Forough Farrokhzâd

poétesse et réalisatrice iranienne (1935-1967)

Forough Farrokhzâd (Forough Farrokhzâd) (en persan : فروغ فرخزاد), née le à Téhéran et morte le dans la même ville, est une poétesse et réalisatrice iranienne. Elle est l'auteur de cinq recueils de poésie (le dernier étant posthume), ainsi que d'un documentaire court-métrage remarqué.

Forough Farrokhzad
La poétesse iranienne Forough Farrokhzâd[N 1].
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 32 ans)
TafrechVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nationalité
Activités
Fratrie
Pooran Farrokhzad (en)
Fereydoun FarrokhzadVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Parviz Shapour (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Captive (d), Le Mur (d), La Rébellion (d), Une autre naissance (d), Laissez-nous croire au début de la saison froide (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Tombe de Forough Farrokhzad, située au cimetière Zahir o-dowleh du quartier de Darband, dans le district de Shemiran à Téhéran.

Elle a joué un rôle de premier plan dans l'évolution de la poésie moderne en Iran. Controversée de son vivant, en raison de ses prises de position progressistes et de son féminisme, elle sera plus tard considérée comme l'une des grandes figures de la poésie iranienne du XXe siècle[1]. Aujourd'hui encore, elle reste très populaire dans son pays.

Biographie

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Jeunesse

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Forough Farrokhzâd naît à Téhéran le [2], troisième de sept enfants (trois filles et quatre garçons ; elle est la deuxième des filles). Son père est colonel[3],[4]. Forough signifie « éclat de lumière, rayonnement » et Farrokhzâd, « né sous une bonne augure »[5]. De 1940 à 1946, elle fréquente une école primaire mixte dans son quartier ; son père initie ses enfants la poésie, et il autorise sa fille à lire les ouvrages de sa bibliothèque. En 1946, elle rejoint le lycée Khosrokhavar avant de s'inscrire, en 1949, à l'école d'art Kamâl-al-Molk, où elle étudie la peinture et la couture[4]. Un certain nombre d'étudiantes de cette école deviendront des artistes de premier plan en Iran, et feront partie de son cercle[3].

Mariage et premier recueil

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Cependant elle ne termine pas ses études : en , elle épouse, malgré l'opposition de ses parents, Parviz Shapour (en), — qui deviendra un caricaturiste renommé[6]. C'est un voisin et parent éloigné né en 1923, qui la séduit par sa douceur et dont elle espère qu'il lui permettra d'échapper à son milieu familial[3],[4],[7]. Dans l'immédiat, le couple s'installe à Ahvaz (au sud de l'Iran), où Parviz a trouvé un poste dans l'administration, tandis que F. Farrokhzad abandonne ses études. En 1952, elle donne naissance à un garçon, Kâmyâr, et se consacre à ses tâches de mère et de maîtresse de maison[3].

Entre 1953 et 1954, elle publie ses premiers poèmes, dont le célèbre et controversé « Péché ». Elle se rend à Téhéran pour y voir des éditeurs, des poètes et des journalistes[3],[4]. En 1955 paraît son premier recueil de poèmes, Asir (اسیر , « La prisonnière »), mais sans qu'y soit intégré « Péché », poème « sulfureux », qui est un de ses textes les plus célèbres ; le recueil, préfacé par le célèbre critique Shojaeddin Shafa, est dédié à son mari[8].

Divorce

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En 1955 toujours, F. Farrokhzâd divorce de Shapour. Kâmyâr est confié à la garde de son ex-mari et de sa famille, et elle perdra tout droit de le voir[8]. La douleur qu'elle éprouve à cette séparation ne la quittera plus[4]. Elle entretient ensuite une brève liaison avec Nasser Khoâyâr, rédacteur en chef de la revue Rowshanfekr[N 2]. Après leur séparation, celui-ci publie un feuilleton, Les bourgeons bleus, qui raconte une histoire d'amour entre un éditeur et une poétesse sans foi, histoire qui narre sans doute la relation entre F. Farrokhzad et Nasser Khoâyâr[8]. L'histoire est largement répercutée dans les médias et F. Farrokhzâd est traînée dans la boue. Bouleversée par ces événements, elle doit finalement être hospitalisée durant un mois dans une clinique psychiatrique, où elle reçoit un traitement par électrochocs[8],[4].

