François Carrière
François Carrière, né le à Conflans (Haute-Saône), mort le à Conflans (Haute-Saône), est un colonel français de la Révolution et de l’Empire.
| François Carrière | ||
| Naissance | Conflans (Haute-Saône) |
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| Décès | (à 82 ans) Conflans (Haute-Saône) |
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| Origine | ||
| Arme | Artillerie | |
| Grade | Colonel | |
| Années de service | 1767 – 1814 | |
| Distinctions | Chevalier de l’Empire Officier de la Légion d’honneur Chevalier de Saint-Louis |
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États de service
modifierIl entre en service le , comme canonnier au régiment d’artillerie de Besançon, et il est envoyé pendant les années 1771 et 1772, en Pologne sous les ordres du maréchal de camp de Vioménil. À l’attaque du château de Cracovie, il défend, avec un autre soldat, la brèche assaillie par 25 grenadiers russes, qui se présentent pour monter à l’assaut. Ils sont suivis par 300 autres qui sont également contraints de se retirer, et la garnison doit son salut à la vigoureuse défense de ces deux braves.
De retour en France, il est récompensé par le grade de sergent le , et il reçoit une gratification annuelle de 50 francs sur les fonds de l’artillerie, laquelle lui sera payé jusqu’en 1790. Il est nommé sergent-major le , lieutenant en troisième le , et lieutenant en second le . Il est fait chevalier de Saint-Louis le suivant, et lieutenant en premier le .
Le , il est promu adjudant-major, et le de la même année il reçoit son brevet de capitaine. De 1792 à l’an VII, il sert aux armées des Alpes, d’Italie, et dans les îles du Levant. Employé au siège de Toulon en novembre et , il obtient le grade de chef de bataillon le .
Il se trouve aux sièges du château de Milan et de Mantoue, et il contribue à la défense de la place de Corfou. Il est nommé chef de brigade le , par le commissaire général du gouvernement dans les îles Ioniennes le général Chabot, et il est confirmé dans son grade par le premier Consul le .
De retour à l’armée d’Italie, il y fait les campagnes de l’an VIII et le l’an IX. Après la bataille de Marengo, à laquelle il prend part, il est employé comme commandant du personnel de l’artillerie à Milan, avant de commander l’artillerie de l’aile gauche, sous les ordres du général Moncey.
Le , il devient directeur d’artillerie à Toulon, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , puis officier de l’ordre le . Il est créé chevalier de l’Empire le , et il est admis à la retraite le .
Il meurt le , à Conflans-sur-Lanterne.
Dotation
modifierArmoiries
modifier| Armoiries | Nom du chevalier et blasonnement |
|---|---|
| Chevalier François Carrière et de l'Empire, décret du 15 août 1810, lettres patentes du 12 septembre 1811.
D'azur à l'épée haute en pal d'argent, accompagnée à dextre et à sénestre d'une étoile du même : chevron du tiers de l'écu de gueules au signe des chevaliers légionnaires brochant sur le tout. Livrées : les couleurs de l'écu . |
Sources
modifier- A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 3, Bureau de l’administration, , 529 p. (lire en ligne), p. 55.
- « Cote LH/436/37 », base Léonore, ministère français de la Culture
- Léon Hennet, Etat militaire de France pour l’année 1793, Siège de la société, Paris, , p. 125-126-357.
- Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 1, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 183.
- « La noblesse d’Empire » (consulté le )
