François Gindriez
François Frédéric Gindriez est un homme politique français né le à Dijon (Côte-d'Or) et mort à Paris 14e le [1].
| Député français | |
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| Préfet du Doubs | |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 55 ans) Paris 14e |
| Nom de naissance |
François Frédéric Gindriez |
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| Enfant |
Biographie
modifierFrançois Gindriez est l'époux de Marguerite Demongeot. Leur fils Charles Gindriez devient architecte et leur fille Eugénie Gindriez se marie à l'artiste britannique Philip Gilbert Hamerton[2].
Républicain connu sous la monarchie de Juillet, il est rédacteur au Patriote de la Côte-d’Or[3] et appartient à la Société des droits de l'homme à Dijon[4]. Dans les annérs 1840, il s'installe à Chalon-sur-Saône où il enseigne la tenue de livre[5]. Après la révolution de février 1848, il est nommé commissaire du gouvernement du Doubs par Ledru-Rollin[5],[6]. En , il accorde une aide à tous les réfugiés républicains allemands à Besançon[7].
En , il devient président du club politique de la Solidarité républicaine à Chalon-sur-Saône[4]. Le , il est élu député de Saône-et-Loire[8]. À l'Assemblée nationale, il siège avec les représentants de la Montagne[Note 1]. Il vote contre l'expédition de Rome, contre la loi Falloux et contre les restrictions apportées à l’exercice du suffrage universel par la loi du 31 mai 1850.
Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, il est sur la barricade du faubourg Saint-Antoine, au côté d'Alphonse Baudin, quand ce dernier est tué[9],[Note 2]. Exilé en Belgique, il revient en France au moment de l'amnistie de 1859 et ne participe plus à la vie politique[9].
Hommage
modifierDans le livre intitulé The Saône: A Summer Voyage, son gendre Philip Gilbert Hamerton lui rend hommage : « À la mémoire de François Frédéric Gindriez, l'un des hommes les plus gentils, droits et désintéressés, cette description d'une rivière qu'il a été le premier à faire connaître à l'auteur. »[10]. Dans l'ouvrage Histoire d'un crime, Victor Hugo écrit sur le rôle de Gindriez suite au coup d'État[9].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Archives de Paris, acte de décès n°1472, dressé le 8 juin 1862.
- ↑ Fichier des mariages parisiens, Collection Mayet, Cote T 109.
- ↑ Nicole Prost, Le Patriote de la Côte-d’Or, Mémoire de maîtrise, Dijon, 1971.
- 1 2 Pierre Lévêque, Notice GINDRIEZ François, Frédéric, Dictionnaire biographique Le Maitron, 2009.
- 1 2 Biographie des 750 représentants à l'Assemblée législative, élus le 13 mai 1849, Éditions Pagnerre, 1849.
- ↑ Les préfets du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870, Centre historique des Archives nationales, 1981.
- ↑ François Rude, Les réfugiés allemands à Besançon sous la Deuxième République, Revue d'histoire du XIXe siècle, Numéro 170, 1939.
- ↑ André Jeannet, La Seconde République en Saône-et-Loire, Éditions Groupe 71, 1984.
- 1 2 3 Victor Hugo, Histoire d'un crime, Éditions Hugues, 1879.
- ↑ (en) Philip Gilbert Hamerton, The Saône: A Summer Voyage, Boston, Seeley, (lire en ligne).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « François Gindriez », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
- Étienne Charavay, Victor Hugo : Histoire d'un crime. Album de fac-simile d'autographes et de portraits, Éditions Calmann Lévy, 1878.
- Pierre Lévêque, Notice GINDRIEZ François, Frédéric, Dictionnaire biographique Le Maitron, 2009.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :