928[17].
Laclau est de nouveau convoqué pour un match de sélection en 1930[18].
Sa carrière au plus haut niveau s’interrompt en 1930. Blessé à l’épaule lors d’un match face au Cambridge University RUFC[19], puis contraint de quitter le terrain en demi-finale du championnat de France de rugby à XV 1929-1930[20] contre le SU Agen[21],[22], il met un terme à sa carrière nationale à la suite de cette blessure[11],[12],[23].
Au cours de cette rencontre, son coéquipier Fernand Taillantou effectue un plaquage à retardement sur le joueur agenais Michel Pradié[24],[25]. Âgé de 18 ans, ce dernier décède dans la soirée des suites de blessures à la colonne vertébrale[26]. Le décès de Pradié suscite une vive émotion et une controverse à l’échelle nationale; la défense de Taillantou est assurée par l’avocat Henry Torrès[27].
Il poursuit toutefois la pratique du rugby à XV au niveau régional, avec le club d’Artix[28].
En 1934, quatre ans après cette blessure, Fernand Laclau rejoint le nouveau club de rugby à XIII créé par François Récaborde: Pau XIII[29]. Il intègre un effectif composé en grande partie d’anciens joueurs de la Section paloise[30]. Les contrats prévoient alors pour les joueurs une indemnité mensuelle fixe, complétée par une part des recettes de match, dont 60 % leur sont attribués[31]. Il ne joue pas avec ce club[32].
Vie personnelle
modifierEn parallèle de sa carrière sportive, Fernand Laclau exerce la profession de grossiste en grains, créant une société avec son ami d’enfance Roger Lanta[33]. Il s’implique dans la vie sportive locale, et devient président du club de Monein[34]. Il est le doyen des champions de France 1928 lorsqu’il décède en 1997[35].
Notes et références
modifier- ↑ « SA Monein 1911-1984 », La République des Pyrénées, (lire en ligne).
- ↑ « Certificat d'études », L'Indépendant des Basses-Pyrénées, (consulté le ).
- ↑ Dingo, « Foot-Ball Rugby », sur Gallica, Pau-Pyrénées, (consulté le )
- ↑ « Autour des touches », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ « Notes sur les joueurs », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ Robert Barran, Du rugby et des hommes, (Albin Michel) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7050-0284-8, lire en ligne)
- ↑ L.L., « Après la grande finale », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ Marcel de Laborderie, « À Toulouse, la Section paloise, favorite de l’épreuve nationale, bat l’U. S. Quillan en finale du championnat de France de rugby », sur Gallica, Le Miroir des sports, (consulté le )
- ↑ Marcel de Laborderie, « Section paloise bat US Quillan », sur Le Miroir des sports, (consulté le )
- ↑ « La Section Paloise bat l'US Quillanaise et devient champion de France », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- 1 2 « Pour la formation de l’équipe nationale », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- 1 2 « Quels sont les candidats sérieux à la cape? », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ Gaston Bénac, « Demain, à Toulon, l’équipe de France sera opposée aux Espoirs », sur Gallica, L’Auto, (consulté le )
- ↑ « Laclau en grande forme », sur Gallica, Midi olympique, (consulté le )
- ↑ « L’équipe de France s’est montrée supérieure aux équipes de sélections », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ Marcel de Laborderie, « Après le match de sélection de Toulon, qui ne nous a rien appris, l’équipe de France a été formée conformément aux prévisions. », sur Gallica, Le Miroir des sports, (consulté le )
- ↑ « La nouvelle équipe de France », sur Gallica, Paris-soir, (consulté le )
- ↑ « Notes biographiques, l’équipe du Reste », sur Gallica, Midi olympique, (consulté le )
- ↑ (en) « Pau Rugby Team beats Cambridge », sur Gallica, Chicago Tribune, (consulté le )
- ↑ « Au lendemain de la victoire d’Agen sur la Section paloise », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ « Affaire Taillantou », sur Gallica, L'Auto, (consulté le )
- ↑ « Le Miroir des sports : publication hebdomadaire illustrée », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « Autour des grounds », sur Gallica, Sporting, (consulté le )
- ↑ « L’affaire Taillantou, procès de la violence du sport », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, (consulté le )
- ↑ « CE QUE NOUS DIT L'ANCIEN CAPITAINE DE L'ÉQUIPE DE FRANCE DE RUGBY RENÉ CRABOS QUI ASSISTA A L'ACCIDENT MORTEL DE L'AGENAIS PRADIÉ, A BORDEAUX », sur Gallica, Le Miroir des sports, (consulté le )
- ↑ « Michel Pradié, le jeune rugbyman agenais est mort ce matin. », sur Gallica, Paris-soir, (consulté le )
- ↑ Henri Garcia, Fabuleuse histoire du rugby, Éditions De La Martinière, (ISBN 978-2-7324-5794-9, lire en ligne)
- ↑ « Echos et rumeurs », sur Gallica, Midi olympique, (consulté le )
- ↑ « Taillantou, Lanta et Laclau passent aux Treize », sur Gallica, France olympique, (consulté le )
- ↑ « La vie sportive », sur Gallica, La Vigie marocaine, (consulté le )
- ↑ « Sous le ciel de Pau », sur Gallica, L’Auto, (consulté le )
- ↑ « Coup de théatre à effets limités? C’est bien possible… », sur Gallica, France olympique, (consulté le )
- ↑ « Constitution de la société Laclau & Lanta », sur Gallica, Le Franc-parler, (consulté le )
- ↑ « Fernand Laclau n'est plus », La République des Pyrénées, (lire en ligne).
- ↑ « M. Fernand Laclau », La République des Pyrénées, (lire en ligne).
Liens externes
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