Floriffoux
Floriffoux (en wallon Florifoû) est un village sur la rive gauche de la Sambre, à 10 kilomètres à l'ouest de la ville de Namur. Il fait aujourd'hui administrativement partie de la commune de Floreffe, dans la province de Namur (Région wallonne de Belgique). C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.
| Floriffoux | |||||
L’église Sainte-Gertrude, à Floriffoux. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Namur | ||||
| Commune | Floreffe | ||||
| Code postal | 5150 | ||||
| Code INS | 92045D | ||||
| Zone téléphonique | 081 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Floriffolien(ne) | ||||
| Population | 1 180 hab. (01/01/2025) | ||||
| Densité | 183 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 27′ nord, 4° 46′ est | ||||
| Superficie | 644 ha = 6,44 km2 | ||||
| Localisation | |||||
Localisation de Floriffoux dans la commune de Floreffe | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| Liens | |||||
| Site officiel | www.floreffe.be | ||||
| modifier |
|||||
Toponymie
modifierGéographie
modifierSituation
modifierSitué dans la vallée de la Sambre, le village présente une importante différence d'altitude entre le bas (83 m à l'écluse) et le haut de la vallée (194 m dans les bois situé au nord-est du village) soit une dénivellation de 111 mètres sur une distance d'environ 1 km à vol d'oiseau. Cette importante dénivellation est à l'origine de grandes différences de températures entre le haut et le bas du village notamment lors de certaines nuits d'hiver.
Topographie
modifierGéologie
modifierHydrographie
modifierÉvolution démographique
modifier
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
modifierListe des bourgmestres de 1830 à 1977
modifierPatrimoine et culture
modifierPatrimoine architectural
modifier- Le « vieux chêne de Floriffoux », classé comme « arbre remarquable » (un des plus gros chênes de Wallonie) est mort en 2008. Planté au XVIIe siècle, ou même auparavant, sa circonférence dépassait les 5 mètres. Il avait longtemps été utilisé comme arbre à clous. Son espace vital ayant été drastiquement restreint à un minuscule rond-point (dans les années 1980), il a été de plus stressé par des travaux successifs qui ont agressé son système racinaire, diminué son accès à l'eau et aux nutriments, avec des blessures racinaires notamment qui ont probablement favorisé son infestation par un champignon, l’armillaire (identifiée en 2007). Finalement abattu le , un nouveau chêne fut replanté au même endroit le [2].
- L’église Sainte-Gertrude, bâtie en 1909, se situe dans la partie haute et ancienne du village. Conçue par l’architecte Pierre Langerock, elle remplace un bâtiment plus ancien datant de 1845.[3].
- Le château de Dorlodot, construit au XVIIe siècle, appartenait à la famille Coppin de Grinchamps avant d’être acheté en 1870 par la famille de Dorlodot, qui le transforma considérablement. Édifié en pierre et en brique, il présente deux ailes en équerre flanquées de trois tours carrées. À l’est du château se trouve une maison du XIXe siècle, bâtie sur les vestiges d’un noyau plus ancien, provenant d’une ancienne chapelle castrale du XVIe siècle[4].
- Le Barrage-écluse de Floriffoux est la troisième et dernière écluse sur la Sambre, avant le confluent avec la Meuse. Il est précédé du pont routier reliant Floreffe à la Route Nationale 4 (RN4), et suivi du pont ferroviaire de la ligne ferroviaire 130 (Charleroi à Namur). À la hauteur du barrage-écluse, des deux côtés de la Sambre s’est développé un zoning industriel avec petit port fluvial.
- La fontaine Sainte-Gertrude, située rue Maugère, en contrebas de la ferme de la Tour et proche de l'ancien bras de la Sambre[4].
- Les silos à grain, construits entre 1968 et 1973 en béton brut par l’architecte J. Cosse et le bureau d’études Van Kerckove[5].

- Le petit charbonnage Sainte-Barbe (Charbonnage de Floreffe-Soye), accordé en 1822 et acquise par la famille Coppin sous l'appellation Charbonnage Sainte-Barbe du Bois planté qui se trouvait dans la partie occidentale du village (au lieu dit « Bois-Planté »), ferma ses portes en 1924[6]. Il faisait partie du bassin houiller de Basse-Sambre. Il en reste des vestiges.
Culture
modifierCinéma
modifierAnecdote
modifierDans le film de André Téchiné « Les Égarés » sorti en 2003, une voix-off annonce qu'un certain Jacques Legrain, disparu durant la seconde guerre mondiale, était né à « Horiffoux ». D'après les anciens, un certain Jacques Legrain né à… Floriffoux a effectivement disparu durant la guerre. L'erreur orthographique du village serait dû à l'assimilation du « F » majuscule avec le « l » d'écriture cursive formant une ressemblance très proche avec le « H » majuscule de l'écriture cursive.
Enseignement
modifierÉcole communale de Floriffoux, rue De Dorlodot.
Économie
modifierVie associative
modifierNotes et références
modifier- ↑ Jules Herbillon, Les noms des communes de Wallonie, Bruxelles, Crédit communal, coll. « Histoire » (no 70),
- ↑ COMES G. [2009].Les géants ne sont pas immortels. La Lettre de l’arboriculture ; Société française d’arboriculture51 : 29-30 (2 p., 6 fig.).
- ↑ Lomba 2013, p. 46.
- 1 2 Lomba 2013, p. 47.
- ↑ Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, p. 219.
- ↑ Lomba 2013, p. 50.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 5, t. 1, 2 et 3 : Province de Namur, Arrondissement de Namur, Liège, Éditions Solédi, 1975-1983, 835 p. (ISBN 2-8021-0008-4)
- Ghislaine Lomba, Le patrimoine de Floreffe, Agence Wallonne du patrimoine, coll. « Carnets du patrimoine » (no 89), , 64 p. (ISBN 978-2-87522-073-8)