Foulque macroule

espèce d'oiseaux

Fulica atra

Fulica atra
Description de cette image, également commentée ci-après
Foulque macroule, en France.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Rallidae
Genre Fulica

Espèce

Fulica atra
Linnaeus, 1758

Répartition géographique

Description de l'image FulicaAtraIUCN2019 2.png.
  • Présence permanente.
  • Présence en période de nidification.
  • Présence en période d'hivernage.
  • Présence d'égarés.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Foulque macroule (Fulica atra) est une espèce d'oiseaux de la famille des Rallidae. Originaire d'une vaste partie de l'Ancien Monde et de l'Océanie, elle est la principale espèce de foulques naturellement présente en Europe.

C'est une espèce grégaire sur les étendues d'eau en hiver. Migratrice partielle, au vol d'apparence laborieuse, elle niche dans les roselières ou parmi les plantes palustres.

Elle est souvent confondue avec la Gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus). Elle s'en différencie pourtant aisément par son gabarit plus massif, son bec blanc qui se prolonge par une plaque blanche sur son front, son plumage assez uniformément gris-noir et ses pattes plus courtes, verdâtres, avec de grands doigts lobés bleuâtres à la morphologie particulière. Plus aquatique, elle passe le plus clair de son temps à flotter à découvert sur les plans d'eau, ce qui rend cet oiseau abondant bien visible partout où il est présent. Elle plonge très fréquemment pour chercher sa nourriture, majoritairement végétale, jusqu'à plusieurs mètres de profondeur. Au contraire, la poule d'eau, plus farouche, se cache souvent dans la végétation dense des berges ou flottante, trouve sa nourriture plus près de la surface ou parmi les végétaux émergents et va fréquemment picorer sur la terre ferme. Les deux espèces cohabitent très souvent dans des zones humides diverses, car elles y occupent des niches écologiques différenciées.

Avec la poule d'eau et le Canard colvert (Anas platyrhynchos), la Foulque macroule fait partie des oiseaux d'eau qui fréquentent souvent les plans d'eau anthropisés, comme les canaux et les étangs des parcs urbains. Là où elle n'est pas chassée, elle peut devenir très familière avec l'homme. On peut alors l'observer se nourrir de près, sans qu'elle soit effarouchée. Elle peut nicher près des habitations, voire dans les ports.

La Foulque macroule est aussi appelée blairie en Picardie[1], judelle ou jodelle dans l'Ouest[2]. Elle était autrefois aussi nommée morelle selon Buffon[3], en raison de sa couleur noire.

Description

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Détail d'une tête de Foulque macroule (sur son nid, en Belgique).

C'est un oiseau au corps arrondi ; la plupart des spécimens arborent un plumage presque entièrement gris-noir. Il mesure entre 32 et 42 cm de long. Il pèse de 300 g à 1,2 kg[4].

La Foulque macroule  souvent confondue avec la poule d'eau, un peu plus petite à l'âge adulte  s'en distingue par ses pattes verdâtres aux longs doigts lobés, un bec blanc surmonté d'une plaque frontale (ou écusson) également blanche, des yeux ronds et rouges et des rémiges secondaires bordées de blanc.

Comportement

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Dickcissel d'Amérique mâle perché sur un poteau métallique, chantant cou tendu et bec ouvert.

Chants et appels

L'appel de la Foulque macroule :

La Foulque macroule chante plutôt de nuit ou lors de ses vols au printemps ; son répertoire inclut une sorte de bref éternuement[5].

Alimentation

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L'oiseau a un régime omnivore, à forte tendance végétarienne. Elle plonge souvent et habilement pour chercher sa nourriture jusqu'à deux, voire 4 à 5 m de profondeur. Elle nage lentement, avec un hochement caractéristique de la tête. Elle défend son territoire et en chasse les intrus.

Reproduction

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Comme la poule d'eau, la Foulque macroule construit généralement un nid de branchages et matières végétales, posé sur une souche ou des végétaux à la surface de l'eau, souvent à faible profondeur et bien visible. Le nid peut être renforcé et surélevé si l'eau ne monte pas trop rapidement.

La femelle pond de 5 à 9 œufs blanc cassé brillant légèrement mouchetés (plus volumineux et plus clairs que ceux de la poule d'eau). L'incubation dure un peu plus de 21 jours et les poussins sortent souvent de l'œuf sur plusieurs jours, fin avril pour les premières couvées (d'autres pouvant suivre en cas de perte des petits) jusqu'en fin juillet. Les jeunes quittent le nid après quelques jours, encadrés en sous-groupes par les deux parents. La femelle niche avec une moitié de la portée alors que le mâle construit une nouvelle plate-forme pour les poussins qu'il élève. Les jeunes mangent de manière autonome après 4 semaines. Il leur faut encore 4 semaines avant de pouvoir voler. Les jeunes ont une tête et un bec rouge à la naissance.

Habitat

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Colonie de Foulques macroules (Domaine Solvay) à La Hulpe.

Cet oiseau vit et niche dans les berges de cours d'eau et dans presque tous les types de zones humides (hors tourbières acides). On le trouve occasionnellement sur des eaux saumâtres ou salées (baies de faible profondeur).

Répartition et sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[6], la Foulque macroule est représentée par 4 sous-espèces (ordre phylogénique) :

Ses deux plus importants sites d'hivernage en France demeurent la Camargue et le lac du Bourget : un peu plus 10 000 foulques y sont recensées chaque année.

Pathologies

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Une étude sérologique récente (2018) aux Pays-Bas[7] a montré que les Foulques macroules pouvaient être infectées par le virus tropical Usutu, qui remonte vers le nord, et considéré comme source d'une maladie émergente trouvée en Europe depuis le début du XXIe siècle chez diverses autres espèces d'oiseaux[8]. Ce virus peut parfois toucher l'homme, probablement via des moustiques Culex pipiens. Cela a rarement été le cas à ce jour, tant que ce virus ne mute pas en s'adaptant à notre organisme.

Galerie

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Références

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  1. François Sueur et Xavier Commecy, Guide des oiseaux de la baie de Somme, .
  2. « Judelle », sur CNRTL, (consulté le )
  3. Oiseaux.net, « La Foulque », La Foulque vue par Buffon, sur Oiseau.net (consulté le ).
  4. Collectif (trad. Marine Bellanger), Le règne animal, Gallimard Jeunesse, , 624 p. (ISBN 2-07-055151-2), Foulque macroule page 300
  5. Cd (chants enregistrés) « Tous les Oiseaux d'Europe » de Jean C. Roché, Ed : Sittelle.
  6. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  7. (en) S. M. Lim, M. Geervliet, J. H. Verhagen, G. J. D. M. Müskens, F. A. Majoor, A. D. Osterhaus et B. E. E. Martina, « Serologic evidence of West Nile virus and Usutu virus infections in Eurasian coots in the Netherlands », Zoonoses and public health, vol. 65, no 1, , p. 96-102 (résumé).
  8. (en) Michel, F., Fischer, D., Eiden, M., Fast, C., Reuschel, M., Müller, K., Lühken, R. et al., « West Nile Virus and Usutu Virus Monitoring of Wild Birds in Germany », International journal of environmental research and public health, vol. 1, no 15, , p. 171 (lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) P. B. Taylor, « Family Rallidae (Rails, Gallinules and Coots) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne Inscription nécessaire), p. 205-206 & planche 18 p. 202.

Liens externes

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