Voyages

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Au début de l'année 1956, elle sort de l'hôpital. Au début de l'été, elle publie son deuxième recueil, Divâr (ديوار, « Le mur ») — dans lequel elle inclut « Péché »[9]. En juillet, elle entame un voyage d'une année en Europe : d'abord en Italie : elle y apprend la langue ; puis, le , elle gagne Munich. Là, elle vit chez son frère et s'initie auprès de lui à l'allemand et à la poésie de langue allemande. Elle visite également Rome mais trouve la religion catholique trop pesante en Italie[2]. Pendant toute cette période, elle continue à écrire. Elle retourne à Téhéran en et publie en feuilleton des Souvenirs de voyage en Europe (mais la série reste inachevée)[10]. Et surtout, en 1958, elle réunit des poèmes composés durant son voyage et les publie dans 'Osyân (عصيان , « Rébellion »).

Le tournant de 1958

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Cette année 1958 marque « un tournant décisif » dans sa vie : au cours de l'été, après la parution de Rébellion, elle rencontre Ebrahim Golestan (1922-2023), célèbre écrivain et cinéaste iranien, avec qui elle commence à coopérer[10],[11]. En même temps, cette rencontre est un coup de foudre qui marquera durablement la vie et l'œuvre de F. Farrokhzad[10].

Elle déménage à Tabriz en 1962 et réalise le court-métrage La maison est noire (en persan : خانه سیاه است, Kẖạneh sy̰ạh ạst), un film sur la vie des lépreux[12]. Apprécié par Chris Marker[6], le film remporte le grand prix du documentaire au Festival international du court métrage d'Oberhausen en 1963[13]. Plusieurs cinéastes européens — Jean-Luc Godard, Roberto Rosselini et Bernardo Bertolucci — la remarquent à cette occasion[2]. Cette même année, elle publie son quatrième recueil de poèmes, Tavallod-e digar (يتولدی دیگر, « Une autre naissance »).

Elle meurt le dans un accident de voiture, et elle est enterrée au cimetière Zahir-od-Dowleh, à Téhéran[2]. Sur sa tombe est gravé un de ses poèmes[14] : « Bon ami ! Si vous venez chez moi, apportez-moi une lampe, et une fenêtre, par laquelle je puisse regarder la rue bondée et heureuse. »

Son dernier recueil de poèmes, Imân biâvarim be âghâz-e fasl-e sard (ايمان بياوريم به آغاز فصل سرد , « Croyons au commencement de la saison froide  »), est publié de manière posthume, en 1974[1].

Littérature

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Forough Farrokhzâd a publié quatre recueils de poésie de son vivant, et un texte a été publié à titre posthume. Son œuvre est appréciée tant pour sa poésie que pour sa prose[2].

Les textes de Farrokhzâd contiennent de nombreuses références à la mythologie perse et sont notamment centrés sur l'amour. Sa poésie est d'ailleurs considérée comme une poésie sensuelle en ce qu’elle convoque souvent les sens du lecteur par l’évocation de couleurs, de sons[15].

Elle aborde également des enjeux relatifs aux droits des femmes, à l'instar de sa contemporaine Jâleh Qâem-Maqâmi[16].

  • Forough Farrokhzâd, Oeuvres en prose,2026, Éd. Belles Lettres, (ISBN 978-2251458618)
  • Forough Farrokhzâd : J'irai jusqu'au rivage du soleil: Poésie complète, 2026, trad. Leili Anvar, Éd. Gallimard, coll. Poésies, (ISBN 978-2073089755)

Filmographie

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Postérité

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  • Le titre du film d'Abbas Kiarostami, Le vent nous emportera (1999), est repris d'un poème de Forough Farrokhzad. Le cinéaste iranien construit son film autour de ce poème[17].
  • En , une sélection de ses poèmes traduits en anglais, faite par Maryam Dilmaghani, est publiée en ligne pour célébrer le quarantième anniversaire de sa mort.
  • Plusieurs émissions, notamment sur France Culture lui sont consacrées[N 3].
Admirateurs de l'œuvre de F. Farrokhzad, réunis sur sa tombe en 2003. Sur la couverture du livre : « Forough Farrokhzad » (en blanc) et le titre « Diwân » (ensemble de ses poèmes).

Notes et références

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  1. ↑ Version restaurée, recadrée et colorisée de la photo originale.
  2. ↑ « Intellectuel  » (G. Lazard, Dictionnaire persan français, Téhéran, 1990, p. 297 [Littéralement : qui a la pensée claire].
  3. ↑ Voir « Bibliographie », ci-dessous.

Références

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  1. 1 2 Pomarède 2024
  2. 1 2 3 4 5 Samuel Brussel, « La parution de toute la poésie ainsi que des œuvres en prose de Forough Farrokhzâd célèbre une voix éprise de liberté, sans concession », Le Temps,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 Anvar 2026, p. 413
  4. 1 2 3 4 5 6 Milani 2017
  5. ↑ Anvar 2026, p. 9
  6. 1 2 Emilie Grangeray, « "Forough Farrokhzâd (1934-1967), incarner la lumière", sur France Culture : la voix d’une poétesse iranienne surgie du fond de la nuit », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  7. ↑ Anvar 2026, p. 19
  8. 1 2 3 4 Anvar 2026, p. 414 ; 21
  9. ↑ Anvar 2026, p. 414 ; 22
  10. 1 2 3 Anvar 2026, p. 415 ; 22
  11. ↑ (en-US) Amir-Hussein Radjy, « Overlooked No More: Forough Farrokhzad, Iranian Poet Who Broke Barriers of Sex and Society », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  12. 1 2 Forough Farrokhzad, « The House is Black / Khaneh Siyah Ast », sur www.ubu.com, (consulté le )
  13. ↑ (en-US) « Forough Farrokhzad, a poet for all ages », sur NCRI Women, (consulté le )
  14. ↑ Roshanak Danaei, « La voix de l’histoire dans les cimetières de Téhéran », La Revue de Téhéran, no 126,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. ↑ Frédérique Fanchette, « Lundi poésie : Forough Farrokhzâd nous perse le cœur », Libération,‎ (lire en ligne).
  16. ↑ Moradi Shahdadi 2019
  17. ↑ Frédéric Ramade, « En compagnie de Forough Farâkhzâd », L'autre, vol. 5,‎ , p. 449-450 (lire en ligne)

Voir aussi

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Bibliographie

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Traductions en français

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(Classement par date de publication)

