François Ier (prince de Liechtenstein)
François Ier (en allemand : Franz I), né au château de Liechtenstein le et mort le au château de Feldsberg, est prince de Liechtenstein de 1929 à 1938.
| François Ier Franz I | ||
Le prince François de Liechtenstein en visite en Russie. | ||
| Titre | ||
|---|---|---|
| Prince de Liechtenstein | ||
| – (9 ans, 5 mois et 14 jours) |
||
| Couronnement | ||
| Prédécesseur | Jean II | |
| Successeur | François-Joseph II | |
| Prince héréditaire de Liechtenstein | ||
| – (70 ans, 2 mois et 30 jours) |
||
| Prédécesseur | Jean | |
| Successeur | François-Joseph | |
| Biographie | ||
| Dynastie | Maison de Liechtenstein | |
| Nom de naissance | Franz de Paula Maria Karl August von Liechtenstein | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Château de Liechtenstein, Autriche-Hongrie | |
| Date de décès | (à 84 ans) | |
| Lieu de décès | Valtice, Tchécoslovaquie | |
| Nature du décès | courte maladie | |
| Sépulture | Vranov | |
| Père | Alois II | |
| Mère | Franziska Kinsky von Wchinitz und Tettau | |
| Conjoint | Elsa von Gutmann | |
| Enfants | sans | |
| Héritier | François-Joseph II | |
|
|
||
|
|
||
| Monarques de Liechtenstein | ||
| modifier |
||
Biographie
modifierFamille et formation
modifierFrançois de Paule de Liechtenstein, né au château de Liechtenstein le est le fils cadet, et le dernier des onze enfants du prince souverain Alois II (1796-1858) et de la comtesse Françoise Kinsky von Wchinitz und Tettau (1813-1881)[1].
Son prénom est un hommage à Saint François de Paule. Très jeune, il est envoyé en Autriche-Hongrie, afin d'y étudier le droit aux universités de Vienne et de Prague, après quoi il entre dans le service militaire et diplomatique.
Diplomate et centres d'intérêts
modifierLe prince Franz réside principalement dans ses domaines de Thalhof et de Feldsberg, en Bohême. Il pratique la chasse, activité à laquelle il s'adonne jusque dans ses dernières années. Selon certaines sources, il est apprécié par les personnes de son entourage[1].
De 1879 à 1892, il est attaché diplomatique de l'ambassade d'Autriche-Hongrie à Bruxelles et de 1894 à 1899, il dirige l'ambassade austro-hongroise à Saint-Pétersbourg à la cour de Nicolas II et assiste, en 1896, au couronnement du tsar[1].
François de Liechtenstein contribue à l'établissement de contacts scientifiques étroits entre l'Autriche-Hongrie et l'Empire russe. En 1911, il crée la Commission centrale pour la préservation des valeurs historique. Membre honoraire de l'Académie des Sciences d'Autriche en 1914, il est également président de plusieurs sociétés scientifiques et initiateur de la publication de nombreux ouvrages sur des sujets historiques[1],[2].
Mariage
modifierEn 1919, il rencontre Elisabeth von Gutmann, dite Elsa (1875-1947), veuve du baron hongrois Géza Erős von Bethlenfalva, qui s'est convertie du judaïsme au catholicisme romain en 1899, et l'épouse religieusement et secrètement, son frère le prince souverain Jean II désapprouvant la relation et refusant d'y consentir. François et Elsa se marient civilement et officiellement, après la mort de Jean II, le [1].
Après la guerre
modifierSuite à la défaite de l'Autriche-Hongrie, à la chute de la Monarchie et au démembrement de l'empire, le prince entreprend en une tournée diplomatique qui le mène en France et en Suisse. Son objectif est de protéger les intérêts de sa Maison en Tchécoslovaquie. Cependant, tant à Paris qu'à Berne, lors de ses entretiens avec plusieurs hommes politiques de haut rang, le prince, apparenté à l'ex-maison impériale et royale, ne reçoit que des réponses générales et poliment diplomatiques[3].
Règne
modifierEn 1929, François Ier de Liechtenstein succède à son frère Jean II de Liechtenstein, sans héritier, et règne jusqu'à sa propre mort.
En 1937, le Premier ministre de la principauté, Josef Hoop, admet que le prétendant autrichien Otto de Habsbourg-Lorraine demeure au château de Liechtenstein en tant qu'invité de François Ier, afin d'être plus proche de l'Autriche que dans sa précédente résidence de Steenokkerzeel, en Belgique.
Son neveu Aloïs de Liechtenstein (1869-1955), qui devait lui succéder, renonce à ses droits en faveur de son fils François-Joseph[4]. En , le prince François confère ses droits constitutionnels à son petit-neveu[5].
Après une courte maladie, il meurt à l'âge de 84 ans le , au château de Feldsberg, aujourd'hui en Tchéquie. Quatre jours plus tard, ses funérailles ont lieu dans l'église paroissiale de Feldsberg, puis son corps est transféré et inhumé dans la crypte familiale de l'église de pèlerinage de Vranov près de Brno, en présence d'une assistance nombreuse, comprenant des membres de la noblesse, du parlement et de l'État[1].
Honneurs
modifierFrançois Ier est :
Le fondateur, le , et le grand-maître de l'ordre du Mérite (Liechtenstein).
Grand-croix de l'ordre impérial de Léopold (empire d'Autriche-Hongrie, 1897).
Grand-croix de l'ordre de François-Joseph (Autriche-Hongrie).
Croix du Mérite militaire (Autriche)
1204e chevalier de l'ordre de la Toison d'or d'Autriche (1917)[1].
Chevalier de l'ordre de Saint-Hubert (Bavière).
Bailli grand-croix d'honneur et de dévotion de l'ordre souverain de Malte.
Chevalier de l'ordre de Saint-Alexandre Nevski (Empire russe).
Chevalier de l'ordre de Saint-André (Empire russe, 1906).
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 (de) Egon Maria Engel, « Fürst Franz I. von und zu Liechtenstein », Wiener Salonblatt, no 16, , p. 12 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (ru) Viatcheslav Rumyantsev, « Франц де Паула Мария Карл Август фон унд цу Лихтенштейн », sur hrono.ru/biograf, (consulté le ).
- ↑ (de) Rupert Quaderer, « Ein " Annex Österreichs " oder ein souveräner Staat ? Liechtensteins Beziehungen zur Tschechoslowakei nach dem Ersten Weltkrieg », sur liechtenstein-institut.li, (consulté le ).
- ↑ Énache 1999, p. 61.
- ↑ Rédaction, « Nécrologie », La Métropole, no 208, , p. 2-3 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Charles Volkmann, Généalogie des rois et des princes, éd. Jean-Paul Gisserot, 1998 (ISBN 2877473740).
- Nicolas Énache, La descendance de Marie-Thérèse de Habsburg, Paris, Éditions L'intermédiaire des chercheurs et curieux, , 795 p. (ISBN 978-2-908003-04-8).

Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :