Forteresse d'Askeran

forteresse du Haut-Karabagh

La forteresse d'Askeran (azéri : Əsgəran qalası ; arménien : Ասկերանի բերդ ; russe : Аскеранская крепость) ou Maïraberd (arménien : Մայրաբերդ) est une forteresse située dans la ville d'Askeran, en Azerbaïdjan. On lui donne aussi les noms d'Askaran, d'Askatran et d'Asketran.

Forteresse d'Askeran
Présentation
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Patrimonialité
Cultural heritage monument in Azerbaijan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Situation

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La forteresse d'Askeran sur un timbre poste de l'Azerbaïdjan en 2003

La forteresse est située en périphérie sud d'Askeran, sur une colline végétalisée dominant les rives du Karkar (en) et la route reliant Khankendi, située à 17 km, à Tigranakert.

Description

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L'épaisseur des murs de la forteresse est de 2 mètres et leur hauteur est de 9 mètres. Des tours rondes entourent la forteresse sur les murs. Elles sont construites en petits cailloux et en calcaire maçonnés et rejointoyés à la chaux. Elle servaient de points d'observation. Les murs étaient surmontés d'étroits couloirs pour pouvoir communiquer entre les tours[1]. Cette forteresse disposait aussi d'une double rangée de murs qui la rendait imprenable. Le fait qu'elle se trouve dans une région de montagne dans une gorge renforçait ce caractère.

Les murs de protection, l'entrée et les tours se trouvent sur le flanc d'une colline. Dans les murs, du côté intérieur, des niches et des meurtrières assurent la défense. Grâce à plusieurs niches verticales dans la façade, il est possible aujourd'hui d'accéder au sommet des tours et des murs d'enceinte.

Histoire

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La forteresse permettait aussi le stationnement de troupes, et ce, depuis le milieu du XVIIIe siècle. C'est dans les années 1788-1789 que la forteresse est construite à des fins de défense. Ses murs s'étendent sur une longueur de 1,5 km et impressionnent par leur puissance et leur invulnérabilité. Plus d'une fois dans l'histoire, la forteresse joue le rôle de puissant bouclier protecteur dans la vallée de Karkarsk pour la ville de Chouchi.

Au Moyen Âge, il existait déjà une forteresse à cet endroit dans le village arménien appelée Maïraberd (arménien : Մայրաբերդ)[1]. Au XVIIIe siècle, c'est à l'initiative de Panah Ali Khan, qui voulait protéger les environs de la ville de Chouchi, qu'a vu le jour cette nouvelle forteresse à doubles murailles.

En juin 1805, à l'époque de la guerre russo-persanne, plus de 40 000 soldats de l'armée perse sont passés par la forteresse pour assaillir la ville de Chouchi. À l'initiative du général Paul Tsitsianov, des détachements de volontaires arméniens sont formés auxquels il s'adresse en ces termes : « Souvenez-vous de votre ancienne bravoure, soyez prêts à emporter la victoire et montrez que vous êtes aujourd'hui les mêmes courageux arméniens du Karabakh qui étaient la crainte de la cavalerie perse ». L'une de ces unités, avec à sa tête le melik (en) Vani et Akop Yousbachi Atabekian, a pris part à la bataille au pied des murs de la forteresse. Un détachement sous les ordres du colonel Paul Kariaguine (1752-1807), composé de 400 combattants, a été encerclé sur une colline dans le village de Khramort. Une plaque commémorative posée par les habitants de Khramort immortalise la mémoire des soldats russes et arméniens tombés lors de la défense de Chouchi et d'Askeran en juin-juillet 1805[1].

Entre 1918 et 1920, une garnison était casernée qui protégeait la vallée de Karkarck sous le commandement du colonel Badalkokhian[1]. La forteresse a été détruite par des membres du parti des Mousavatistes d'Azerbaïdjan lors de l'assaut de la ville d'Askeran en 1920.

La forteresse est gravement endommagée pendant la guerre du Haut-Karabagh de 1988 à 1994 où l'une des tours s'effondre. Elle fait partie de la région d'Askeran dans la république du Haut-Karabagh et fait l'objet de restaurations successives à partir de 2002.

Jusqu'en 2016, les travaux de restauration concernent les parties extérieures puis l'intérieur, mais les lieux restent ouverts au public. La situation de l'édifice fait alors espérer un développement touristique aux responsables de ce secteur[2].

Bibliographie

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  • (ru) C. Mkrtchian, Monuments historico-architecturaux du Haut-Karabagh [« Լեռնային Ղարաբաղի պատմա-ճարտարապետական հուշարձանները »], Erevan, «Айастан»,‎ , 360 p. (ISBN 5-540-00402-7)

Références

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  1. 1 2 3 4 Mkrtchian 1988.
  2. ↑ « Reconstruction de la forteresse d'Askeran », 1, Abaka news,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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