François-Régis Bastide
François-Régis Bastide, né le à Biarritz et mort le à Paris, est un écrivain français, également diplomate, éditeur et animateur de radio.
| Ambassadeur de France auprès de l'UNESCO | |
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Marie-Claude Cabana (d) | |
| Ambassadeur de France en Autriche | |
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Jean-François Noiville (d) | |
| Ambassadeur de France au Danemark | |
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Pierre Gorce (d) | |
| Animateur | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de La Garde-Freinet (d) |
| Nom de naissance |
Édouard Jean François-Régis Bastide |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Conjoint |
Monica Sjöholm (d) |
| Parti politique | |
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| Distinctions | Liste détaillée |
Biographie
modifierFamille et enfance
modifierFrançois-Régis Bastide grandit à Biarritz dans une famille bourgeoise. Son père Édouard est médecin, et organiste de talent. Sa mère Suzanne, issue d'une famille de banquiers, joue du violon. Il passe son enfance dans une villa du centre ville que son père, féru de dessin et d'architecture, avait dessinée. François-Régis est l'aîné de sa fratrie. Il poursuit sa scolarité à domicile, sous la bienveillance de précepteurs ; et travaille la musique, particulièrement le piano, où il excelle.
Écriture
modifierDurant la Seconde Guerre mondiale, pendant ses études musicales, il écrit, adolescent, une Messe pour le Général Koenig. Il a dix-sept ans quand il s'engage, en 1944, dans la 2e division blindée du général Leclerc, avec laquelle il entre en Allemagne.
La musique et les lettres le passionnent. Son premier roman, Lettres de Bavière, est publié en 1947. Pour son roman Les Adieux, il reçoit le prix Femina. Il entre en 1956 comme conseiller littéraire aux éditions du Seuil, où il crée la collection musicale « Solfèges » et fait paraître Le Dernier des Justes d'André Schwarz-Bart, qui remporte le prix Goncourt 1959. Il intègre en 1968 le comité de lecture de la Comédie-Française et, en 1976, le jury du prix Médicis. Il publie de nombreux auteurs, dont Katherine Pancol et Anny Duperey.
Il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, dont onze romans, trois essais, deux livres pour enfants et une pièce de théâtre.
Radio
modifierHomme de radio, il dirige les émissions musicales de Radio-Sarrebruck à la fin de la guerre.
En France, il anime l'émission littéraire Une idée pour une autre puis fonde avec Michel Polac, le sur la chaîne de radio PARIS IV, le Club d'essai, laboratoire de la R.T.F. et future émission hebdomadaire de France Inter Le Masque et la Plume, un « magazine public » des lettres, du théâtre et du cinéma, qu'il anime seul de 1971 à 1981.
Politique
modifierHomme de gauche, membre du Conseil du développement culturel de 1971 à 1973, il est conseiller municipal de Biarritz de 1977 à 1982. À cette époque il est très proche de Michel Rocard.
Au début de son premier mandat présidentiel, François Mitterrand le nomme ambassadeur de France au Danemark. Par la suite il occupe le poste d'ambassadeur de France en Autriche, puis auprès de l'UNESCO. En 1995 il soutient Lionel Jospin à l'élection présidentielle.
Cinéma
modifierPar amitié avec des réalisateurs, il fait quelques apparitions au cinéma, notamment dans Je t'aime, je t'aime d'Alain Resnais ou La Banquière et Lacenaire de Francis Girod.
Vie privée
modifierFrançois-Régis Bastide se marie à trois reprises. En 1948, il épouse l'artiste peintre suédoise Monica Sjöholm (1923-2025) avec laquelle il écrit deux ouvrages pour enfants qu'elle illustre. Ils ont deux enfants, Anika (née en 1953) et Thomas (né en 1954 ; designer). Plus tard, il épouse Jacqueline Huguenin (1932-2023), sœur de l'écrivain Jean-René Huguenin, dont il a une fille, Emmanuelle (journaliste), puis en 1991, Béatrice Clerc.
Grand fumeur, il meurt le d'un cancer du poumon. Il est enterré au cimetière de La Garde-Freinet (Var).
Décoration
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Chevalier de l'ordre national du Mérite. En 1990, François Mitterrand le fait chevalier de l'ordre national du Mérite, dans la même promotion que Jean-Noël Jeanneney.
Quelques œuvres
modifierRomans et nouvelles
modifier- Lettre de Bavière, Editions du Bateau Ivre, 1947
- La Troisième Personne, Bader Dufour, 1948
- La Lumière et le fouet : roman, Gallimard, 1951
- La Jeune Fille et la Mort, Gallimard, 1952 (titre emprunté à La Jeune Fille et la mort de Franz Schubert)
- Les Adieux, prix Femina, Gallimard, 1956 (illustré by Willi Glasauer en 1980)
- Flora d'Amsterdam, Seuil, 1957
- La Vie rêvée, Seuil, 1962
- La Palmeraie, Seuil, 1967
- La Fantaisie du voyageur, Seuil, 1976 (titre emprunté à la Fantaisie Wanderer de Franz Schubert)
- Traduction allemande : Wandererfantasie (2006).
- L’Enchanteur et nous, Bernard Grasset, 1981
- L’Homme au désir d’amour lointain, Gallimard, 1994[1]
Essais
modifier- Saint-Simon par lui-même, Paris, Seuil, coll. « Microcosme, Écrivains de toujours » (no 15), , 192 p. (ISBN 2-02-000015-6)
- Suède, coll. « Microcosme, Petite Planète », Le Seuil, 1954
- Zodiaque, secrets et sortilèges, 1964
Théâtre
modifier- Siegfried 78, 1979
Livres pour enfant
modifier- Joachim Quelque Chose, illustré par Monica Bastide, Hatier, 1959
- Alexis dans la Forêt-Foly, illustré par Monica Bastide, Casterman, 1970
Scénariste
modifierNotes et références
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Denise Bourdet, François-Régis Bastide, dans Brèves rencontres, Paris, Grasset, 1963.
- Jérôme Garcin, Son Excellence, monsieur mon ami, Paris, Gallimard, , 202 p. (ISBN 978-2-07-078388-5) ; rééd. coll. « Folio », 2009. Compte rendu dans Le Figaro du .
Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la littérature :
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :

