Fort Fleur d'Épée

fort au Gosier (Guadeloupe)

Le fort Fleur d'Épée est la plus importante fortification de Grande Terre en Guadeloupe (Antilles françaises). Il a été inscrit monument historique par arrêté du [1].

Fort Fleur d'Épée
L'entrée du Fort Fleur d'Épée.
Présentation
Type
Style
Fort militaire
Construction
XVIIIe siècle
Propriétaire
Département
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de la Guadeloupe
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Localisation sur la carte des Petites Antilles
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Situation

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Le fort se situe sur les hauteurs de la ville de Gosier, il surplombe de plusieurs dizaines de mètres la Grande Baie face à la pointe de la Verdure.

Historique

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Le fort Louis dont la construction remonte la fin du XVIIe siècle, ne protégeait pas tous les mouillages de Pointe-à-Pitre et en particulier celui de Grande Baie. Afin de remédier à cet inconvénient, l'ingénieur Labbé de Talsy[2] est chargé d'implanter, plus à l'est, une batterie sur le morne Fleur d'Épée. Aménagée après la guerre de Sept Ans, vers 1763, elle comporte 18 canons à gros calibres venant du fort Louis[3].

Devant la menace anglaise consécutive à la Révolution française, le gouverneur Collot, nommé en 1792, fait remplacer, à la hâte, la batterie par un fort[4].

Prise du fort aux Anglais en 1794[5].

Le fort est pris d'assaut par les Anglais le . Puis, dans la nuit du 6 au , il est repris par un bataillon français, mené par Victor Hugues et le général Charles Étienne Rouyer (ce dernier ayant été grièvement blessé durant l'assaut). Aidé d'anciens esclaves affranchis par le décret d'abolition du 4 février, et de colons républicains, les défenseurs du fort résistent aux tentatives de reprises par les troupes anglaises. Ces dernières sont totalement repoussées hors de la Guadeloupe le [5].

En 1801-1802, le fort est renforcé lors des soulèvements face au rétablissement de l'esclavage par Napoléon Bonaparte et à la révolte de Louis Delgrès[5].

Dans les années 1830, d'importants travaux sont effectués tels le creusement d'un fossé, le rehaussement du mur d'enceinte et du rempart, la construction du pont-levis et de l'entrée. Toutefois, en 1854, du fait d'un mur d'escarpe mal flanqué et d'une mauvaise implantation (il pouvait être bombardé depuis le morne Mascot voisin), le comité des fortifications propose son abandon définitif[6].

Architecture

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Le fort oblong[7] (150 mètres de long sur 45 mètres de large), occupe le sommet d'un morne dont il adopte la forme[8]. À l'inverse des forts traditionnels, il ne comporte pas d'éléments défensifs extérieurs. Le fort possèdait un fossé, une caserne, des magasins de stockage, un magasin à poudre et deux citernes[9]. Aujourd'hui, outre l'entrée avec son pont dormant sur le fossé, on peut encore voir les boyaux souterrains menant à de petites salles ainsi que le magasin à poudre et la cuisine avec son four.

Ouverture au public

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En 1946, le fort devient propriété du conseil général qui le rénove et l'ouvre au public dans les années 1960 sous l’impulsion de Mario Petreluzzi, premier président de la Société d’histoire de la Guadeloupe. Les vastes couloirs accueillent ponctuellement différentes expositions d'art en rapport avec la culture créole[8],[10]. Le conseil départemental lance un inventaire, dressé à la fin 2003, recensant l'ensemble des gravures, datées de 1812 à 2002, que comporte le fort, soit plus de 200 motifs, comme des écritures ou des dessins de navires[6].

Mémoire

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Le fort Fleur d'Épée fait partie du circuit « La Route de l'Esclave/Traces-Mémoires en Guadeloupe »[11], un projet porté par le conseil général de la Guadeloupe dans le cadre de sa politique culturelle et patrimoniale, qui se rattache aux « Routes des personnes mises en esclavage » initiées par l’UNESCO[8].

Galerie

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Notes et références

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  1. Notice no PA00105858, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Lazare Labbé de Talsy, futur directeur des fortifications.
  3. « Fort Fleur d'Epée | Fondation pour la memoire de l'esclavage », sur memoire-esclavage.org (consulté le )
  4. « Fort Fleur d'Epée - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
  5. 1 2 3 Kevin Porcher, « Prendre et défendre le fort Fleur d’Epée pendant la bataille de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) en 1794 », Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe, no 169, , p. 91–109 (ISSN 0583-8266 et 2276-1993, DOI 10.7202/1028370ar, lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 Fondation Clément, Le Patrimoine de la Guadeloupe, éditions Hervé Chopin, 2019, p. 426-427
  7. De forme plus longue que large, dont les angles sont arrondis.
  8. 1 2 3 « Fort Fleur d'Épée, Guadeloupe », sur esclavage-memoire.com
  9. Bruno Kissoun, « Fortifications des îles. Trois siècles d'architecture militaire en Guadeloupe : XVIIe-XIXe siècle », Bulletin Monumental, vol. 163, no 4, , p. 343–356 (DOI 10.3406/bulmo.2005.1576, lire en ligne, consulté le )
  10. « Culture créole – histoire et culture des caraibes et des antilles » (consulté le )
  11. https://ekladata.com/LDtS6sfi_9eBNZmff2Pismyj93c/route_de_lesclave_livret.pdf

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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