Filomena Chávez Mora, aussi appelée La Coronela (La Colonelle), née à Portoviejo en 1884 et décédée à Manta le , était une cheffe de guerre équatorienne qui a participé à la Révolution libérale équatorienne.

Filomena Chávez
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Filomena Chávez MoraVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
La CoronelaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Autres informations
Conflit

Biographie

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Famille

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Elle est la fille de Inocencio Chávez et Gertrudis Mora.

Enfance

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Très jeune, elle se reconnait dans le libéralisme et dans la figure que représente Eloy Alfaro. À dix ans, elle crie en salle de classe « ¡Que viva Alfaro! » (« Vive Alfaro ! ») ce qui la fera expulser immédiatement de son établissement.

Selon l'historien Alberto Villamarín, durant les longues années de révolution, la figure de Coronela Filomena Chávez émerge, une des femmes les plus importantes de la révolution. Elle se distingua par son audace et sa bravoure et bénéficia de l'estime et du respect du grand général. Malgré son jeune âge, elle sera la messagère des révolutionnaires Agustín María Solorzano (Dinamita) et Mauro Ramos Iduarte[1].

Pendant son adolescence elle rejoint les troupes du colonel Zenón Sabando, un combattant de la région manabita. Plus tard elle collaborera avec les insurgés dans la Révolution des Chapulos (es) et accompagnera Eloy Alfaro dans ses luttes révolutionnaires. Elle agit aussi dans la jungle comme messagère et porteuse de pièces pour la milice libérale et comptera sur son frère, le capitaine Ismael Cháavez Mora.

À 26 ans en 1910, elle s'enrôle pour rejoindre le général Flavio Alfaro qui recrutera des troupes à Guayaquil pour aller à la frontière péruvienne. À 30 ans, elle dirige les femmes qui partagent ses idées et recrute des troupes volontaires pour aider la révolution du colonel Carlos Concha Torres à Esmeraldas. Elle intègre courageusement les guérillas alfaristes dans les montagnes de Manabí et Esmeralda. Elle se fait remarquer lors de la bataille des œillets (Batalla de los Claveles) où elle est vaincue et capturée. Elle est ensuite libérée par la grâce présidentielle d'Alfredo Baquerizo Moreno.

Quand en 1910 le conflit avec le Pérou fait rage de nouveau, elle arrive à Guayaquil face au général Flavio Alfaro (es) pour rallier des soutiens contre l'ennemi. Son sang-froid et sa force de caractère lui valurent le titre de colonelle. Selon le colonel Zenón Sabando, c'était une jeune femme vive et enjouée. Elle vécut de nombreuses années après l'arrestation du général Alfaro, levant même une armée qui rejoignit les forces du colonel Carlos Concha jusqu'à sa défaite et sa capture à la bataille des œillets, dans le canton de Jipijapa.

Avec d'autres femmes, elles participent au projet alfariste, en luttant pour défendre les mesures progressistes malgré l'oppression et le fanatisme religieux qui sévissent en Équateur[2]. Elle souhaitait créer un pays plus démocratique, équitable et juste, duquel la société pourrait émerger[3].

Hommages

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  • Le Centre Civique Ciudad Alfaro a un salon "Coronela Filomena Chávez" à sa mémoire[4]
  • Une rue dans le Distrito Metropolitano de Quito est nommée en son honneur
  • À Puerto López, une école fiscale "Coronela Filomena Chávez" porte ce nom comme commémoration de son travail[5]

Références

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  1. (es) El Telégrafo, « Las mujeres de la revolución de Alfaro », sur El Telégrafo, (consulté le )
  2. (es) El Telégrafo, « La mujer en la gesta liberal alfarista », sur El Telégrafo, (consulté le )
  3. (es) Juan Correa Poblete et User Admin, « Mujeres alfaristas », sur El Comercio, (consulté le )
  4. (en-US) « SALÓN “CORONELA FILOMENA CHÁVEZ” – Museo Nuclear Corporación Ciudad Alfaro » (consulté le )
  5. (es) « CORONELA FILOMENA CHAVEZ en Puerto lopez », sur Ubica Ecuador (consulté le )