François Heusbourg
François Heusbourg, né en 1981 à Paris, est un poète, traducteur et éditeur français.
Auteur de recueils de poésie publiés notamment chez Mémoire Vivante, Isabelle Sauvage, Æncrages & Co et Gallimard, il dirige les Éditions Unes depuis 2013[1],[2].
Informations essentielles
Biographie
modifierFrançois Heusbourg naît en 1981 à Paris et grandit dans une librairie en Touraine, la Boite à livres[1]. Après avoir vécu en Irlande, il travaille huit ans à la Bibliothèque nationale de France, puis ouvre une galerie d'art contemporain à Nice[1],[2].
En 2013, il reprend les Éditions Unes, maison d'édition fondée par Jean-Pierre Sintive en 1981 et spécialisée dans la littérature, la poésie et les livres d'art[2]. Le Matricule des anges présente cette reprise comme une transmission éditoriale, après une période d'interruption de l'activité de la maison[2].
Il est également traducteur de poésie anglophone. Le Marché de la Poésie indique qu'il traduit notamment Geoffrey Squires et Emily Dickinson, ainsi que des textes de Solmaz Sharif et Donika Kelly avec Raluca Maria Hanea[1].
Il est le neveu de Maxence Langlois-Berthelot.
Œuvre poétique
modifierSes premiers livres sont publiés aux éditions Mémoire Vivante : Les Cellulaires en 2005, Contre-Escales en 2007, Long Run, avec Sébastien Bonnargent, en 2009, puis Oragie en 2011[3].
Il publie ensuite Hier soir chez Æncrages & Co, avec des gravures de Robert Groborne[4]. Ce livre fait l'objet d'une note critique de Caroline Sagot Duvauroux dans le Cahier critique de poésie[5] et d'un article de Gérard Noiret dans le numéro 1119 de la Quinzaine littéraire[6]. Il est reçu à cette occasion sur France Culture[7].
En 2015, il publie avec Anaïs Bon Seul / double aux éditions Isabelle Sauvage[8]. L'ouvrage est commenté par Alexandre Ponsart dans le Cahier critique de poésie[9] et par Tristan Hordé dans Sitaudis[10].
En 2017 paraît Zone inondable, aux éditions Æncrages & Co[11]. Le livre prend appui sur les inondations survenues sur le littoral des Alpes-Maritimes le 3 octobre 2015[11],[12]. Il fait l'objet de plusieurs lectures critiques, notamment par Tristan Hordé dans Sitaudis, Antoine Emaz dans le Cahier critique de poésie et Jean-Paul Gavard-Perret dans Le Littéraire[11],[12],[13].
En 2024, il publie Une position pour dormir dans la collection Blanche de Gallimard[14]. Le livre est consacré notamment au sommeil, à l'enfance, à la perte et aux relations entre présence et disparition[15],[16]. Il est commenté par Tristan Hordé dans Sitaudis, Didier Ayres dans La Cause littéraire, Isabelle Baladine Howald dans Poesibao, Jean-Paul Gavard-Perret dans Le Littéraire et Stéphane Bataillon dans une chronique initialement publiée dans La Croix L'Hebdo[15],[17],[16],[18],[19].
