Francolin de Levaillant
Scleroptila levaillantii
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Galliformes |
| Famille | Phasianidae |
| Genre | Scleroptila |
Le Francolin de Levaillant (Scleroptila levaillantii) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.
Répartition
modifierEn sept poches isolées dans le tiers sud de l’Afrique[1].
Sous-espèces
modifierSelon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], le Francolin de Levaillant est représenté par 3 sous-espèces (ordre phylogénique) :
- Scleroptila levaillantii kikuyuensis (Ogilvie-Grant, 1897) — ouest de l’Angola, ouest de la Zambie, est et nord-est de la république démocratique du Congo, centre et ouest du Kenya ;
- Scleroptila levaillantii crawshayi (Ogilvie-Grant, 1896) — nord du Malawi ;
- Scleroptila levaillantii levaillantii (Valenciennes, 1825) — Afrique du Sud, nord-est de la Zambie.
Les sous-populations mulemae, adolffriederici, benguellensis, clayi, momboloensis sont comprises avec la sous-espèce S. l. kikuyuensis.[réf. nécessaire]
S. l. kikuyuensis se distingue par les bandes de la poitrine plus étroites, le bas de la poitrine nettement strié de châtain et le ventre grivelé de noirâtre.[réf. nécessaire]
Habitat
modifierCe francolin est inféodé aux prairies de montagne entre 1800 et 3000 m d’altitude, privilégiant les versants escarpés ombragés et les zones humides à roseaux, généralement dans un environnement beaucoup plus humide que celui préféré par le Francolin d’Archer (Scleroptila gutturalis). Il fréquente également les étendues herbeuses le long des cours d’eau, les broussailles, les boisements et les parcelles d’herbes dans les clairières et les zones cultivées. Il évolue à plus basse altitude et dans un couvert végétal plus haut et plus dense que ne le fait le Francolin à ailes grises (Scleroptila afra)[3],[4].
Mœurs
modifierPeu farouche, il évolue en petits groupes comptant jusqu’à dix individus, se nourrissant ensemble sur les chemins et les bords de routes au petit matin et le soir. En cas de danger, il s’enfuit en courant, répugnant à prendre son envol. Cependant le vol, rapide et bas, peut être soutenu sur une distance considérable. Au repos, il se tient de manière assez écrasée sur le perchoir. Il se nourrit en creusant le sol avec ses pattes[5].
Alimentation
modifierEn hiver, l’alimentation consiste essentiellement en bulbes et tubercules d’amaryllidacées et d’iridacées, et secondairement en morceaux de plantes prélevées au-dessus du sol. Les insectes sont au contraire prépondérants en été, avec un complément d’autres invertébrés, fourmis, araignées et mille-pattes[6].
Voix
modifierLe cri d’avertissement consiste en une série de cinq notes sifflées et aiguës suivies, après une courte pause, d’un whee-hee-hee-hee-whee, heep ou chirrya-cheep, chirrya-cheep, chirrya-cheep ou encore pip-pip-peeep-peeep-peeep. Il existe aussi un cri d’alarme kourrr et un cri d’envol, sonore et strident. La femelle émet un doux gloussement quand elle accompagne ses poussins [5].
Nidification
modifierCette espèce est monogame. Le nid est une simple dépression creusée dans le sol, tapissée de tiges d’herbes et de racines, à l’abri d’une touffe d’herbes et souvent à proximité d’un plan d’eau. En Afrique du Sud, les périodes de ponte s’échelonnent de mars à juillet dans la Province du Cap, en décembre au Transvaal et, plus au nord, en pleine saison des pluies ou peu après la saison sèche, en août et en mars, comme dans la Province de Mpumalanga. Il peut y avoir deux couvées dans l’année[7].
Statut
modifierCe francolin est localement commun, mais distribué de façon sporadique dans le sud de l’Afrique. Il est cependant menacé par la dégradation de son habitat à cause du surpâturage, des feux de brousse et de la destruction des taillis et arbustes. Sa population aurait subi un déclin considérable au Kenya au cours des dernières décennies en raison de l’intensification de l’agriculture dans les prairies d’altitude.
Étymologie
modifierLe nom de l'espèce est un hommage à l'ornithologue français François Levaillant (1753–1824)[8].
Références
modifier- ↑ (en) « Red-winged Francolin Scleroptila levaillantii », sur BirdLife International.
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- ↑ (Mentis 1973)
- ↑ (Mentis et Bigalke 1981)
- 1 2 (Madge et McGowan 2002)
- ↑ (Del Hoyo, Elliott et Sargatal 1994)
- ↑ (Jansen, Little et Crowe 2001)
- ↑ (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 226.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (en) M. T. Mentis, A comparative ecological study of greywing and redwing francolins in the Natal Drakensberg (thèse de doctorat en conservation de la nature), University of Stellenbosch, (lire en ligne).
- (en) M. T. Mentis et Rudolph C. Bigalke (en), « Ecological isolation in greywing and redwing francolins. », Ostrich, vol. 52, no 2, , p. 84-97 (lire en ligne, consulté le ).
- (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
- (en) Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World : New World Vultures to Guineagowl, vol. 2, Barcelone, Lynx edicions, , 68 p. (ISBN 978-84-87334-15-3).
- (en) Raymond Jansen, Rob M. Little et Timothy M. Crowe, « Breeding biology of the Redwing Fancolin in the highland grasslands of Mpumalanga Province, South Africa. », Ostrich, vol. 72, nos 1-2, , p. 20-23 (lire en ligne, consulté le ).
- Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
- (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
Liens externes
modifier- (en) Congrès ornithologique international : Scleroptila levaillantii dans l'ordre Galliformes
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Scleroptila levaillantii dans Galliformes
- (en) Tree of Life Web Project : Scleroptila levaillantii
- (en) Catalogue of Life : Scleroptila levaillantii (Valenciennes, 1825) (synonymie) (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Scleroptila levaillantii (+ répartition) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Francolinus levaillantii (Valenciennes, 1825)
- Oiseaux.net : Scleroptila levaillantii (+ répartition)
- (en) Animal Diversity Web : Francolinus levaillantii
- (en) NCBI : Francolinus levaillantii (taxons inclus)
- (en) UICN : espèce Scleroptila levaillantii (Valenciennes, 1825) (consulté le )