  • (fr) + (fa) Saison froide (Traduit du persan par Valérie et Kéramat Movallali), Orbey, Arfuyen, coll. « Les Cahiers d'Arfuyen », 1996, 64 p. (ISBN 978-2-908-82508-4)
  • Le temps passa et l’horloge frappa quatre coups (trad. par Kéramat Movallali), édition indépendante, 1996, 90 p. (ISBN 978-1-691-06820-3)
  • La Conquête du jardin : Poèmes 1951-1965 (trad. par Jalal Alavinia, préface de Christian Jambet), Châtenay-Malabry, Lettres persanes, 2008, 243 p. (ISBN 978-2-916-01200-1)
  • La Nuit lumineuse. Écrits : lettres, récits, nouvelles, articles (trad. par Jalal Alavinia et Thérèse Marini; ill.), Lettres persanes, 2011, 418 p. (ISBN 978-2-916-01210-0)
  • Poèmes 1954-1967 (trad. par Jalal Alavinia, préface de Christian Jambet), Châtenay-Malabry, Lettres persanes, 2015, 352 p. (ISBN 978-2-916-01213-1)
  • Œuvre poétique complète (trad. par Jalal Alavinia, préface de Christian Jambet), Châtenay-Malabry, Lettres persanes, 2017, 374 p. (éd. revue et augmentée du précédent) (ISBN 978-2-916-01220-9)
  • (fr) + (fa) Au seuil d'une saison froide (poèmes bilingue français-persan, trad. par Sara Saïdi B.), Paris, L'Harmattan, 2017, 154 p. (ISBN 978-2-343-13659-2)
  • Une autre naissance (trad. par Laura Tirandaz et Ardeschir Tirandaz), Genève, Héros-Limite, 2022, 116 p. (ISBN 978-2-889-55057-9)
  • Je suis la flamme (poèmes choisis et trad. du persan par Niloufar Sadighi et Franck Merger), Bruxelles, Maelström Éditions, 2022, 78 p. (ISBN 978-2-875-05427-2)
  • (fr) + (fa) Croyons à l'aube d'une saison froide, Genève, Héros-Limite, coll. « Feuilles d'herbe », 2023, 82 p. (ISBN 978-2-889-55082-1)
  • Forough Farrokhzad (1934-1967). Œuvre poétique complète (trad. par Jalal Alavinia, préface de Christian Jambet), Lettres persanes, 2017 (ISBN 978-2-916-01213-1) [Nouvelle éd. à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de la naissance de F. F.]
  • Œuvres en prose (édition, introduction, trad. et dossier de Sébastien Jallaud), Paris, Les Belles Lettres, 2026, 384 p. (ISBN 978-2-251-45861-8)
  • J'irai jusqu'au rivage du soleil. Poésie complète (édition et traduction du persan de Leili Anvar), Paris, Gallimard, coll. « Poésie » n° 600, 2026, 432 p. (ISBN 978-2-073-08975-5)
Dans les anthologies
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  • Mahshid Moshiri, S'il n'y a pas d'amour. Poésie contemporaine persane (1911-2011), L'Harmattan, 2012. [Huit poèmes de F. Farrokhzad]
  • Reza Achfar-Nadéri (présentation, traductions et commentaires, ill. Phil Donny), Revue Bacchanales n° 54 « Aube nouvelle. Poètes libertaires d'Iran », Montreuil, Éd. Le Temps des Cerises, 2015, 194 p. (ISBN 978-2-370-71073-4), p. 48-69 [Brève biographie, neuf poèmes, dont trois bilingues]
  • Myriam Bahramian, Le Mont Damâvand et ses poètes : Nima Yushij, Forough Farrokhzad et Syavasi Kasraï, L'Harmattan, coll. « Poètes de cinq continents », 2018, 188 p. (ISBN 978-2343138848) [Huit poèmes]

Études

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Ouvrages
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Articles
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  • Christine Kossaifi, « Farough Farrokhzad. Poétesse de la Perse moderne », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, no 1,‎ , p. 157-173 (www.persee.fr/doc/bude_0004-5527_2003_num_1_1_2104)
  • Agnès Devictor, « Forough Farrokhzad, poétesse du « Vent » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant)
  • « Cinéma iranien [bref rectificatif de l'art. du 24.11.1999] », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • (en) Farzaneh Milani, « Forûgh-Zamân Farrokhzâd », sur iranicaonline.org, Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
  • Philippe Piazzo, « La maison est noire : ... un verset de l'obscurité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Annick Peigne-Giuly, « Sur la piste des films oubliés », Libération,‎ (lire en ligne)
  • (en) Mahdieh Vali-Zadeh, « The Aesthetic of Desire and the Feminine Path of Individuation. The Case of Forough Farrokhzad », Anthropology of the Middle East, vol. 16, no 2,‎ , p. 110-127 (lire en ligne)
  • (it) Anna Vanzan, « Forugh Farrokhzad. Tehran 1935 - Tehran 1967 », sur enciclopedia delle donne.it, (consulté le )
  • (en) Abouzar Moradi-Shahdadi, « A comparative study of looking at women from the social dimension in the poetry of Alam Taj (Jaleh) Ghaem Maghami Farahani and Forough Farrokhzad », Religación. Revista de Ciencias Sociales y Humanidades, vol. 4, no 21,‎ , p. 35-44 (lire en ligne)
Émissions radiophoniques
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Littérature

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Articles connexes

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Liens externes

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