František Peřina
František (François) Peřina, né le à Morkůvky et mort le à Prague, est un aviateur tchécoslovaque qui, en 1939-1940, combattit au sein de l’Armée de l'air française avant de rejoindre les rangs de la Royal Air Force. Il fait partie des as de l'aviation française.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom dans la langue maternelle |
Frantisek Périna |
| Nationalités | |
| Allégeances | |
| Activités |
Aviateur, militaire, as de l'aviation, soldat |
| Membre de |
Czechoslovak Squadron in the RAF (d) |
|---|---|
| Armes |
Armée tchécoslovaque en exil (d) (à partir de ), Force aérienne tchèque, Royal Air Force, Armée de l'air |
| Grades militaires |
Warrant officer Lieutenant general (d) Sous-officier |
| Conflits | |
| Distinctions | Liste détaillée Olomouc City Award () Commemorative medals of the Czechoslovak army abroad (d) Croix de guerre Croix de guerre 1939-1945 Médaille "For Bravery Before the Enemy" (d) Chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 Officier de l'ordre du Lion blanc Honorary citizen of Hustopeče (d) |
Biographie
modifierNé en Moravie, il effectue après la Première Guerre mondiale un apprentissage d'outilleur. Il découvre l'aviation en 1929 lors d'un meeting aérien sur la base aérienne de Brno. Il passe les examens et devient pilote. Il est remarqué dès 1937 au meeting international de Zurich[1],[2].
Après l’invasion de son pays par l’Allemagne en 1938, François Périna gagne Cracovie en Pologne puis la France où il s'engage dans la Légion étrangère. Il est rapidement muté dans l'Armée de l'Air. Après une période de formation à Chartres, il intègre le groupe de chasse I/5 stationné sur la base aérienne 112 de Reims durant la campagne de France. Plusieurs fois coéquipier du capitaine Jean Accart, son chef (qu’il avait rencontré en 1937 en Suisse), et pilotant comme lui un Curtiss H75, il abat avec lui quatre Dornier 17 le . En vingt jours, il abat onze appareils et deux probables. Il était avec Accart lorsque celui-ci fut touché le au-dessus de Frasne. Il est lui-même blessé le et ne peut continuer le combat. Lorsque, après l’armistice, son groupe s’installe à Oran en Afrique française du Nord, il préfère gagner la Grande-Bretagne pour y continuer la lutte. Il intègre alors le Squadron 312 (en)[1],[3].
Après la guerre, en , il retourne en Tchécoslovaquie où il intègre l'état-major de l'armée de l'Air. Il est révoqué lors de la prise du pouvoir par les communistes en 1948. Il s'évade dans un petit avion vers la zone d'occupation américaine en Allemagne, atterrit près de Passau et rejoint alors la Royal Air Force pour un contrat de cinq ans. En 1953, il part au Canada, cherchant sans succès à travailler dans l’aviation civile. Il y crée une entreprise de fabrication de petits bateaux de plaisance. Il se fixe ensuite, à partir de 1959, aux États-Unis, d'abord en Californie puis au Colorado, où il fonde un atelier de production d'équipements pour l'aéronautique civile et l'industrie spatiale : il participe ainsi au programme du Boeing 747 et à celui de Gemini[1],[2],[3].
En 1993, après la révolution de Velours puis la dissolution de la Tchécoslovaquie, il revient dans ce qui est désormais la République tchèque. Il meurt à Prague en 2006[1].
Distinctions
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Chevalier de la Légion d'honneur (1995)[2]
Croix de guerre - (France), avec plusieurs palmes et étoiles
Croix de guerre 1939-1945 (Tchécoslovaquie) (Tchécoslovaquie)
Ordre du Lion blanc 1re classe « Pour la Victoire » Officier (République tchèque)[3]
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Anna Kubišta. František Peřina, héros de l’aviation tchèque pendant la guerre. Radio Prague International, 11 avril 2011.
- 1 2 3 Astrid Hofmanová. Un entretien avec le général du ciel - Frantisek Perina. Radio Prague International, 7 mai 2003.
- 1 2 3 Jaroslava Gissübelová. Les 95 ans du pilote tchèque légendaire, Frantisek Perina. Radio Prague International, 7 avril 2006