François Verdan
Henri François Louis Verdan, né le à Cortaillod et décédé le à Delémont est un fabricant d'indiennes et négociant suisse.
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Heinrich Franz Ludwig Verdan (d) |
Famille
modifierFrançois Verdan est le fils de l'imprimeur d'indiennes Jean-Daniel Verdan et de Marguerite de Vaux. En 1767, il épouse Marguerite (* 1746), fille de Jacques Tenderon[1]. Un fils et quatre filles atteignirent l'âge adulte: Marguerite (1768–1833) épouse le marchand Louis Bridel, Sophie (1772–1858) épouse l'associé et entrepreneur Johann Rudolf Neuhaus, Marie-Louise (1774–1836) épouse l'associé Johann Peter Huber et Vérène (1781-1846) l'ingénieur et conseiller Jean-Amadée Watt. Son fils Henri (1770-1832) devint associé et finalement directeur de la manufacture d'indiennes de Bienne [2].
Biographie
modifierAprès un apprentissage d'imprimeur dans les manufactures d'indiennes de Cortaillod, François Verdan reprend avec ses frères la manufacture d'indiennes de Greng en 1775, puis celle de Ruz-de-Combe à Saint-Blaise dès 1779[1]. En 1781, il part pour le Portugal où sont installés des fabricants d'indiennes biennois et neuchâtelois. Avant de retourner à Bienne, il travaille dans la manufacture de David Schwab à Torres Novas près de Lisbonne. Il acquiert en 1784 la manufacture d'indiennes du Pasquart à Bienne, qu'il développa avec son fils et ses beaux-fils, dont Johann Rudolf Neuhaus[1]. Concernant cette periode de sa vie, celui-ci écrit dans ses mémoires « M. Verdan était excellent fabriquant, mais ne connaissait rien au Commerce. Il avait été dès son début à Bienne mal secondé par un tas de Commis et de Voyageurs, car tandis qu'il faisait de très belles indiennes, ceux cy les vendaient aux foires à des Gens la pluspart insolvables et faisaient des dépenses énormes et des virements ruineux. »[3]
Progressiste et francophile, il devient membre de la bourgeoisie biennoise. Partisan des idées révolutionnaires et ami de François Augustin Roussel, commissaire du Directoire dans le département du Mont-Terrible, il devint l'un des plus gros acheteurs de biens nationaux de l'évêché de Bâle. Verdan acquit notamment le château épiscopal de Delémont et les métairies du Löwenbourg, propriété du couvent de Lucelle, et de Ritzengrund à Roggenburg. En 1798, quand Bienne devint française, il fut élu à l'assemblée électorale du département, qui le nomma haut juré à la haute cour de justice. Vers 1800, il s'établit définitivement à Delémont où il créa une manufacture de tissage et de filature et fut conseiller municipal (1801), puis maire (1805). Jugé trop profrançais, Verdan fut destitué en 1814 par Conrad Charles Frédéric d'Andlau-Birseck[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « François Verdan » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ Henri François Louis Verdan (2), Werner und Marcus Bourquin: Biel. Stadtgeschichtliches Lexikon. Biel 1999. S. 459.
- ↑ Ralf Dahler, Négoce, soie et coton: Le début du capitalisme à Bienne, Bienne, Revue culturelle du Jura bernois et de Bienne, , 165 p. (ISSN 1015-7611), p. 82
Liens externes
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