François Bergoeing
François Bergoeing, né le à Saint-Macaire (province de Guyenne, actuel département de la Gironde)[1], mort le à Bordeaux, est un homme politique de la Révolution française.
| François Bergoeing | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de la Gironde | |
| – (3 ans, 1 mois et 15 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député au Conseil des Cinq-Cents | |
| – (4 ans et 25 jours) |
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| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Maire de Saint-Macaire | |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Macaire, France |
| Date de décès | (à 79 ans) |
| Lieu de décès | Bordeaux, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Girondins Gauche |
| Profession | Chirurgien |
| députés de la Gironde | |
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Biographie
modifierIl est le fils de Pierre Bergoeing, chirurgien, et de Jacquette Casenave.
Au début de la Révolution française, il est élu maire de Saint-Macaire où il fonde une Société des Amis de la Constitution.
Mandat à la Convention
modifierLa monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , François Bergoeing est élu député suppléant du département de la Gironde, le quatrième sur six, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger dès le début de la session : Nicolas de Condorcet, élu dans l'Aisne et dans la Gironde, opte pour le premier département[2].
François Bergoeing siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la réclusion », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[3]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , celui-ci le dénonce en retour, dans son journal, comme membre de la « faction des hommes d’État »[5].
Le , Bergoeing est élu membre de la Commission des Douze, le onzième sur douze par 175 voix, chargée d'examiner les arrêtés pris par la Commune insurrectionnelle de Paris[6]. Le , la Commission décrète l'arrestation de Jacques-René Hébert, substitut du procureur de la Commune et rédacteur du journal Le Père Duchesne. Le , il ne prend pas part au scrutin su le rétablissement de la Commission, cassée la veille[7].
À l'issue des journées du 31 mai et du 2 juin, François Bergoeing est décrété d'arrestation et maintenu à son domicile[8]. Il s'enfuit de Paris et se cache dans le Finistère, notamment aux côtés de Jean-Baptiste Louvet (député du Loiret)[9]. Le , il est décrété hors-la-loi[10].
Le 9 thermidor an II (le ), Maximilien de Robespierre et ses partisans sont éliminés. Le 18 ventôse an III (le ), François Bergoeing et les vingt-trois derniers députés hors-la-loi sont réintégrés à la Convention.
Il prend part à la réaction thermidorienne[11]. Le 15 floréal an III (le ), il est élu membre du Comité de sûreté générale[12]. Durant l'insurrection du 1er prairial an III (), aux côtés de son collègue Augustin de Kervélégan (député du Finistère), il prend part à la défense de la Convention contre les insurgés[13].
Mandat aux Cinq-Cents
modifierSous le Directoire, en vendémiaire an IV (), François Bergoeing est élu député et siège au Conseil des Cinq-Cents.
Le 2 vendémiaire an V (le ), il est élu secrétaire du Conseil aux côtés de Jacques-Charles Bailleul (député de Seine-Inférieure), Guillaume-Jean Favard (député du Puy-de-Dôme) et François Riou (député du Finistère) sous la présidence de Charles-Antoine Chasset (député du Rhône)[14].
Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI (le )[15]. Il est cependant réélu député au Conseil des Cinq-Cents aux élections de l'an VI (1798).
Du Consulat à la Restauration
modifierNotes et références
modifier- ↑ Archives départementales de la Gironde, « Registre paroissial de Saint-Macaire, baptêmes et mariages de 1749 à 1771, vue 14 / 231, 1 Mi EC 106-R6 »
, sur https://archives.gironde.fr (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Michel Pertué, « La liste des Girondins de Jean-Paul Marat », Annales historiques de la Révolution française, vol. 245, no 1, , p. 379–389 (DOI 10.3406/ahrf.1981.4254, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 2 juin 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Louvet, Jean-Baptiste (1760-1797), « Mémoires de Louvet de Couvrai sur la Révolution française. Tome 1 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 69, séance du 28 juillet 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Marcel Dorigny, « La Gironde sous Thermidor. », dans 1795, pour une République sans Révolution, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 239–242 p. (ISBN 978-2-7535-2596-2, lire en ligne)
- ↑ Perlet, Charles-Frédéric (1759-1828), « Journal de Perlet n°954 »
, sur https://archives.calvados.fr, 17 floréal an 3 (6 mai 1795) (consulté le ) - ↑ Louvet, Jean-Baptiste (1760-1797), « À Mathieu-Guillaume-Thérèse Villenave »
, sur https://fr.wikisource.org, 5 prairial an 3 (24 mai 1795) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°6, « Conseil des Cinq-Cents, séance du 2 vendémiaire an VI (23 septembre 1796) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 6 vendémiaire an 6 (27 septembre 1796) (consulté le ) - ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse an V (5 mars 1797) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « François Bergoeing », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Jean Pierre Bergoeing, Les Bergoeing une famille française du Moyen Âge à nos jours, 2014, Edilivre, 218 p. (ISBN 9782332808813).
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :