Philippe du Puy de Clinchamps

journaliste français
(Redirigé depuis Franz-Rudolf Falk)

Philippe du Puy de Clinchamps, né le à Nice et mort le à Nancy, est un auteur d'ouvrages sur la noblesse dont certains sont encore réédités de nos jours, mais aussi un romancier et un journaliste français. Pour ses ouvrages consacrés à la noblesse, il est également connu sous les noms de plume de Charondas[1]et Antoine Bouch[2], et pour ses romans policiers sous ceux de Franz-Rudolf Falk et Philippe Géry[2].

Philippe du Puy de Clinchamps
Alias
Charondas,
Antoine Bouch,
Franz-Rudolf Falk,
Philippe de Clinchamps,
Philippe Géry,
P.P.C.
Naissance
Nice, Drapeau de la France France
Décès (à 58 ans)
Nancy, Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Biographie

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Philippe du Puy de Clinchamps débute en littérature comme directeur de Quatre vents, revue publiée par le Centre « Jeune France » de Tunisie, paraissant à Tunis en 1941 et 1942, qui publie des inédits de Jean Amrouche, Henri Bosco, Pierre Emmanuel, Raymond Queneau, Philippe Soupault, Claude Roy ou Albert-Marie Schmidt[3]

Revenu en métropole, il entre à L'Aurore comme reporter, puis dirige à partir de 1951 la revue L’Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC), fondée en 1864 par Charles Read, et dont il contribue à relancer une nouvelle série[4].[réf. nécessaire]

En 1954, il lance la collection des Cahiers nobles, (série tirée à 666 exemplaires et certains à 444 exemplaires seulement), qui rassemble, en trente-sept cahiers et vingt titres, quatorze auteurs de la question nobiliaire. Il y signe sous les pseudonymes d’Antoine Bouch et surtout Charondas[1]. Un des fascicules est consacré par exemple au Jockey Club de Paris, considéré à l'époque et depuis quelques générations comme l'un des clubs les plus aristocratiques de France, et il y analyse le passé nobiliaire, ou pas, des familles des membres de ce club[5].

Il publie, en 1957, le Cahier noir, qui répertorie des familles de la bourgeoisie française à particule ou qui portent de faux titres de noblesse, en donnant sur chaque famille un petit résumé généalogique de son histoire.

Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment des recueils de la collection Que sais-je ?, autour des thèmes de la noblesse et de la chevalerie. Il laisse transparaître à travers son œuvre des penchants favorables à l'orléanisme. C'est ainsi qu'il désigne les membres de la famille d'Orléans, prétendants au trône de France, par leurs prénom et numéro de souverain théorique, à partir de 1883, date de la mort de Henri V, et non par leur nom patronymique.[réf. nécessaire]

Par ailleurs, il est directeur, dès l'après-guerre, de la collection de littérature policière « La Mauvaise Chance » des éditions Athéné/Portulan. Il utilise là encore différents pseudonymes. Il fait ainsi paraître, sous le pseudonyme de Franz-Rudolph Falk présenté comme un écrivain allemand, cinq romans policiers prétendument traduits en français par Philippe Géry. Sous ce dernier pseudonyme, il est l'auteur d'un roman d'espionnage. Le Dictionnaire des littératures policières qualifie « ces romans d'un grand lyrisme (qui) détonnent au sein de la production d'après-guerre. Leurs étranges tonalités en font des œuvres singulières dans notre littérature policière »[6].

Il meurt en 1971, dans un accident de voiture en Lorraine[7].

Son fils, Patrice du Puy de Clinchamps (né en 1945) est aussi journaliste et écrivain[8]. En , il a lancé la maison d'édition Patrice du Puy-Éditeur, qui a pris la suite de ICC-Éditions dont l’activité éditoriale, depuis 1954, était liée à la revue L'Intermédiaire des chercheurs et curieux.

