Fevzi Çakmak

militaire et personnalité politique turque

Mustafa Fevzi Çakmak (né à Constantinople le et mort le ) est un militaire et une personnalité politique ottomane et turque. Il est l'un des trois fondateurs de la république de Turquie avec Mustafa Kemal Atatürk et İsmet İnönü. Outre Atatürk, il est le seul officier de l'armée turque à porter le titre de maréchal. Il est également le premier chef d'état-major de la république.

Fevzi Çakmak
Fonctions
Président du Conseil exécutif des ministres (d)
2e Conseil exécutif des ministres (en)
-
Fevzi Çakmak
Chef d'état-major des armées (en)
-
Président du Conseil exécutif des ministres (d)
2e Conseil exécutif des ministres (en)
-
Fevzi Çakmak
Président du Conseil exécutif des ministres (d)
1er Conseil exécutif des ministres (en)
-
Fevzi Çakmak
Député turc
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
IstanbulVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière d'État de Turquie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Académie militaire ottomane (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Homme politique, militaireVoir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Şakir Zümre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Parti national (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Armes
Grade militaire
Mareşal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflits
Distinctions
signature de Fevzi Çakmak
Signature.

Biographie

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Ses parents l’envoient à l'école à partir de l'âge de cinq ans. Après avoir reçu son diplôme de l'École militaire de Kuleli à Constantinople, il entre à l'École militaire de Pangalti le et ressort de cette école avec le grade de capitaine avant de rejoindre l'armée impériale ottomane. Il est envoyé dans les Balkans afin de participer à la lutte contre les bandes armées albanaises et serbes. Il est promu colonel en et est nommé au Kosovo afin de lutter contre l'insurrection albanaise en .

Il participe aux guerres balkaniques et à la Première Guerre mondiale et sert aux fronts de Dardanelles, du Caucase, de Syrie et de Palestine. C'est à la bataille des Dardanelles qu'il travaille avec Atatürk pour la première fois.

Bataille de la Sakarya, le . Fevzi, Mustafa Kemal, İsmet et Hayrullah.

Après la défaite et la signature de l'armistice de Moudros, il devient le chef d'état-major de l'armée ottomane (-) et ministre de la Guerre (-). Pendant ce temps-là, il aide au transfert secret de l'armement au mouvement nationaliste dirigé par Mustafa Kemal Atatürk. Il démissionne de son poste en et se rend en secret au centre du mouvement nationaliste, à Ankara. Avec l'établissement de la Grande Assemblée nationale de Turquie le , il devint député de Kozan et ministre de la Défense le . Il est nommé premier ministre le et conserve ce poste jusqu'au . Il devint aussi le chef d'état-major de l'armée turque le . À la suite de la victoire d'- sur l'armée grecque, la Grande Assemblée nationale de Turquie lui donna le titre de maréchal.

Il est élu député de Constantinople en mais quitte son siège en raison de la loi du interdisant aux officiers de l'armée d'exercer un mandat politique. En raison de cette loi, Mustafa Kemal Atatürk et İsmet İnönü, président de la République et Premier ministre respectivement, avaient démissionné de l'armée pour rester dans la carrière politique. Mais Fevzi Çakmak préféra poursuivre sa carrière militaire.

Sous les présidences de Mustafa Kemal Atatürk et d'İsmet İnönü, il se maintient au poste de chef d'état-major, mais est finalement mis à la retraite le en raison de son âge. Il prend cela très mal et soutient jusqu'à sa mort les partis politiques d'opposition contre İnönü. Il participe au Parti démocrate et est élu député d'Istanbul le . Il démissionne de ce parti et devient le chef du Millet Partisi le , plus proche des conservateurs. En raison de sa vie privée marquée par la pratique religieuse, son souvenir est surtout revendiqué par les islamistes en Turquie. D'ailleurs, ses funérailles en sont qualifiées de première grande manifestation politique islamiste de l'ère républicaine[réf. nécessaire]. Il est enterré au cimetière d'Eyüp, sur la rive européenne d'Istanbul.

Distinctions

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Liens externes

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