Fracture du pisiforme
Une fracture du pisiforme est une fracture de l’os pisiforme du poignet. Les symptômes incluent une douleur au poignet du côté de l’auriculaire[1],[3]. Elle peut survenir en association avec d’autres fractures osseuses du poignet, une lésion du nerf ulnaire ou de l’artère ulnaire[4],[5]. Les complications peuvent inclure l’arthrite et la nécrose avasculaire[1],[2].
| Causes | Choc direct, blessure répétitive[1] |
|---|---|
| Complications | Arthrite, nécrose avasculaire[1][2] |
| Diagnostic | Imagerie médicale[3] |
|---|---|
| Différentiel | Fracture de l’hamatum, muscle fléchisseur ulnaire du carpe tendinopathie[3] |
| Traitement | Immobilisation, chirurgie[1][3] |
| Pronostic | Généralement bon[3] |
| Fréquence | <2 % des fractures du poignet[1] |
|---|
La cause est généralement un choc direct au poignet, comme cela peut se produire lors de la pratique d’un sport, d’une chute sur la main tendue ou de traumatismes répétitifs[1],[5]. Elle peut également se produire sous forme de fracture par arrachement[1]. La fracture peut se présenter de manière différente : transversale, parasagittale, comminutive et pisiforme-triquétrale[1].
Diagnostic
modifierLe diagnostic se fait généralement par radiographie, bien que des prises de vue spécifiques puissent être nécessaires[1]. Un scanner osseux peut être réalisé pour exclure d’autres lésions[6]. La fracture peut être mieux visible sur une radiographie spécifique du poignet connue sous le nom de vue du canal carpien ou sur une vue latérale avec 30 degrés de supination[4].
Traitement
modifierLe traitement peut comprendre une immobilisation orthopédique par plâtre pendant 4 à 6 semaines ou une intervention chirurgicale[1],[2]. L’intervention chirurgicale peut consister à placer une vis ou à retirer le pisiforme lui-même[4]. Les résultats sont généralement bons[3].
Épidémiologie
modifierLes fractures du pisiforme représentent moins de 2 % des fractures des os du poignet[1],[5]. Il s’agit de la fracture d’os du poignet la plus rare avec celle du trapézoïde[6]. La fracture a été décrite pour la première fois en 1908[7].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Suh, Ek et Wolfe, « Carpal fractures. », The Journal of hand surgery, vol. 39, no 4, , p. 785-91; quiz 791 (PMID 24679911, DOI 10.1016/j.jhsa.2013.10.030)
- 1 2 3 (en) William P. Cooney, The Wrist: Diagnosis and Operative Treatment, Lippincott Williams & Wilkins, (ISBN 978-1-4511-4826-8, lire en ligne [archive du ]), p. 455 « The Wrist: Diagnosis and Operative Treatment », (archivé sur archive.org)
- 1 2 3 4 5 6 « Pisiform Fracture - Hand - Orthobullets » [archive du ], www.orthobullets.com (consulté le ) « Pisiform Fracture - Hand - Orthobullets », (archivé sur archive.org)
- 1 2 3 Weerakkody, « Pisiform fracture | Radiology Reference Article | Radiopaedia.org » [archive du ], Radiopaedia (consulté le ) « Pisiform fracture | Radiology Reference Article | Radiopaedia.org », (archivé sur archive.org)
- 1 2 3 (en) Ron Walls, Robert Hockberger et Marianne Gausche-Hill, Rosen's Emergency Medicine - Concepts and Clinical Practice E-Book, Elsevier Health Sciences, (ISBN 978-0-323-39016-3, lire en ligne [archive du ]), p. 516 « Rosen's Emergency Medicine - Concepts and Clinical Practice E-Book », (archivé sur archive.org)
- 1 2 (en) Mahmut Nedim Doral, Jón Karlsson, John Nyland et Karl Peter Benedetto, Intraarticular Fractures: Minimally Invasive Surgery, Arthroscopy, Springer, (ISBN 978-3-319-97602-0, lire en ligne [archive du ]), p. 200 « Intraarticular Fractures: Minimally Invasive Surgery, Arthroscopy », (archivé sur archive.org)
- ↑ (en) Richard A. Berger et Arnold-Peter C. Weiss, Hand Surgery, Lippincott Williams & Wilkins, (ISBN 978-0-7817-2874-4, lire en ligne [archive du ]), p. 419 « Hand Surgery », (archivé sur archive.org)