Fondation Hugot du Collège de France

organisme de soutien financier des activités du Collège de France

La Fondation Hugot du Collège de France est une fondation qui a pour objectif premier de soutenir financièrement les activités du Collège de France.

Origine et création

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La fondation Hugot du Collège de France a été créée grâce au legs de deux mécènes, Hélène Hugot et son frère Jean-Pierre. Ils ont voulu soutenir les activités des professeurs du Collège de France. Sur la base des dispositions de leurs testaments, la Fondation Hugot se consacre au développement des activités du Collège de France et à la promotion des rencontres et échanges pluridisciplinaires, autour de tout ce qui touche à l'Homme, à sa culture et à son environnement[1].

Site et bâtiment

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Entre le quartier Saint-Germain-des-Prés et les quais de la Seine, la fondation Hugot a son siège dans un hôtel particulier, connu sous le nom de « Petit Tambonneau » ; c'est l'un des plus anciens hôtels particuliers de la rue de l'Université. Son histoire est liée à celle du luxueux hôtel Tambonneau ; il fut détruit en 1844 lors du percement de la rue du Pré-aux-Clercs, que Jean Tambonneau, président de la Chambre des comptes à l'université de Paris, fit édifier, à partir des années 1640, sur des plans de Louis Le Vau. Ce dernier édifia un second hôtel adjacent, qui deviendra l’actuel 11 rue de l'Université.

Plusieurs propriétaires se succédèrent ; le Conseil d’État finit par organiser, en 1948, la vente aux enchères de l’hôtel particulier ; il fut alors acheté par Hélène et Jean-Pierre Hugot. Ils le firent restaurer et le léguèrent au Collège de France. Les travaux réalisés depuis ont permis d'y aménager six studios pour les invités du Collège, ainsi que d’une grande salle de réunion, des bureaux et des locaux de service. Viendra plus tard la création d’un studio de tournage, pour enregistrer les enseignements des professeurs du Collège de France.

Le jardin fut imaginé par Jean-Baptiste de La Quintinie, précepteur de Michel-Antoine Tambonneau. Selon Charles Perrault, La Quintinie aurait effectué avec lui le voyage en Italie qui le fit abandonner la carrière d’avocat pour l’horticulture. Il débuta ses premières expériences botaniques dans les jardins de la rue de l’Université ; il sera ensuite appelé par Louis XIV à la direction du premier Potager du Roi à Versailles en 1661.

Actions

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Conformément aux souhaits testamentaires de Hélène et Jean-Pierre Hugot, la fondation Hugot du Collège de France a pour mission de favoriser « la rencontre des diverses disciplines qui œuvrent à la connaissance, à la formation et à l’épanouissement de l’homme » en aidant à rapprocher les « meilleurs esprits animés de ce même souci ». Son but est de développer « toutes études, recherches et activités ayant un double caractère à la fois humaniste et pluridisciplinaire » en s’attachant en particulier « à la connaissance et à la mise en valeur du patrimoine tant matériel que spirituel de la France et de l'Humanité [et] en donnant une place spécifique aux richesses historiques, culturelles et naturelles ». Elle s’intéresse notamment aux questions relatives « à la musique et à son rôle dans la culture humaine » ainsi qu’« aux rapports entre l’homme et le milieu environnant ».

Ces buts sont poursuivis à travers les différents projets portés par des professeurs du Collège de France auxquels la fondation apporte un soutien logistique ou financier. Ils visent généralement à accompagner l’activité d’enseignement au sein des différentes chaires : accueil des conférenciers invités, accord de subventions, organisation de colloques ouverts ou fermés ; ils peuvent aussi prendre la forme d’événements de grande ampleur comme les colloques de rentrée et les concerts. La chaire de Création artistique, créée en 2005, reçoit par exemple son soutien.

