Francesco Bonavita, né en 1867 à Forlì et mort en 1939, est un avocat, journaliste, écrivain et homme politique socialiste italien.

Francesco Bonavita
Francesco Bonavita vers 1910.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
La Parola dei socialisti, Il Risveglio, Avanti!, Il Popolo d'Italia
Parti politique

Biographie

modifier

L'avocat et le journaliste socialiste

modifier

Camarade de Mussolini dès ses années d’études en droit à Rome, Francesco Bonavita fut contraint, en raison de son activité de propagandiste du Parti socialiste italien (PSI), de se réfugier à Paris[1]. De retour en Italie, il collabora à plusieurs journaux socialistes de la région de Forlì ainsi qu’à l'Avanti!, dès sa fondation, se rattachant au courant dirigé par Enrico Ferri[1].

Dès les premières années du XXe siècle, Bonavita encouragea en Romagne diverses initiatives de presse socialiste aux côtés de Mussolini, dont il fut également l'avocat dans plusieurs procès[1]. Contrairement cependant aux positions intransigeantes de ce dernier à l’égard de l’entreprise coloniale en Libye, Bonavita y adhéra[1].

La guerre et les Faisceaux de combat

modifier

Lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale, Bonavita adopta une position résolument interventionniste et suivit Mussolini quand celui-ci fonda Il Popolo d'Italia[1]. Le 23 mars 1919, il participa à la fondation du mouvement fasciste piazza San Sepolcro[2]. Retiré durant les années 1920, il publia une biographie du père de Mussolini en 1933[2] et plusieurs ouvrages de propagande mussolinienne et fasciste.

Souvenirs et mort

modifier

En 1938, la revue La Verità publia les souvenirs de Bonavita intitulés « 23 Mars 1938 : Sansepolcristi ». Dans ce texte, Bonavita glorifia la figure de Mussolini et son action dans l'immédiate après-guerre :

« Car chacun de nous se rappelle bien et doit bien savoir que les Sansepolcristi n'ont rien fait, sinon croire, obéir et combattre avant même que l'ordre ne fût émané. Quiconque attribuerait à cette phalange de fidèles une sorte de foi prophétique éclairée et de préparation politique clairvoyante trahirait l'histoire. Pionniers ? Augures, devins, collaborateurs ? Pas même en rêve ! Ils n'avaient qu'un seul guide : la foi en l'Homme. Ils n'avaient qu'un seul moteur : l'amour pour l'Homme ; pour Mussolini. Ils ne savaient pas où ils allaient : ils allaient avec Lui, ignorant, dans une foi aveugle, dans un amour démesuré, là où Lui les aurait conduits »[3].

Concernant le programme, Bonavita écrivait que « c'était un programme garibaldien d'audace, de sacrifice, de dévouement, de bataille : un programme de désespoir et de victoire » qui constituait selon lui « la Magna Charta de la Révolution fasciste »[3].

Bonavita mourut à Milan en 1939.

Publications

modifier
  • Mussolini svelato. Origine, sviluppo e finalità del pensiero mussoliniano, Milano, Sonzogno, 1924.
  • Giustizia! L’ultima vittima di un attentato criminale, Il Popolo d’Italia, 1929.
  • Il padre del Duce. Alessandro Mussolini, Roma, Casa Editrice Pinciana, 1933.
  • Primavera fascista. Dall’avvento fascista all’Impero africano. Leggi, costumi, ideali, avvenimenti della Rivoluzione Fascista, 1937.

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Éditrice,
  2. 1 2 Didier Musiedlak, Mussolini, Presses de Sciences Po,
  3. 1 2 (it) Francesco Bonavita, « 23 Mars 1938 : Sansepolcristi », La Verità,‎ (lire en ligne).

Bibliographie

modifier
  • Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Éditrice, 2021.

Liens externes

modifier