François Drogou
François Drogou, né à Bohars (Finistère), le et mort pour la France[1] le au large des îles Kerkennah, est un Officier de la Marine française, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du .
| François Drogou | ||
François Drogou en uniforme de Capitaine de corvette, entre 1931 et 1940. | ||
| Naissance | Bohars (Finistère) |
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| Décès | (à 35 ans) Kerkennah (Tunisie) Mort au combat |
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| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Marine | |
| Grade | ||
| Années de service | 1923 – 1940 | |
| Commandement | Sous-marin Orion Sous-marin Narval |
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| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
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| Liste des Compagnons de la Libération | ||
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Marin expérimenté, il se spécialise dans les sous-marins peu de temps avant la guerre. Après l'armistice du 22 juin 1940, il décide de rallier la France libre avec le sous-marin Narval qu'il commande. Patrouillant en Méditerranée, il disparaît avec tout l'équipage de son sous-marin, victime d'une mine au large de la Tunisie.
Biographie
modifierJeunesse et engagement
modifierFrançois Drogou naît le à Bohars dans le Nord Finistère[2], non loin de Brest. Il s'engage dans la marine nationale en 1923 et entre à l'École navale (Centre d'instruction naval de Brest) d'où il sort en 1925 avec le grade d'enseigne de vaisseau de 2e classe[3]. Il embarque d'abord sur le croiseur cuirassé Jeanne d'Arc jusqu'en 1926 puis est désigné pour le cuirassé Paris[4]. Promu enseigne de vaisseau de 1re classe en 1927, il est embarqué jusqu'à l'année suivante sur le torpilleur Enseigne Gabold puis sur le cuirassé Condorcet[2].
Après un embarquement sur le croiseur Primauguet d' à , il est promu lieutenant de vaisseau en 1932[3]. François Drogou se spécialise alors dans la navigation sous-marine et embarque successivement dans les sous-marins Argo, Oréade et Monge[4]. En , il prend le commandement de l'Orion, jusqu'en [2].
Seconde Guerre mondiale
modifierAffecté durant les premiers mois de la guerre à la 3e escadrille de sous-marins, il prend le commandement en février 1940 du sous-marin Narval, lequel navigue en Méditerranée. Son bâtiment est affecté à la surveillance du trafic italien vers la Libye[3]. Refusant l'armistice du 22 juin 1940, François Drogou décide de poursuivre la lutte avec une partie de son équipage, laissant à terre 31 marins qui n'ont pas fait le choix de se rallier. Il appareille du port de Sousse vers Malte où lui et ses hommes s'engagent dans les forces navales françaises libres[4]. Promu capitaine de corvette en août, il conserve néanmoins le commandement du Narval et effectue une première patrouille de conserve avec le sous-marin britannique HMS Rorqual du au , puis une deuxième du au entre l'île de Lampedusa et celle de Kerkennah[2].
Reparti en mission le , François Drogou meurt avec tout son équipage, lorsque le Narval est perdu corps et biens en sautant sur une mine, possiblement française, le , au large des îles Kerkennah[4]. L'épave n'est localisée qu'en 1957 et son équipage y repose toujours[3]. François Drogou est promu capitaine de frégate à titre posthume le [2].
Décorations
modifier| Chevalier de la Légion d'honneur | Compagnon de la Libération | Croix de guerre 1939-1945 | |||
| Médaille de la Résistance française | Chevalier de l'Ordre du dragon d'Annam | ||||

Hommages
modifier- À Bohars, sa commune natale, et à Brest, une rue porte son nom.
- Une corvette britannique donnée par les Britanniques aux Forces navales françaises libres fut nommée Commandant Drogou (1941-1947).
- L'aviso Drogou (1976-2000) de la marine française a été baptisé en son honneur.
- À Brest, son nom figure sur la stèle érigée en hommage à l'équipage du Narval sur l'esplanade du château[5].
- À Toulon, son nom est inscrit sur le monument commémoratif aux sous-mariniers érigé dans le parc de la tour royale[6].
- À Lorient, une plaque commémorative lui est consacrée sur une paroi de la base sous-marine de Keroman[7].
- La PMS Maistrance de Brest porte son nom, Préparation militaire supérieure (PMS) Maistrance, promotion « Commandant François Drogou » , PMS qui est logée au CIN de Brest ou François Drogou est passé[8],[9].
Références
modifier- ↑ « Fiche sur le site Mémoire des Hommes ».
- 1 2 3 4 5 « Biographie - Ordre National de la Libération ».
- 1 2 3 4 Notin 2000.
- 1 2 3 4 Trouplin 2010.
- ↑ « Mémorial GenWeb - Monument Narval Brest ».
- ↑ « Mémorial GenWeb - Monuments sous-mariniers Toulon ».
- ↑ « Mémorial GenWeb - Plaque commémorative Lorient ».
- ↑ « Au fort de Bertheaume, à Plougonvelin, remise de fanion à la Préparation militaire supérieure Maistrance », sur Le Télégramme, (consulté le )
- ↑ « Préparation militaire supérieure maistrance H/F », sur lamarinerecrute.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- François Broche, L'épopée de la France libre : 1940-1946, Pygmalion, (ISBN 2-857-04633-2).
- Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Tallandier, (ISBN 2-847-34008-4).
Liens externes
modifier- Ressource relative aux militaires :
- Ressource relative à la vie publique :