Francolin de Hildebrandt

espèce d'oiseaux galliformes de la famille des Phasianidae

Pternistis hildebrandti

Pternistis hildebrandti
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Francolin de Hildebrandt près du Lac Nakuru au Kenya.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Pternistis

Espèce

Pternistis hildebrandti
(Cabanis, 1878)

Répartition géographique

Description de l'image Hildebrandt's spurfowl distribution map.svg.
  • Présent à l'année.

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin de Hildebrandt (Pternistis hildebrandti) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae. Son nom scientifique comme son nom vernaculaire commémore Johann Maria Hildebrandt[1] qui récolte les premiers spécimens de l'espèce au Kenya.

Répartition

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Afrique de l'Est : nord et ouest du Kenya, Tanzanie (y compris la population introduite dans l’île Bwejuu près de l’île Mafia), sud-est de la république démocratique du Congo (Musosa), sud du Malawi (mont Mlanje), centre de la Zambie[2].

Sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[3], le Francolin de Hildebrandt est représenté par 2 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Pternistis hildebrandti hildebrandti (Cabanis, 1878) — Kenya, nord et ouest de la Tanzanie, sud-est de la république démocratique du Congo et nord-est de la Zambie ;
  • Pternistis hildebrandti johnstoni (Shelley, 1894) — sud-est de la Tanzanie, nord du Mozambique et Malawi.

Six formes ont été décrites (F. h. altumi Fischer & Reichenow 1884, F. h. helleri Mearns 1915, F. h. fischeri Reichenow 1887, F. h. grotei Reichenow 1919, F. h. lindi Mackworth-Praed 1921, F. h. johnstoni Shelley, 1894) mais actuellement non reconnues unanimement car il s’agit d’un cline géographique touchant plus particulièrement les femelles. Celles des populations méridionales (grotei et johnstoni) sont les plus petites et n’ont pas les stries blanches sur le manteau. Celles de la forme altumi présentent la poitrine tachetée de noir, tandis que celles de la forme nominative l’ont uniformément rousse[4]. Pour le COI, les sous-populations altumi et fischeri sont comprises avec la sous-espèce nominale.

Habitat

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Le Francolin de Hildebrandt occupe les buissons et les fourrés denses, les boisements d’acacias et de Brachystegia, les prairies buissonneuses sur les flancs rocheux des collines entre 2000 et 2500 m d’altitude et, localement, jusqu’à l’étage des bruyères, au-delà de la limite des arbres comme dans le parc national d’Arusha en Tanzanie[5].

Ce francolin garde généralement le couvert végétal des arbres et des buissons denses sur les versants escarpés et se tient invariablement en couples ou en groupes familiaux. Farouche et prudent, il ne trahit sa présence que par l’émission de gloussements. Il se nourrit et prend des bains de poussière toujours à l’abri du couvert mais juche dans les arbres. Son alimentation consiste en bulbes, tubercules, graines et insectes avec leurs larves. En cas de dérangement, il répugne à s’envoler, préférant s’enfuir en courant[4],[6].

Le cri d’avertissement est un gloussement aigu kek-kekek-kek-kerak émis essentiellement à l’aube et le soir quand plusieurs mâles lancent leurs appels en chœur. Un cri de contact, simple ou répété kek et un chuck-a-chuck plus bas et grinçant ont également été décrits[5].

Nidification

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Elle ne semble pas liée à la saison des pluies car les périodes de pontes varient beaucoup selon la localisation : en juillet en Zambie ; entre avril et novembre avec un pic en juin-juillet au Malawi ; en janvier, mars, de mai à août et en novembre-décembre pour le reste de l’est-africain. Le nid est une simple dépression grattée sur le sol et tapissée d’herbes et de feuilles[7]. La ponte moyenne compte quatre œufs (avec un maximum de huit) de couleur crème ou brun pâle[4].

Malgré sa présence peu commune et très localisée[7], BirdLife International[2] ne considère pas l’espèce comme globalement menacée.

Références

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  1. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 192.
  2. 1 2 (en) « Hildebrandt's Spurfowl Pternistis hildebrandti », sur BirdLife International.
  3. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  4. 1 2 3 (Madge et McGowan 2002)
  5. 1 2 (Urban, Fry et Keith 1986)
  6. (Hennache et Ottani 2011)
  7. 1 2 (Del Hoyo, Elliott et Sargatal 1994)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World : New World Vultures to Guineagowl, vol. 2, Barcelone, Lynx edicions, , 704 p. (ISBN 978-84-87334-15-3).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).

Liens externes

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