Françoise Gaume-Mahn

chimiste française

Françoise Gaune-Mahn, née le au Raincy et morte le à Capbreton, est une chimiste française spécialiste des terres rares et ancienne directrice du laboratoire de physico-chimie des matériaux luminescents de l'université Claude-Bernard-Lyon-I. Ses travaux sont récompensés par la médaille d'argent du CNRS et le Grand prix Pierre-Süe de la société chimique de France.

Françoise Gaume-Mahn
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Maître de recherche au CNRS (d)
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Biographie

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Jeunesse et formation

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Françoise Gaume naît le au Raincy[1]. Elle est titulaire d'un diplôme d'ingénieur de l'École nationale supérieure de chimie de Paris (ENSCP). Elle est membre de l'association française des femmes diplômées des universités à partir de la fin des années 1970[2]. Elle devient présidente du groupe Lyon de cette association par la suite[3].

Carrière

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Elle entre pour la première fois en contact avec les terres à l'ENSCP, auprès du professeur Félix Trombe qui en est un spécialiste[4]. Elle étudie par exemple, en collaboration avec Monique Blanchard, l'attaque des métaux réfractaires (molybdène, tungstène) par le cérium fondu[5]. Proche de l'industrie chimique française, elle travaille également sur la séparation d'oxydes de terres rares à très grande échelle[6]. Avec Trombe, ils donnent une vision nouvelle de l'yttrium en chimie. Plus généralement, les travaux de Gaume-Mahn déposent le cadre pour l'étude systématique des alliages paramagnétiques et les premiers alliages ferromagnétiques[7]. Alors qu'elle est attachée de recherche au CNRS, elle reçoit le prix de la fondation Cahours de l'Académie des sciences (1950) pour ses travaux sur la chimie des terres rares[8].

Elle est finalement promue au poste de directrice de recherche à l'université Claude-Bernard-Lyon-I où elle prend la direction du laboratoire de physico-chimie des matériaux luminescents (LPCML)[réf. nécessaire]. A ce poste, elle dirige le diplôme d'études approfondies de Marie-France Joubert au laboratoire de physico-chimie des matériaux luminescents qui deviendra elle-même directrice du LPCML dans les années 2000[9]. Elle devient une figure de la recherche en laboratoire à Lyon[10]. Elle participe notamment à l'émergence et la structuration de la physique contemporaine dans la région lyonnaise aux côtés de Henri Longchambon, Jean Dufay, Jean Thibaud, Marie Bloch, Maurice Dufay, Jean-Marie Mackowski et Georges Déjardin[11].

Ses travaux sont récompensés par la médaille d'argent du CNRS en 1963/1964 dans la section chimie minérale[12], ainsi que le Grand prix Süe de la société chimique de France en 1981 dont elle est l'une des rares femmes lauréates[13]. Elle prend finalement sa retraite en 1983, laissant la direction du LPCML à Georges Boulon[14].

Elle meurt le à Capbreton[1].

Publications

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Articles scientifiques

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  • « Étude des alliages cérium-magnésium », Annales de physique, vol. 12, no 3,‎ , p. 393–458 (DOI 10.1051/anphys/194812030393).
  • (en) J. Gǎcon, J. C. Souillat, J. Sériot, F. Gaume-Mahn et B. Di Bartolo, « Some aspects of the Sm2+ centre relaxation in BaClF », Journal of Luminescence, vol. 18–19,‎ , p. 244-248 (DOI 10.1016/0022-2313(79)90113-3).
  • Jean-Pierre Jorus et Joseph Janin, « Rendement quantique de fluorescence du Vanadate d’Yttrium activé par des terres rares sous excitation par l’ultraviolet de courte longueur d’onde », Journal de chimie physique, vol. 66,‎ , p. 1646–1651 (DOI 10.1051/jcp/196966s21646).
  • (en) C. Pédrini, F. Gaume-Mahn et D. Mcclure, « Photoconductivity Due to Autoionization of Divalent Rare Earth Impurities in Crystals Having the Fluorite Structure », The Rare Earths in Modern Science and Technology,‎ , p. 165–169 (DOI 10.1007/978-1-4613-3406-4_34).
  • (en) Jean-Claude Heughebaert, Jocelyn Seriot, Benjamin Joukoff, Françoise Gaume-Mahn et Gérard Montel, « Synthesis, optical properties and ESR study of manganese(2+) ion-doped calcium fluorapatite single crystas with low defect content », eChemischer Informationsdienst, vol. 7, no 3,‎ (DOI 10.1002/chin.197603006).
  • (en) C. Pedrini, B. Jacquier et F. Gaume-Mahn, « Molecular orbital model and emission process for Cu+ in LiCl single crystal », Journal of Luminescene, vol. 18–19,‎ , p. 629-633 (DOI 10.1016/0022-2313(79)90207-2).
  • (en) Christian Pedrini, Henry Chermette et Françoise Gaume-Mahn, « Luminescence properties and electronic structure of Cu+ and Ag+ impurity centers occupying ideal lattice sites in alkali halides », Journal of Luminescence, vol. 24–25,‎ , p. 213-216 (DOI 10.1016/0022-2313(81)90255-6).

