François Olivier-Martin
François Olivier-Martin, né le à Binic (Côtes-d'Armor) et mort le à Paris, est un juriste, historien du droit et universitaire français. Professeur à la faculté de droit de Paris, il est considéré comme l'un des principaux historiens du droit français au XXe siècle. Il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1936.
| Président Société d'histoire du droit (d) | |
|---|---|
| - | |
| Naissance | Binic (Côtes-du-Nord) |
|---|---|
| Décès |
(à 72 ans) 7e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
François Olivier-Martin |
| Nationalité |
Française |
| Formation |
Faculté de droit de Paris |
| Activité |
Professeur de droit |
| Enfant |
Félix Olivier-Martin (d) |
| Parentèle |
Félix Senn (d) (beau-frère) |
| A travaillé pour |
Faculté de droit de Paris |
|---|---|
| Domaine |
Histoire du droit français |
| Membre de | |
| Distinction |
Membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres (1936) |
Histoire du droit français : des origines à la Révolution Précis d'histoire du droit français L'organisation corporative de la France d'Ancien Régime |
Biographie
modifierOriginaire de Bretagne, François Olivier-Martin naît à Binic et demeure toute sa vie profondément attaché à sa région natale. Il séjourne régulièrement dans la maison familiale située au hameau des Châteaux, à Jugon (Côtes-du-Nord), où il dit trouver un cadre propice à la réflexion et à ses travaux scientifiques. Il consacre plusieurs études à l'histoire de l'ancien droit breton, notamment une étude sur le finport, publiée en 1921 dans les Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne[1].
Après des études à la faculté de droit de Paris, où il suit notamment l'enseignement d'Adhémar Esmein, Charles Lefebvre, Émile Chénon et Paul-Frédéric Girard, François Olivier-Martin enseigne successivement dans plusieurs facultés de droit avant d'être nommé professeur à la faculté de droit de Paris. Spécialiste de l'histoire des institutions et du droit privé français, il consacre l'essentiel de ses travaux à l'évolution des institutions de l'Ancien Régime, des coutumes et de la monarchie française[2],[3].
Il entretient par ailleurs des liens étroits avec les milieux universitaires belges. Il participe notamment au Ve Congrès international des sciences historiques (1923), aux Journées d'histoire du droit et aux sessions de la Société Jean Bodin. Il enseigne également comme professeur d'échange dans plusieurs universités belges et apporte son soutien à de nombreux chercheurs spécialisés en histoire du droit[1],[3].
Élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1936, il y poursuit ses recherches et publie plusieurs études consacrées à l'histoire du droit et des institutions françaises[1].
Entre 1946 et 1950, François Olivier-Martin collabore au Journal des savants, où il publie trois contributions consacrées à l'histoire du droit et des institutions. Ces travaux témoignent de son intérêt pour l'histoire juridique et de son approche critique des recherches historiques[4].
François Olivier-Martin décède le à Paris. Plusieurs hommages lui sont rendus après sa disparition, notamment par l'Académie des inscriptions et belles-lettres, le Journal des savants et la Revue belge de philologie et d'histoire.
Travaux et publications
modifierLes recherches de François Olivier-Martin portent principalement sur les institutions publiques et privées de la France médiévale et moderne, ainsi que sur les coutumes et l'évolution du droit français. Tout au long de sa carrière, il publie de nombreux ouvrages et études qui contribuent durablement au renouvellement de l'historiographie juridique française. Son ouvrage Histoire du droit français : des origines à la Révolution, publié en 1948 et réédité à plusieurs reprises, constitue l'une des synthèses majeures dans ce domaine[5],[3]. Parmi ses principales publications figurent :
- Histoire de la coutume de la prévôté et vicomté de Paris (1922-1930).
- Précis d'histoire du droit français (1931).
- L'organisation corporative de la France d'Ancien Régime (1938).
- Histoire du droit français : des origines à la Révolution (1948).
- L'absolutisme français.
- Les lois du roi.
Références
modifier- 1 2 3 François-Louis Ganshof, « François Olivier-Martin (1879-1952) », Revue belge de philologie et d'histoire, vol. 30, nos 3-4, , p. 1282-1287 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Notice de personne « Olivier-Martin, François (1879-1952) » », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
- 1 2 3 Paul Deschamps, « Éloge funèbre de M. François Olivier-Martin, membre ordinaire », Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 96, no 1, , p. 158-163 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Charles Perrat, « La collaboration de François Olivier-Martin au Journal des savants », Journal des savants, no 1, , p. 38-40 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Notice bibliographique de l'œuvre », sur Bibliothèque nationale de France (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
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