François Joseph Bohn
François Joseph Bohn, né le à Blienschwiller (Bas-Rhin), mort le à Raab (Hongrie), est un militaire français de la Révolution et de l’Empire. Fils de Jean Georges Jérôme Bohn, boulanger, et de Anne Marie Sohler.
| François Joseph Bohn | ||
| Naissance | Blienschwiller (Bas-Rhin) |
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| Décès | (à 46 ans) Raab (Hongrie) Mort au combat |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Colonel | |
| Années de service | 1785 – 1809 | |
| Commandement | 7e régiment de chasseurs à cheval de la garde impériale | |
| Distinctions | Chevalier de l’Empire Officier de la Légion d’honneur |
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États de service
modifierIl entre en service le , comme soldat au 13e régiment de dragons, il devient brigadier le , et il fait les campagnes de cette année là et celle de 1793, à l’armée du Nord. Il est blessé d’un coup de sabre à la poitrine le , à la bataille de Neerwinden.
Il est nommé sous-lieutenant dans le 1er régiment de hussards le , et lieutenant le suivant. Passé à l’armée des Pyrénées orientales, il y fait les campagnes de l’an II et de l’an III. En l’an IV, il se trouve à l’armée d’Italie, et le , il reçoit un coup de sabre sur la tête au passage du Mincio. Le , à l’attaque de San Marco, il prend avec ses hussards 16 pièces de canon, 30 caissons, 7 drapeaux, et fait mettre bas les armes à 5 000 hommes. Cette action lui vaut le brevet de capitaine le .
De l’an V à l’an VII, il fait la guerre en Italie, et il est employé à l’armée de réserve en l’an VIII, puis à celle des Grisons en l’an IX. Le , il passe avec son grade dans les chasseurs à cheval de la Garde des consuls, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . Le , il est nommé chef d’escadron, et il fait les campagnes de l’an XIII à l’armée de l’Ouest. Affecté à la Grande Armée, pour participer à la campagne d’Autriche, il se signale le , à la bataille d’Austerlitz, où il est blessé.
En 1806 et 1807, il prend part à toutes les affaires qui ont lieu lors des campagnes de Prusse et de Pologne, et il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur le .
En 1808, il fait partie des escadrons de la Garde impériale envoyés à l’armée d’Espagne, et il est créé chevalier de l’Empire le . Le , il prend le commandement du 7e régiment de chasseurs à cheval avec le grade de colonel. Rappelé à la Grande Armée, il trouve une mort glorieuse à la tête de son régiment le , lors de la Bataille de Raab.
Armoiries
modifier| Armoiries | Nom du chevalier et blasonnement |
|---|---|
| Chevalier François Joseph Bohn et de l'Empire, lettres patentes du 20 août 1808, officier de la Légion d'honneur.
Tiercé en fasce d'azur à une gerbe d'or accostée de deux étoiles du même ; de gueules au signe des chevaliers et d'or au lion rampant de gueules lampassé du même tenant dans la patte droite une branche de laurier de sinople. Livrées : bleu, jaune, rouge et verd, cette dernière couleur dans les galons seulement. |
Sources
modifier- A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640 p. (lire en ligne), p. 127.
- Vicomte Révérend, Armorial du premier empire, tome 1, Honoré Champion, libraire, Paris, , p. 103.
- « La noblesse d’Empire » (consulté le )
- « Cote LH/267/71 », base Léonore, ministère français de la Culture
- Louis Alexandre Berthier et Jacques Garnier, Relations et rapports officiels de la bataille d'Austerlitz 1805, La Vouivre, , p. 128.
- Jean-Marie Ernst, Blienschwiller, au cœur du vignoble, Coprur, , p. 183