Ferrain

un des pays, dénommés quartiers, formant l’ancienne châtellenie de Lille dans le nord de l’actuelle France

Le Ferrain ou Pays de Ferrain (fe.ʁɛ̃, picard : Païs d'Ferrain) est une région naturelle et historique de Flandre française. Elle est l'un des cinq pays (ou quartiers) formant l'ancienne châtellenie de Lille.

Ferrain
Païs d'Ferrain
Image illustrative de l’article Ferrain
Ferrain
Le mont d'Halluin, plus haut point du Ferrain.
Image illustrative de l’article Ferrain
Le Ferrain (vert foncé) dans la châtellenie de Lille (vert clair).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Communes principales Aujourd'hui : Tourcoing, Roubaix, Wattrelos, Marcq-en-Barœul
Historiquement : Comines, Roubaix, Tourcoing, Lannoy
Démographie
Population 512 036 hab. (2023)
Densité 1 880 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 42′ nord, 3° 09′ est
Altitude Max. 62 m
Superficie 27 240 ha = 272,4 km2

La ville de Comines en était le chef-lieu sous l’Ancien Régime, mais l’important développement économique et démographique de Tourcoing et de Roubaix durant le XIXe siècle permirent à ces dernières de devenir les deux principales cités de ce pays.

Toponymie

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Le nom Ferrain est attesté dès le XIVe siècle[1].

Géographie

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Le Ferrain s'étend tel un croissant longeant la frontière belge, partant au nord-ouest de la rivière Lys à Halluin, Bousbecque et Comines, et s'arrêtant à Lannoy au sud-est.

Cette petite région géographique est dans la grande plaine du nord-ouest européen caractérisée par un léger relief dû à quelques petites buttes-témoins. Celles situées sur les communes de Halluin, Linselles et Wervicq-Sud atteignent presque les 60 mètres[2] et délimitent les abords de la plaine alluviale de la Lys située plus à l’ouest.

Culture locale

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Au XIXe siècle, le flamand est présent dans certaines communes du sud de la Lys à Warneton, Wervicq, Halluin et Roncq[3], selon Hermann Suchier, la population est mêlée à Halluin et Roncq[4].

Dans le circum-lillois[5], il y avait des conférences en flamand des les communes d'Armentières, Croix, Roubaix et Tourcoing. L'usage populaire du flamand était présent dans les messes à Roncq après 1891[6].

Bien qu'il ne soit plus la langue populaire du Ferrain, il en reste cependant une langue spécifique des catégories ouvrières encore au 20e siècle, ainsi selon Firmin Lentacker, il forme un dialecte local populaire, ignoré des gens ayant connu une scolarisation française[7]. Selon Michel Hastings, dans le bilinguisme de la vallée de la Lys, les communes de Bousbecque, Wervicq-Sud, Halluin et Roncq se démarquent par la dominance du flamand[8].

Le flamand dans la vallée de la Lys.

Histoire

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Une partie du territoire situé sur la rive droite de la Deûle, en aval de son confluent avec la Marque, avait échappé au pagus de Courtrai et était comprise au XIVe siècle dans le doyenné de Lille : Deûlémont, Quesnoy, Bondues, Mouvaux et Croix. Cette région a été appelée le Férain [sic[9]] depuis au moins le XIVe siècle[10].

Communes

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Notes et références

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  1. ↑ Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, H. Lamertin, , PDF (lire en ligne), p. 282–283
  2. ↑ « PLU de Lille Métropole »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) [PDF], (consulté le ).
  3. ↑ Victor Derode, Histoire de Lille et de la Flandre wallonne: 4. Chapitres complémentaires, suivis de souvenirs lillois (lire en ligne), p48
  4. ↑ Hermann Suchier, Le français et le provençal (lire en ligne)
  5. ↑ nord de Lille (Armentières, Comines, Roubaix, Tourcoing, Mouscron)
  6. ↑ Rester Catholique en France: L’encadrement religieux destiné aux migrants belgo-flamands du Lillois, de Paris et des campagnes françaises 1850-1960 (lire en ligne)
  7. ↑ Firmin Lentacker, En marge d'une métropole : Hier et aujourd'hui dans « la vallée de la Lys », (communes d'Halluin, Roncq et Bousbecque) (lire en ligne)
  8. ↑ Michel Hastings, Halluin la rouge 1919-1939: Aspects d'un communisme identitaire (lire en ligne)
  9. ↑ Aujourd’hui habituellement orthographié « Ferrain ».
  10. ↑ Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, (réimpr. 1981), 2e éd., 420 p. (lire en ligne [PDF]), p. 282–283
    Citant lui-même le Père Jean Buzelin, Gallo-Flandria sacra et profana, partie I, p. 64 (OCLC 492529638).

Annexes

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