Ouvrages

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  • F. Trombe, J. Loriers, F. Gaume-Mahn et C. Henry La Blanchetais, Nouveau traité de chimie minérale, t. VII : Scandium, yttrium, éléments des terres rares, actinium, Paris, Masson and Cie, (lire en ligne).

Récompenses

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Références

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  1. 1 2 « MAHN Françoise », sur deces.matchid.io (consulté le ).
  2. ↑ « Annuaire. Nouveaux membres du 16 octobre 1977 au 1er mai 1978 », Femmes diplômées,‎ , p. 53-54 (lire en ligne).
  3. ↑ « Congrès de Lyon », Femmes diplômées,‎ années 1990, p. 93-96 (lire en ligne).
  4. ↑ « CARO Paul, 2002-06-20 », sur sho.espci.fr, (consulté le ).
  5. ↑ (en) French Science News, (lire en ligne), p. 25.
  6. ↑ https://www.google.com/search?client=firefox-b-d&hs=OySB&sca_esv=9e4bf969144d5c69&sxsrf=APpeQnsazrywpxZjrfqDhd_B4Me9SNsvHw:1791797462381&q=fran%C3%A7oise+gaume+mahn+chimie&udm=36&source=lnms&fbs=ABfTbFUDadgeu2mn4mYJ8iEZ1GUDDuwRa4um-2LNhBFWIpqZc7ZL_t3iAe0lB1D4hb_Ohp7xwShlEYwzU8cAgob7gBz7BC8IKqgODZXGx3Mi4V1WWnhMZm03gp3VsUx91DLICYMulSHFSZbk5wq2IjBPchR7yjXqLOJDl70hPxadxPXAMkBwUW2HCdlB1znw0f2BA2KkGYv_DleS2G2JZX3VmI7NT_m5-A&sa=X&ved=2ahUKEwiiqYTalbSXAxVUh1YBHfC9GyQQ0pQJegQIRhAB&biw=1495&bih=703&dpr=1.25
  7. ↑ Revue de la pensée française, vol. 13, (lire en ligne), p. 65
  8. 1 2 Chimie et Industrie, vol. 91, (lire en ligne), chap. 2.
  9. ↑ Georges Boulon, « JOUBERT Marie-France », sur academie-sbla-lyon.fr (consulté le ).
  10. ↑ La Physique à Lyon : une galerie de portraits depuis Ampère, .
  11. ↑ « Formulaire de l’Appel à projets - SFP150 ans » [PDF], sur indico.ijclab.in2p3.fr (consulté le ).
  12. 1 2 Valérie Burgos, « Médailles d’argent du CNRS 1960-2010 », sur comihistocnrs.hypotheses.org, (consulté le ).
  13. 1 2 Séverine Bléneau-Serdel, « Un prix pour encourager les femmes scientifiques », L'Actualité chimique, no 307,‎ (lire en ligne [PDF]).
  14. ↑ Michel Dürr, « BOULON Georges (1943-2024) », sur academie-sbla-lyon.fr (consulté le ).

Liens externes

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