Francolin à collier

oiseau

Scleroptila streptophora

Scleroptila streptophora
Description de cette image, également commentée ci-après
Une illustration de deux Francolins à collier par John Gerrard Keulemans .
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Scleroptila

Espèce

Scleroptila streptophora
(Ogilvie-Grant, 1891)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Francolin à collier (Scleroptila streptophora) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition

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L'espèce se répartit en trois poches de présence dans l’est-africain[1] :

Malgré cette aire de répartition morcelée, selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], l'espèce est monotypique.

Habitat

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Le Francolin à collier occupe un milieu légèrement différent selon la région : les collines rocheuses parsemées d’herbes et de buissons et les prairies boisées, entre 600 et 1 800 m d’altitude, ainsi que les zones cultivées, en Afrique de l’est ; les collines rocheuses couvertes d’herbes fines entre 1 050 et 1 200 m au Cameroun ; les prairies davantage boisées en Ouganda[3].

C’est un francolin très farouche, préférant fuir en dévalant à toute allure les versants rocheux à la recherche d’un couvert. Il évolue généralement en couples ou par petits groupes, passant le plus clair de son temps dans le couvert végétal, mais se nourrissant volontiers aux abords des cultures. On le voir plus facilement au petit matin en bordure de route ou de chemin. Il répugne à s’envoler mais le vol a été décrit comme extrêmement rapide. Les cris sont émis, tôt le matin, d’un perchoir assez bas comme une termitière. L’alimentation est peu documentée mais doit probablement comporter des graines de plantes herbacées, des grains de céréales et des insectes[4].

Pour se signaler, il dispose d’un cri caractéristique composé de deux notes douces de type tourterelle coos, la seconde plus aiguë et suivie par un trille prolongé. Il existe aussi un cri de vol sonore mais il s’envole la plupart du temps de façon silencieuse[4].

Nidification

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Les périodes de ponte ont lieu en avril, en début de période des pluies, en Ouganda, et de décembre à mars, en saison sèche, dans l’ouest du Kenya. Le nid est une petite dépression grattée sur le sol avec peu ou pas de revêtement intérieur et placé au pied d’un rocher[3].

L’espèce est considérée comme presque menacée par l'UICN (de 2007 à 2016)[5]. Il n’y a pas de données récentes, et sa nature farouche la fait facilement passer inaperçue, mais il semblerait que la population ait partout décliné. Il n’y a aucune observation récente au Cameroun. Ce francolin apparaît comme sporadique au Kenya, localement commun en Ouganda, surtout dans le parc national Murchison Falls, assez commun en Tanzanie. Il est également recensé dans le parc national de Ruvubu au Burundi. Les raisons du déclin de sa population ne sont pas connues mais la destruction de l’habitat apparaît comme une des causes les plus probables[1]. Lors de sa révision des statuts de 2024, l'UICN décide de replacer l'espèce avec le statut de préoccupation mineure[5].

Références

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Voir aussi

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Bibliographie

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  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).
  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).

Liens externes

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