Œuvres sur la noblesse, la fausse noblesse et autres sujets

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  • Cahiers nobles, années 1950 dont
    • L'ancienne noblesse française en 1954, 1955
  • La Noblesse, PUF, collection Que sais-je ? (no 830), 1959. (traite de la noblesse française, rééditions en 1962, 1968, 1978); 5ème édition : L’Intermédiaire des chercheurs et curieux (ICC), 1996 (ISBN : 9782908003055)
  • La Chevalerie, PUF, collection Que sais-je ? (no 972), 1961 (rééditions en 1966, 1973, 1982)
  • Le Snobisme, PUF, collection Que sais-je ? (no 1141), 1964 (rééditions en 1966, 1974)
  • Les Grandes Dynasties, PUF, collection Que sais-je ? (no 1178), 1965
  • Le Royalisme, PUF, collection Que sais-je ? (no 1259), 1967 (réédition en 1981)
  • Les châteaux de la Loire que j'aime, avec Bernard Willerval, préface de Maurice Genevoix, Éditions Sun, collection « Que j'aime », 1969
  • Un Fer de reliure aux armes des familles Du Puy-Ardennes, extrait de «Le Pays Lorrain» (1969, p. 37 à 39), Éditions Berger-Levrault, 1969

Signées Charondas

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  • Un juge d'armes au Jockey-club, 1954. Cet ouvrage classe les familles du Jockey-club en fonction de leur origine sociale (réédité en 2000).
  • Le Cahier noir, 1957. Cet ouvrage traite de familles françaises non nobles dont le nom contient une particule ou qui portent de faux titres de noblesse (réédité en 2015).
  • À quel titre ?, Les Cahiers nobles, 1970. Cet ouvrage traite de la régularité ou non des titres de noblesse portés par des familles françaises.

Signées Antoine Bouch

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  • Pour un tombeau de Jean Giraudoux, dessin de Raymond Pagès, Éditions Le Portulan, collection « Tel est mon bon plaisir », 1945
  • Montherlant, bourgeois ou gentilhomme de lettres?, A.D.A., Par Plaisir, 1951
  • Un maréchal..., Préface (p. 9 à 11) de Les maréchaux du Premier empire : leur famille et leur descendance, Joseph Valynseele, édité à Paris, 1957 (FRBNF10937680)

Œuvres policières

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Signées Franz-Rudolph Falk

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  • On a tué pendant l'escale, Éditions France-Empire, coll. « La Mauvaise chance » no 2, 1945; rééditions : Éditions Julliard, 1973; Éditions J'ai lu, série : « Policier », no 1647, 1984, (nouvelle couverture lors de la sortie du film Le Paltoquet, 1986; réimpression : 1988)
  • L'homme m'a raconté..., traduit par Philippe Géry, Éditions Le Portulan, coll. « La Mauvaise chance » no 9, 1946
  • Nous, les assassins, traduit par Philippe Géry, Éditions Le Portulan, coll. « La Mauvaise chance » no 18, 1947
  • Les corbeaux croassent sur la ville, traduit par Philippe Géry, Éditions Le Portulan, coll. « La Mauvaise chance » no 25, 1947
  • Les Pendus de peu d'importance (Einer und jeder mann) traduit par Philippe Géry, Éditions Le Portulan, coll. « La Mauvaise chance » no 32, 1948

Signée Philippe Géry

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  • Un prince d'autrefois, Éditions Gerfaut (1958)

Filmographie

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Notes et références

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  1. 1 2 BNF 11951279
  2. 1 2 BNF 11900727
  3. Quatre vents, 2ème année, no 5, https://humazur.univ-cotedazur.fr/files/original/d15410d056498268c7fcbf844fa099150aa7d8fe.pdf
  4. Mariel Gouyon-Guillaume, Gaspard Lemoyne & Gérard de Villeneuve, « L'Intermédiaire des chercheurs et curieux 1864-1970 », Table décennale II 1961-1970, , p. 1
  5. Jacqueline Piatier, « Un " Juge d’armes " au Jockey Club », Le Monde, (lire en ligne)
  6. Claude Mesplède, Dictionnaire des littératures policières, vol. 1, , p. 443
  7. « Décès de Philippe du Puy de Clinchamps », L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, (lire en ligne)
  8. « Patrice Du Puy de Clinchamps », sur data.bnf.fr.

Voir aussi

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