La forêt de Kaya Kauma, encore appelée le Kaya Kauma, est une forêt sacrée située dans la localité de Jaribuni , dans le comté de Kilifi sur la côte nord du Kenya. Elle fait partie des forêts de Kaya des Mijikenda, inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 2008.

Géographie

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Le Kaya Kauma est situé sur les basses collines de Jaribuni à une altitude de 120 mètres au-dessus du niveau de la mer, aux coordonnées géographiques 3° 22′ 42″ N, 39° 26′ 31″ E. Le relief descend en pente vers le nord jusqu'à la rivière Ndzovuni, qui se jette dans la crique de kilifi à Mtsanganyiko. La zone ouest de la forêt abrite un kaya secondaire dénommé starehe kambe, ainsi qu'une zone humide riveraine composée de fougères. Le secteur nord se caractérise par les fourrés de cynometra et des plantes grimpantes telles que l'orchidée vanilla roscheri[1].

Histoire

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La forêt de Kaya kauma constitue les anciens sites d'habitat fortifiés du peuple Mijikenda et abrite leur patrimoine historique et spirituel. le village culturel est établi au coeur du site, protégé par la forêt naturelle, et comprend des espaces historiquements attribués aux différents clans. La forêt comprend une zone rituelle nommée kadzumba ka Mlungu (la maison de Dieu), située le long de l'entreé sud, où les femmes exécutent des danses divinatoires (Ngoma za Mibingu Kutambira) pour prédire le temps, les récoltes ou les calamités[2].

Biodiversité

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La forêt de kaya kauma forme un réseervoir de biodiversité comprend des espèces végétales d'importance économique, médicinale et écologique. Elle abrite la plante endémique côtière Aloe kilifiensis, dont un seul regroupement subsiste sur le site. Parmi les autres espèces végétales figurent Afzelia quanzensis, Adenium abesum, Adansonia digitata (baobab) e vanilla roscheri[3].

La forêt de Kaya Kauma dispose de 74 espèces d’oiseaux réparties en 36 familles, dont 27 dépendent de l’écosystème forestier. Deux espèces d’oiseaux sont classées comme «quasi menacées» par l’UICN notamment l’aigle-serpentaire du Sud (Circaetus fasciolatus) et le touraco de Fischer (Tauraco fischeri).Elle sert de halte à des oiseaux migrateurs intercontinentaux comme le guêpier d’Europe (Merops apiaster) et le loriot d’Europe (Oriolus oriolus), ainsi qu’à des migrateurs intra-africains. Parmi les papillons, figurent Baliochila minima, Graphium philonoe et l’espèce endémique côtière Neptidopsis fulgurata. La faune comprend également des primates, des dik-diks (Kavii), des pythons, des cochons sauvages (Ngulue) et diverses espèces d’insectes comestibles (abeilles, chenilles Maungu, sauterelles). Les grands mammifères ont toutefois disparu en raison de la chasse historique et de la dégradation de l’habitat[4].

Notes et références

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  1. ↑ (en) Musée national du Kenya, « Plan de gestion stratégique pour l'utilisation durable de la foret sacrée de Kauma », archive,‎ (lire en ligne Accès libre [PDF])
  2. ↑ « Les forêts sacrées de Kaya », archive, no 1231,‎ , p. 3,4,5,9, (lire en ligne Accès libre [PDF])
  3. ↑ « Les croyances traditionnelles aident à protéger la forêt de Kaya Kauma au Kenya », archive,‎ (lire en ligne Accès libre)
  4. ↑ Ashikoye Okoko, « Protection intégrée du patrimoine culturel et naturel des forêts sacrées de Mijikenda Kaya » Accès libre [archive], sur https://panorama.solutions,

Voir aussi

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