Florence Hugodot
Florence Hugodot est une haute-fonctionnaire et autrice française. Elle est la première femme nommée sous-préfète en 1974, puis sous-préfète d'arrondissement en 1976.
| Conseillère (en) Monique Pelletier | |
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| octobre - | |
| Sous-préfète de Ribeauvillé | |
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| Directrice de cabinet Préfecture de Seine-et-Marne (d) | |
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| Directrice de cabinet Préfecture des Pyrénées-Orientales (d) | |
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| Naissance | |
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Fonctionnaire, magistrate, écrivaine, avocate |
| Conjoint |
Biographie
modifierFlorence Hugodot est née à Boulogne-Billancourt en 1948. Son père est sténographe à l'Assemblée nationale[1].
Elle fait ses études au lycée Victor-Duruy à Paris. Titulaire d'une licence en sciences économiques à l'université de Paris, elle intègre l'Institut d'études politiques, avant de réussir le concours d'entrée de l'École nationale d'administration (ENA)[2] en 1972. Elle fait partie de la promotion Simone Weil (1972-1974).
Adrien Zeller (1940-2009), homme politique et président de la région Alsace, est son mari.
Carrière de haute-fonctionnaire
modifierÀ sa sortie de l'ENA en 1974, Florence Hugodot choisit le ministère de l'Intérieur[3] et le corps préfectoral, devenant la première femme sous-préfète en France[4],[5],[6]. Elle est successivement directrice de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales (juillet 1974)[7],[8] puis du préfet de Seine-et-Marne Jacques Solier (septembre 1975). Le 7 mai 1976, elle est nommée sous-préfète de Ribeauvillé[9],[10], « premier arrondissement français à être administré par une femme »[11]. Elle occupe le poste jusqu'en 1978[12].
D'octobre à décembre 1978[13], elle est conseillère technique auprès de Monique Pelletier, ministre déléguée à la Condition féminine.
En 1981, elle est chargée des affaires économiques, en mission auprès du préfet de Meurthe-et-Moselle[14].
Elle fait partie en 1984 de la commission chargée de l'étude de l'uniforme féminin du corps préfectoral mise en place en mars 1982[15] par le ministre de l'Intérieur Gaston Defferre. La commission compte également parmi ses membres la préfète Yvette Chassagne, les sous-préfètes Claude L'Anthoën, Caroline Pascal, Hélène Blanc, ainsi que l'administratrice civile Dominique Villain[16]. L'objectif est de repenser les tenues des sous-préfètes et des préfètes dessinées respectivement en 1974 et 1981 par la maison de couture Balmain, afin de compléter l'arrêté ministériel du 1er octobre 1963 fixant la tenue d'uniforme des fonctionnaires du corps préfectoral[7]. Pour la coiffure, l'administration préfectorale fait appel à la modiste Paulette[7].
Elle rejoint le corps des tribunaux administratifs en 1986, comme conseillère au tribunal administratif de Strasbourg. Elle est commissaire du gouvernement auprès du tribunal administratif jusqu'à son départ à la retraite en septembre 1993[17]. Elle s'inscrit par la suite au barreau de Strasbourg comme avocate[18].
Distinctions reçues
modifier- Chevalier du Mérite agricole[19]
Carrière littéraire
modifier- Alsacienne de l'intérieur : coups d'œil et de cœur sur l'Alsace d'aujourd'hui, éditeur Le Verger, (ISBN 978-2-84574-286-4, présentation en ligne) (autobiographie).
- Vosgial Killer: Meurtres en rando, éditeur Le Verger, (ISBN 978-2-84574-337-3, présentation en ligne).
- Noire-Neige, éditeur Le Verger, (ISBN 978-2-84574-403-5, présentation en ligne).
- €uros sanglants, éditeur Le Verger, (ISBN 978-2-84574-446-2, présentation en ligne).
Notes et références
modifier- ↑ « Florence Hugodot, celle qui a ouvert la préfectorale aux femmes », L'Alsace, (lire en ligne)
- ↑ Arrêté du 17 février 1972 du Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la fonction publique.
- ↑ Arrêté du Premier ministre du 28 juin 1974, publié au Journal officiel du 30 juin 1974.
- ↑ Florence Montreynaud, Le XXe siècle des femmes, Nathan, (ISBN 978-2-09-290064-2, lire en ligne), p. 584
- ↑ Guy Thuillier, Les femmes dans l'administration depuis 1900, Presses universitaires de France, coll. « Politique d'aujourd'hui », (ISBN 978-2-13-042027-9, lire en ligne), p. 92
- ↑ « Portraits des femmes pionnières du ministère de l’Intérieur », sur Ministère de l'Intérieur, [mars 2025] (consulté le )
- 1 2 3 Archives nationales, « inventaire des dossiers de carrière des hauts-fonctionnaires du ministère (sous-préfets, administrateurs civils, inspecteurs) depuis 1945 : notice "Florence Hugodot" », sur Salle de lecture virtuelle (consulté le )
- ↑ « [Mouvement préfectoral] Soixante-quinze postes sont concernés », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Nomination. Florence Hugodot : "Je suis curieuse de découvrir l'Alsace..." », Dernières nouvelles d'Alsace,
- ↑ Décret du 5 mai 1976 portant élévation de classe et nomination de sous-préfets, publié au Journal officiel n° 107 du 7 mai 1976.
- ↑ « Mlle Hugodot sera la première femme sous-préfet "territorial" », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Simone Monvert et Berthe Rolland : premières policières à Paris en 1935 », interieur.gouv.fr, consulté le 11 juillet 2026.
- ↑ Journal officiel, 5 janvier 1979.
- ↑ Journal officiel du 31 décembre 1981, p. 11567.
- ↑ Archives nationales, dossier "Uniforme féminin du corps préfectoral", cote 19880077/12.
- ↑ La commission s'élargira les années suivantes à de nouvelles sous-préfètes. En 1984 sont ainsi présentes, outre Florence Hugodot-Zeller, Anne Cuille, Bernadette Malgorn, Monique Durand, Suzanne Faucheux, France Gorny, Janine Louis, Séraphine Malgorn, Sylvette Méchineau, Michèle Merli, Janine Pichon et Anne-Marie Helleisen, Anne Merloz et Marie-France Haye-Guillaud.
- ↑ Légifrance, « Arrêté du 9 septembre 1993 portant admission à la retraite (tribunaux administratifs et cours administratives d'appel) », JORF, no 216,
- ↑ Florence Hugodot, Alsacienne de l'intérieur, Le Verger, (ISBN 9782845742864)
- ↑ Archives nationales, dossier de carrière (tribunal administratif).