Fort du Trou-d'Enfer

fortification en France

Le fort du Trou-d'Enfer fait partie du réseau des forts d'Île-de-France. Il est situé dans la commune de Marly-le-Roi, dans le département des Yvelines. Il fut érigé entre 1877 et 1880 pour accueillir une garnison allant jusqu'à 800 hommes.

Fort du Trou-d'Enfer
Image illustrative de l’article Fort du Trou-d'Enfer
Description
Type d'ouvrage fort
Dates de construction 1877-1880
Ceinture fortifiée camp retranché de Paris
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle ?
Propriété actuelle ONF
Garnison ?
Armement de rempart ?
Armement de flanquement ?
Organe cuirassé néant
Modernisation béton spécial non réalisée
Programme 1900
Dates de restructuration non réalisée
Tourelles -
Casemate de Bourges -
Observatoire -
Garnison ?
Programme complémentaire 1908 non réalisé
Coordonnées 48° 50′ 57″ nord, 2° 05′ 12″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Fort du Trou-d'Enfer
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Fort du Trou-d'Enfer
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
(Voir situation sur carte : Yvelines)
Fort du Trou-d'Enfer

Historique

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Carte postale allemande antérieure à la guerre de 1914-18, montrant l'ensemble du système défensif du camp retranché de Paris.

Après la défaite de 1870, un besoin de défendre Paris

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En 1870, la France est en partie occupée par les armées prussiennes. À la suite de cette défaite, on met en place le système Séré de Rivières qui permet notamment la construction de fortifications pour défendre Paris (ou encore par exemple des forts de Douaumont et de Vaux autour de Verdun). Au total, ce sont 18 forts, redoutes et 34 batteries qui ont été construits entre 1874 et 1881.

Construction

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C'est dans ce cadre que le fort du Trou-d'Enfer a été construit par l'entreprise belfortaine de travaux publics Stractman.

Le fort prenait également le nom de « réduit du Trou-d'Enfer », en lien avec les 6 batteries annexes à proximité (Noisy, Marly, Auberderie, Champ de mars, Réservoirs, des Arches), et cet ensemble formait la « position de Marly ».

Description

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Prévu pour près de 800 hommes, l’entrée est défendue par des coffres de courtine qui flanquent également les fossés de gorge. Passé le pont mobile dont il subsiste le tablier en bois et quelques éléments du mécanisme, un casernement de troupe à l'étage est composé de 10 travées, chaque extrémité donnant passage à une autre cour, ainsi qu'aux magasins à poudre, pour une capacité totale de 200 tonnes. Dans la cour de droite un petit casernement abritait les officiers. Un puits permettait de récolter 5000 litres d'eau par jour. La défense des fossés était assurée par des caponnières[1].

Le fort était équipé en tout de 40 pièces d'artillerie, 23 pièces de rempart, 7 mortiers et 10 pièces de flanquement[1].

Ensemble patrimonial

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Au-delà de son fort militaire, le site Trou-d’Enfer s’étend sur environ 280 hectares sur lequel se trouve aussi une tour du télégraphe Chappe datant de 1793, un pont tournant du XVIIe siècle, ainsi qu’une ferme encore en activité dont les origines remontent à 1675[2] et l'aqueduc de Rocquencourt[3]. L’ensemble s’inscrit dans l’ancien domaine de chasse royale de Marly.

Postérité

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Le casernement de la troupe a en partie souffert d’un incendie en 1944, des planchers ont disparus entre les deux niveaux, mais il reste en bon état[1].

Les membres de l'OAS Albert Dovecar et Claude Piegts y furent exécutés après leur condamnation à mort en 1962 pour l'assassinat du commissaire central d'Alger[4].

Le site a été démilitarisé en 1966[3].

Le fort longtemps servi pour les chasses présidentielles, jusqu'à ce qu'elles y soient supprimées en 1995[5].

Le fort appartient aujourd'hui à l'ONF et peut se visiter (Office de Tourisme Saint Germain Boucles de Seine).

L’association Les Amis du Site du Trou d’Enfer, ASTE, a pour objet la préservation et la mise en valeur de ce site protégé, classé « naturel » depuis 1938, et dont deux éléments patrimoniaux sont classés monuments historiques.

Depuis plusieurs années, une fontaine des époux Poirier y a été déposée temporairement[6].

Notes et références

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Articles connexes

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