Fortifications de Châtelais

rempart de ville à Châtelais (Maine-et-Loire)

Les fortifications de Châtelais sont un ensemble fortifié datant du XIIIe siècle situé à Châtelais, ancienne commune française du département de Maine-et-Loire[1].

Fortifications de Châtelais
Porte Guerchoise, ancienne porte de la ville.
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Localisation

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L'ensemble fortifié est situé dans le département de Maine-et-Loire, sur la commune de Segré-en-Anjou Bleu.

Historique

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L'enceinte du bourg daterait du XIIIe siècle. À cette époque, la paroisse de Châtelais dépendait de la baronnie de Pouancé. En 1423, durant la guerre de Cent ans, le bourg de Châtelais est attaqué par les Anglais de William Poole qui ruinent l'enceinte et détruisent probablement le château. Jean II d'Alençon, seigneur de Pouancé, prisonnier des Anglais, vend son bien à Louis de Rohan, en 1427, afin de payer sa rançon. Avant leur destruction, les fortifications de Châtelais semblaient se composer d'un château doublé d'une enceinte monumentale surplombant la rivière l'Oudon. L'ensemble est percé d'au moins trois portes : la porte Guerchoise, la porte Craonnaise et la porte ou poterne Saint-Michel. Lors des Guerres de Religion, à la fin du XVIe siècle, l'enceinte est une nouvelle fois ruinée.

Les ruines de l'enceinte disparaissent peu à peu par réutilisation des pierres. La porte craonnaise est détruite dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les vestiges des fortifications sont inscrits au titre des monuments historiques en 1964[1].

Description

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De l'ensemble des fortifications de la ville, seuls trois vestiges sont désormais visibles.

La porte Guerchoise est le vestige le plus représentatif et le plus connu. Elle consiste en une porte fortifiée constituée de deux massifs pleins formant le passage de 3 mètres de large. La couverture du passage était probablement constituée d'un arc brisé, dont le départ et l'encadrement en tuffeau sont encore visibles. Le système de fermeture était constitué de vantaux, voire d'un assommoir. La partie haute de la porte est accessible par deux escaliers partant de chaque côté de la porte. Selon l'Inventaire général, le système de défense archaïque caractérisé par l'absence d'ouverture de tir et la présence simple d'une porte permet d'envisager une construction au XIIIe siècle[2].

La porte Craonnaise, menant vers l'est, n'est plus visible qu'à l'état de vestige très dégradé. Elle aurait été de même facture que la porte Guerchoise.

Un vestige de fortifications comprenant une tour d'enceinte appelée « Tour carrée », les fondations d'une tour circulaire et des pans de courtine est encore visible au sud-est du bourg. La « Tour carrée » présente un appareil en tuffeau et en schiste.

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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Références

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