François Macirone

officier français

François Macirone, dit Maceroni, né en 1788 à Londres et mort en 1846, est un militaire français du Premier Empire.

Francis Maceroni
Portrait de François Macirone.
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Dernier aide de camp de Joachim Murat, il s'embarque en 1817 pour l'Amérique du Sud où il prend part aux guerres d'indépendance des colonies espagnoles.

Biographie

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Jeunesse

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Né en 1788, fils de Peter Augustus Macirone (Pietro Bonaventura Augusto Macirone), un marchand italien et ancien instituteur résidant en Angleterre, Maceroni fut envoyé en 1803, à l’âge de quinze ans, vivre à Rome chez l’un de ses oncles, Giorgio, qui occupait alors le poste de ministre des Postes auprès de Pie VII[1]. Conformément aux souhaits de son père, Maceroni y fut placé en apprentissage dans la maison de commerce de la famille de banquiers Torlonia. Étant toutefois manifestement peu doué pour les travaux de copie et de comptabilité, il fut bientôt affecté à une tâche plus utile par Torlonia : s’occuper des nombreux visiteurs anglophones de Rome qui sollicitaient les services du banquier[2]. En 1804, en compagnie de l’architecte Robert Smirke, qui effectuait alors un Grand Tour, Maceroni entreprit un périple à pied, qui dura plusieurs jours, de Tivoli à Naples, le long des sentiers de montagne des Apennins, en passant par Palestrina, Cori, Arpino et Monte Cassino avant de descendre vers Capoue et Naples ; Smirke avait réalisé de nombreux croquis des vestiges antiques qu’ils avaient rencontrés sur leur route[3]. Au monastère de Monte Cassino, ils virent exposé un énorme fémur censé appartenir à saint Christophe, mais dont Maceroni et Smirke soupçonnaient tous deux qu’il s’agissait de celui d’un éléphant ou d’un mammouth[4].

Maceroni devint colonel de cavalerie et servit comme aide de camp de Joachim Murat, roi de Naples pendant les guerres napoléoniennes (dont il rédigea plus tard la biographie)[5] ; il combattit également aux côtés des insurgés espagnols en 1822-1823 pendant le Triennat libéral.

Alors qu'il était au service de Murat, Maceroni fit découvrir à la cour napolitaine le tir à l'arc, le cricket et la tradition des dîners hebdomadaires. Malheureusement, le cricket ne survécut pas à son départ[6].

La voiture à vapeur de Maceroni

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En 1825, alors qu’il vivait à Manchester, il s’intéressa aux travaux de Sir Goldsworthy Gurney et rejoignit l’atelier de ce dernier à Regent’s Park, sur la recommandation de Sir Anthony Carlisle, officiellement pour travailler sur ses propres inventions. Il y resta six mois et s’impliqua suffisamment dans les travaux de Gurney – il fut témoin de l’un des premiers contrats de construction de voitures – pour convaincre plusieurs amis d’investir dans l’entreprise.

Après un séjour à Constantinople où il aida les Turcs à combattre les Russes, il revint à Londres en 1831 et s’associa à un ancien employé de Gurney, le menuisier John Squire. En 1833, les deux hommes avaient construit leur propre voiture à vapeur. Il s’agissait d’un véhicule simple pouvant transporter jusqu’à quatorze passagers, développant une puissance de 30 chevaux-vapeur (22 kW) à une vitesse de 14 mph (23 km/h) et gravissant les côtes sans difficulté. La voiture fut mise en service pendant quelques semaines entre Paddington et Edgware sans rencontrer de problèmes mécaniques majeurs et, en 1834, après l’adoption par la Chambre des communes d’un nouveau projet de loi sur l’exonération des péages, Maceroni construisit une nouvelle voiture, plus spacieuse. Mais le projet de loi échoua à la Chambre des lords et Maceroni connut des difficultés financières. Afin de respecter les termes des brevets belges et français qu’il avait négociés auparavant, il expédia ses deux voitures restantes à Bruxelles et à Paris, sous la responsabilité du spéculateur italien, le colonel d’Asda. D’Asda fit circuler les voitures pendant plusieurs mois, ce qui leur valut une grande publicité, puis il les vendit et disparut avec l’argent. En 1835, Maceroni publia un ouvrage sur la traction à vapeur routière et tenta de lever de nouveaux capitaux, mais la panique qui s'empara du marché des investissements ferroviaires en 1837 anéantit ses espoirs et, en 1841, la révélation de graves malversations aboutit à la saisie de tous ses biens[7].

Maceroni vécut en Angleterre pendant la majeure partie de sa vie et publia ses mémoires en 1838.

Publications

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  • Interesting Facts Relating to the Fall and Death of Joachim Murat, King of Naples, London: 1817.
  • An appeal to the British nation on the affairs of South America, London: 1819.
  • Practical Instructions For the Improvement of the Carriage Pavements of London, London: 1827.
  • Project for armed unions : foot-lancer system recommended for volunteer corps throughout the country, London: 1831.
  • Two letters: on the character of the Duke of Wellington, and on defence in the streets, London: 1832.
  • Hints to Paviors; With Various Plans Proposed for the Improvement of Carriage Pavements, Also a Paper on The Increasing of Daylight in London, London: 1833.
  • A Few Facts Concerning Elementary Locomotion, London: 1834.
  • Proofs and demonstrations of the powers and qualities of Colonel Maceroni's patent steam carriage, London: 1835.
  • Memoirs of the Life and Adventures of Colonel Maceroni, 2 vols., London: 1838.

Notes et références

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  1. ↑ Memoirs, I, 22.
  2. ↑ Memoirs, I., 55.
  3. ↑ Memoirs, I., 71.
  4. ↑ Memoirs, I., 80.
  5. ↑ Interesting Facts Relating to the Fall and Death of Joachim Murat, King of Naples, London, Ridgways, (lire en ligne)
  6. ↑ Giugliano, Ferdinando (16 August 2012) "In search of Italy's Federico Flintoff", Financial Times, p. 8.
  7. ↑ (en) Dale H. Porter, The Life and Times of Sir Goldsworthy Gurney, Lehigh University Press, , 118–119 p. (ISBN 0-934223-50-5)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Jacques Marquet de Montbreton de Norvins, Antoine-Vincent Arnault, Antoine Jay et Étienne de Jouy, Nouvelle biographie des contemporains, ou Dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes qui, depuis la Révolution française, ont acquis de la célébrité, Librairie historique, (lire en ligne), p. 212-215
  • Louis-Gabriel Michaud, Biographie des hommes vivants: ou, Histoire par ordre alphabétique de la vie publique de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs actions ou leurs écrits, vol. 4, L.G. Michaud, (lire en ligne), p. 277-278
  • Joseph Marie Quérard, La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique des savants, historiens et gens de lettres de la France,: ainsi que des littérateurs étrangers qui ont écrit en français, plus particulièrement pendant les XVIIIe et XIXe siècles, Firmin Didot père et fils, (lire en ligne), p. 413.

Liens externes

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