La fondation est également sollicitée pour la mise en œuvre de la politique patrimoniale et des travaux du collège. Elle a financé la régie audiovisuelle qui permet la diffusion des manifestations ; elle a contribué à l’achat d’œuvres comme l’esquisse du tableau de Guillaume Guillon Lethière représentant François Ier décidant de la fondation du Collège royal ; cette oeuvre orne aujourd’hui la salle d’assemblée des professeurs. Au fil des années, elle a affirmé son souci d’œuvrer à la mémoire de l’institution : entretiens filmés avec les professeurs, traduction de leurs travaux. Les œuvres complètes du mathématicien Jean-Pierre Serre, titulaire de la chaire Algèbre et géométrie de 1956 à 1994 ont ainsi pu être traduites en russe.

La liste des projets soutenus couvre de nombreuses disciplines, allant du droit international aux études byzantines et à la physique en passant par l’histoire de l’art, la littérature, la chimie, la médecine, les études orientales et l’histoire comparée. Les subventions sont ponctuelles, liées à un projet particulier, et doivent être demandées par un professeur du Collège de France en activité.

Organisation et direction

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Son bureau est composé de Thomas Römer, administrateur actuel, et qui occupe la chaire « Milieux bibliques » du Collège de France depuis 2007, de Florence Terrasse, actuelle directrice, de Jean-Noël Robert, secrétaire qui occupe également la chaire « Philologie de la civilisation japonaise » du Collège de France depuis 2011, enfin, de Michel Franck, trésorier de la fondation et ancien président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris.

Membres actuels[Quand ?]

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Le conseil d’administration de la fondation Hugot du Collège de France se réunit au moins deux fois par an. Il est composé de douze ou treize membres, dont sept appartiennent au Collège de France. Son président est l’administrateur du Collège de France, également président de l’assemblée des professeurs.

Anciens membres

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Le studio de tournage Hugot

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Conformément à son objectif de transmission de savoir[2], la fondation Hugot du Collège de France a mis sur pied un studio de tournage. Le Studio Hugot entend poursuivre le travail de la fondation en favorisant les rencontres transdisciplinaires et internationales afin d’encourager la diffusion de la connaissance auprès du plus grand nombre.

Le Prix Hugot

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Le prix Hugot a été créé par le conseil d’administration de la fondation Hugot du Collège de France en . Son objectif est de mettre en valeur la politique d’accueil des jeunes chercheurs du Collège de France en attribuant chaque année deux postes au sein de l’institution, accompagnés d’un prix solennellement remis en novembre lors de la réunion de rentrée de l’Administrateur[3].

Lauréats

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  • 2003-2004 : Ricardo Uribe Vargas
  • 2004-2005 : Hee-Jin Han
  • 2006-2007 : Wouter Henkelman
  • 2007-2008 : Jacques Boutet de Monvel
  • 2008-2009 : Igor Dotsenko
  • 2009-2010 : Nicolas Roch et Luca d’Ambrosio
  • 2010-2011 : Émilie Frenkiel et Matthieu Vernet
  • 2011-2012 : Beatrice Lietz et Jernej Mravlje
  • 2012-2013 : Yuji Murakami et Abihshek Banerjee
  • 2013-2014 : Caroline Devaux et Lauriane Chomaz
  • 2014-2015 : Jonathan Zapata et Sandra Zanella
  • 2015-2016 : Simon Henry et Jean-Baptiste Guillon
  • 2016-2017 : Tanya Yordanova et Adrien Genoudet
  • 2019-2020 : Valérie Schram et Mateusz Odziomek
  • 2020[3] : Xiaoming Hou et Jules Lavalou
  • 2021[3] : Pratik Dabhade et Mathilde Montaubin
  • 2022[3] : Pauline Guillemet et Stefan Harmansa
  • 2023[3] : Olimpia Cutinelli-Rendina et Sélim Natahi
  • 2024[3] : François Ceccaldi et Pegah Pournajafi

Notes et références

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  1. ↑ Pascale Cugy, « La Fondation Hugot du Collège de France fête ses quarante ans », La lettre du Collège de France, no 44,‎ , p. 40–41 (ISSN 1628-2329, DOI 10.4000/lettre-cdf.4392, lire en ligne, consulté le )
  2. ↑ « La Fondation Hugot | Collège de France », sur www.college-de-france.fr, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 « Prix Hugot », sur Collège de France (consulté le )

Liens externes

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