Traduction
modifierÉdition
modifierBibliographie sélective
modifierPoésie
modifier- Les Cellulaires, Mémoire Vivante, 2005[3]
- Contre-Escales, Mémoire Vivante, 2007[3]
- Long Run, avec Sébastien Bonnargent, Mémoire Vivante, 2009[3]
- Oragie, Mémoire Vivante, 2011[3]
- Hier soir, gravures de Robert Groborne, Æncrages & Co, 2014[4]
- Seul / double, avec Anaïs Bon, Isabelle Sauvage, 2015[8]
- Zone inondable, Æncrages & Co, 2017[11]
- Une position pour dormir, Gallimard, coll. « Blanche », 2024[14]
Traductions
modifier- Emily Dickinson, Nous ne jouons pas sur les tombes, Éditions Unes, 2015, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Emily Dickinson, Ses oiseaux perdus, Éditions Unes, 2017, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Emily Dickinson, Un ciel étranger, Éditions Unes, 2019, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Emily Dickinson, Je cherche l'obscurité, Éditions Unes, 2021, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Emily Dickinson, Du côté des mortels : poèmes 1860-1861, Éditions Unes, 2023, traduction de l'anglais par François Heusbourg[23]
- Emily Dickinson, Une différence intérieure : poèmes 1862, Éditions Unes, 2025, traduction de l'anglais par François Heusbourg[24]
- Donika Kelly, Bestiaire, Éditions Unes, 2023, traduction de l'anglais par Raluca Maria Hanea et François Heusbourg
- Solmaz Sharif, Mire, Éditions Unes, 2019, traduction de l'anglais par Raluca Maria Hanea et François Heusbourg
- Solmaz Sharif, Douanes, Éditions Unes, 2023, traduction de l'anglais par Raluca Maria Hanea et François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Sans titre, Éditions Unes, 2013, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Paysages et silences, Éditions Unes, 2014, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Pierres noyées, Éditions Unes, 2015, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Poème en trois sections, Éditions Unes, 2014, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Silhouettes, Éditions Unes, 2018, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, XXI Poèmes, Éditions Unes, 2021, traduction de l'anglais par François Heusbourg
- Geoffrey Squires, Choix de poèmes, Éditions Unes, 2024, traduction de l'anglais par François Heusbourg[20]
- Geoffrey Squires, Littoral, Éditions Unes, 2026, traduction de l'anglais par François Heusbourg
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 « François Heusbourg », sur Marché de la Poésie (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 Philippe Savary, « Une maison comme Unes », Le Matricule des anges, no 197, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 4 5 « François Heusbourg », sur Claude Ber (consulté le ).
- 1 2 « hier soir », sur Æncrages & Co, (consulté le ).
- ↑ Caroline Sagot Duvauroux, « François Heusbourg : Hier soir », sur Cahier critique de poésie, (consulté le ).
- ↑ « Quinzaines - Un monde de l'absence », sur www.la-nouvelle-quinzaine.fr (consulté le )
- ↑ « François Heusbourg pour "Hier soir" et sa traduction de "Paysages et silences" de Geoffrey Squires », sur France Culture, (consulté le )
- 1 2 « François Heusbourg », sur Éditions Isabelle Sauvage (consulté le ).
- ↑ Alexandre Ponsart, « Anaïs Bon / François Heusbourg : Seul / double », sur Cahier critique de poésie, (consulté le ).
- ↑ Tristan Hordé, « Seul double d'Anaïs Bon et François Heusbourg », sur Sitaudis, (consulté le ).
- 1 2 3 4 Tristan Hordé, « Zone inondable de François Heusbourg », sur Sitaudis, (consulté le ).
- 1 2 Antoine Emaz, « François Heusbourg : Zone inondable », sur Cahier critique de poésie, (consulté le ).
- ↑ Jean-Paul Gavard-Perret, « François Heusbourg, Zones inondables », sur Le Littéraire, (consulté le ).
- 1 2 « Une position pour dormir », sur Gallimard, (consulté le ).
- 1 2 Tristan Hordé, « François Heusbourg, Une position pour dormir », sur Sitaudis, (consulté le ).
- 1 2 Isabelle Baladine Howald, « François Heusbourg, « Une position pour dormir », lu par Isabelle Baladine Howald », sur Poesibao, (consulté le ).
- ↑ Didier Ayres, « Une position pour dormir, François Heusbourg », sur La Cause littéraire, (consulté le ).
- ↑ Jean-Paul Gavard-Perret, « François Heusbourg, Une position pour dormir », sur Le Littéraire, (consulté le ).
- ↑ Stéphane Bataillon, « UPPLR #256 : Les rues étaient tièdes, par François Heusbourg », sur Stéphane Bataillon, (consulté le ).
- 1 2 « Choix de poèmes », sur Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le ).
- ↑ Florence Trocmé, « Donika Kelly, "Bestiaire", extraits », sur Poesibao, (consulté le )
- ↑ Christian Rosset, « À la frontière (28) – Poésie, etc. », sur DIACRITIK, (consulté le )
- ↑ « Du côté des mortels : poèmes 1860-1861 », sur Agence régionale du Livre Provence-Alpes-Côte d'Azur, (consulté le ).
- ↑ « Une différence intérieure : Poèmes 1862 », sur Nouveautés Éditeurs BnF, (consulté le ).