François Bourgade
François Bourgade, né le à Gaujan et mort le à Montrouge, est un missionnaire catholique et philosophe français du XIXe siècle.
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| Nom dans la langue maternelle |
فرانسوا بورغاد |
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| Activités |
Missionnaire, philosophe, philologue, prêtre catholique, journaliste, éditeur de revue, orientaliste |
| Distinction |
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Il fait partie des premiers missionnaires français envoyés en Afrique du Nord musulmane. Installé en Algérie puis en Tunisie, il fonde des écoles et un hôpital, tout en cherchant à établir un dialogue entre christianisme et islam. Ses écrits, à la fois religieux et linguistiques, marquent l'histoire des relations culturelles entre la France et le Maghreb.
Biographie
modifierFrançois Bourgade étudie la théologie au séminaire d'Auch. Il est ordonné prêtre en 1832. Peu après, il demande à partir en mission en Afrique. L'autorisation officielle arrive en 1838.
Il part pour l'Algérie, où il travaille d'abord dans les hôpitaux de la colonie. Il se rend ensuite à Tunis, alors régence ottomane. Il y fonde un hôpital et plusieurs écoles. Il reçoit aussi la charge de la chapelle construite par le roi Louis-Philippe sur le lieu présumé de la mort de saint Louis.
Ses actions sont reconnues. Il reçoit plusieurs décorations, dont la Légion d'honneur.
Œuvres
modifierBourgade consacre ses écrits au dialogue religieux avec les musulmans. Il cherche à présenter la foi chrétienne à un public arabe instruit et à rapprocher les traditions spirituelles des deux mondes.
- La Clef du Coran (1852), suite des Soirées de Carthage (1847), réédité par Nabu Press en 2010 (ISBN 1-1462-3352-3) ;
- Passage du Coran (1855) ;
- La Toison d'or de la langue phénicienne (1852, 1856) ;
- Lettre à M. E. Renan à l'occasion de son ouvrage intitulé Vie de Jésus, Martin-Beaupré Frères (1864).
Héritage
modifierFrançois Bourgade est souvent vu comme un précurseur du dialogue interreligieux. Il cherche à comprendre la culture musulmane plutôt qu'à la combattre. Ses écrits, marqués par leur temps, témoignent d'un esprit d'ouverture et d'un intérêt sincère pour la civilisation arabe.
Notes et références
modifierBibliographie
modifier- Yvonne Abria, « Quelques documents inédits sur l'abbé François Bourgade », Revue tunisienne, , p. 321-327.
- François Arnoulet, « L'enseignement congréganiste en Tunisie aux XIXe et XXe siècles », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 72, no 1, , p. 26–36 (DOI 10.3406/remmm.1994.1650, lire en ligne, consulté le ).
- Clémentine Gutron, « L'abbé Bourgade (1806-1866), Carthage et l'Orient : de l'antiquaire au publiciste », Anabases, vol. 2, , p. 177–191 (ISSN 1774-4296 et 2256-9421, DOI 10.4000/anabases.1680, lire en ligne, consulté le ).
- Anne-Marie Planel, « Une bibliothèque à Tunis au temps des réformes ottomanes : l'inventaire du fonds de l'abbé Bourgade (1866) », IBLA, no 205, , p. 3-54 (ISSN 0018-862X).
- Pierre Soumille, « Les multiples activités d'un prêtre français au Maghreb : l'abbé François Bourgade en Algérie et en Tunisie de 1838 à 1858 », dans Histoires d'outre-mer : mélanges en l'honneur de Jean-Louis Miège, Aix-en-Provence, Université de Provence, (ISBN 978-2853992916), p. 233-272.
Liens externes
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