Frederik X

roi de Danemark depuis 2024

Frédéric X

Frederik X
Frédéric X
Illustration.
Le roi Frederik X en 2025.
Titre
Roi de Danemark
En fonction depuis le
(2 ans, 7 mois et 27 jours)
Premier ministre Mette Frederiksen
Prédécesseur Margrethe II
Prince héritier de Danemark

(52 ans)
Prédécesseur Margrethe
Successeur Christian
Biographie
Hymne royal Kong Christian
Dynastie Maison de Glücksbourg
Nom de naissance Frederik André Henrik Christian af Glücksborg
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Copenhague (Danemark)
Père Henri de Laborde de Monpezat
Mère Margrethe II
Fratrie Joachim de Danemark
Conjoint Mary Donaldson
Enfants Christian de Danemark
Isabella de Danemark
Vincent de Danemark
Josephine de Danemark
Héritier Christian (depuis 2024)
Distinctions Ordre de l'Éléphant
Ordre de Dannebrog
Ordre de Saint-Olaf
Ordre des Séraphins
Religion Luthéranisme danois
Résidence Palais d’Amalienborg
Palais de Fredensborg
Château de Marselisborg
Château de Gråsten (en)
Château de Caïx

Signature de Frederik X Frédéric X

Image illustrative de l’article Frederik X
Monarques de Danemark

Frederik X, en français Frédéric X, né le à Copenhague (Danemark), fils aîné de la reine Margrethe II et d'Henri de Laborde de Monpezat, est l'actuel roi de Danemark.

Il accède au trône le , le jour de l'abdication de sa mère, qu'elle avait annoncée lors du traditionnel discours pour la nouvelle année le .

Enfance et jeunesse

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Naissance et famille

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Frederik André Henrik Christian, prince de Danemark, naît le au Rigshospital situé au centre de Copenhague. Il est le premier fils de la reine Margrethe II, alors princesse héritière du Danemark, et du prince Henrik de Danemark, né Henri de Laborde de Monpezat[1]. Selon la tradition, il reçoit le prénom de « Frederik », donné en alternance avec celui de « Christian ». Lors de sa naissance, son grand-père maternel Frédéric IX règne au Danemark, tandis que son arrière-grand-père maternel règne en Suède[2]. En ligne agnatique il descend de la famille française de Laborde de Monpezat.

Le prince est baptisé, selon le rite luthérien, le en l'église des Marins à Copenhague. Il est le filleul de la princesse Anne-Marie de Danemark, reine des Hellènes (sa tante maternelle), du prince Georges de Danemark, du baron de Watteville-Berckheim et d'Étienne de Laborde de Monpezat (son oncle paternel)[3]. Sa naissance est suivie, l'année suivante, par celle de son unique frère, le prince Joachim[2].

Le , le prince Frederik devient prince héritier de Danemark lorsque sa mère accède au trône[2].

Études et formation

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De 1974 à 1976, il suit des cours privés au palais d'Amalienborg puis étudie jusqu'en 1981 à l'école privée Krebs Skole à Copenhague. De 1982 à 1983, il est élève et pensionnaire, avec son frère Joachim, à l'École des Roches en France, à Verneuil-sur-Avre, où ils font partie, ensemble, des élèves de la Colline. En , il obtient son diplôme d'études secondaires (baccalauréat) au sein du lycée d'Øregård, institut public de Copenhague[2].

Frederik étudie à l'université Harvard de 1992 à 1993. Il obtient par la suite un master de sciences politiques de l'université d'Aarhus[4] avec un mémoire sur la politique étrangère des États baltes[5],[6]. Il parle, outre le danois, l'anglais, le français et l'allemand.

Le , Frederik entre sous les drapeaux dans le régiment de la Garde royale (da) de Copenhague. Le , le prince rejoint l'école militaire de Svenborg[2]. Il reçoit un enseignement militaire complet dans l'armée et la marine danoise et suit notamment un entraînement physique poussé. Il sert tout d'abord dans le régiment de la Reine puis dans le régiment des hussards de la Garde. Il reçoit l'enseignement d'une unité d'élite de commandos de marine et, de 2001 à 2002, l'enseignement de l'Académie militaire destiné aux officiers. En , le prince Frederik est nommé officier supérieur dans les trois armes.

Prince héritier de Danemark

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Représentant de la Couronne au niveau international

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Le prince Frederik est en poste à l'ONU pour le compte de la représentation danoise en 1994 puis premier secrétaire à l'ambassade du Danemark à Paris d' à .

Parrainage d'associations

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À partir de 2003, il est professeur à l'Académie de la défense du Danemark[7].

Le prince patronne des institutions liées à la recherche scientifique, à l'environnement, à la politique étrangère, à la santé et au sport.

En 2009, il est l'auteur du livre Kongelig Polartokt L'Expédition polaire royale »), traitant des défis liés au climat, avec une préface écrite par Kofi Annan[8],[9],[10].

En 2006, le prince pose sa candidature au Comité international olympique, au sein duquel il est élu en 2009[11]. Il en est membre honoraire depuis 2021.

En 2010, Frederik écrit la préface du livre Naturen og klimaændringer i Grønland sur le changement climatique au Groenland[12].

Président de fondations

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Le prince donne son nom à la fondation Prince héritier Frederik, qui parraine la recherche scientifique et des activités sportives à caractère social.

Il est président de la fondation Roi Frederik et Reine Ingrid, dont les fonctions sont humanitaires et culturelles[13].

Frederik a participé aux championnats d'Europe et du monde de voile. Il était le quatrième meilleur en Europe (Dragon Championships 2003)[14] et le quatrième meilleur dans le monde (Farr 40 2008)[15].

Roi de Danemark

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Premiers mois de règne

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Après l'abdication de la reine Margrethe II le [16], Frederik est proclamé roi de Danemark sous le nom de Frederik X (Frédéric X en français). Son fils Christian, deuxième dans l'ordre de succession, devient le nouveau prince héritier.

D'après la journaliste Daniela Elser, la liste civile du roi et son épouse  qui assure les dépenses de personnel, les frais de la maison royale, l'entretien des propriétés et les dépenses privées et se trouve exonérée d'impôts  pourrait atteindre l'équivalent de 10,4 millions de livres sterling par an, contre 2,5 millions quand Frederik était l'héritier du trône[17].

En , la Cour annonce que le roi a décidé de supprimer progressivement le système d'octroi de mandats royaux aux entreprises, en vigueur au Danemark depuis le XIXe siècle. Cette décision est motivée par le fait qu'un système permettant aux entreprises de revendiquer une reconnaissance spéciale de la maison royale n'est « plus en phase avec l'époque ». Tous les mandats royaux et titres similaires doivent être supprimés d'ici le [18].

Crise du Groenland

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En , alors que le président élu des États-Unis, Donald Trump, revendique un projet d'acquisition du Groenland, le roi Frederik X prononce un discours prônant l'unité et la collaboration au sein du royaume de Danemark. Il promulgue également un décret royal modifiant les armoiries royales, initialement conçues par sa mère en 1972. Les modifications comprennent un agrandissement des symboles du Groenland et des îles Féroé afin de les mettre davantage en valeur[19],[20].

Le roi effectue également plusieurs déplacements au Groenland durant cette période, notamment une visite de trois jours en [21].

Déplacements royaux à l'étranger

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Le , Frederik X se rend en Pologne où il est reçu par le président Andrzej Duda. Il s'agit de son premier voyage à l'étranger en tant que monarque. Traditionnellement, les souverains danois se rendent d'abord dans un autre pays scandinave, mais ce voyage avait été planifié avant l'annonce de l'abdication de Margrethe II[22].

Le roi et la reine effectuent leurs premières visites d'État en , en Suède et en Norvège[23],[24]. En 2025, le couple se rend successivement en Finlande, en France  berceau de la dynastie danoise[25]  et au Japon[26]. Une visite d'État en Australie  pays de naissance de la reine Mary  a lieu en [27].

Mariage et descendance

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Frederik de Danemark épouse le dans la cathédrale luthérienne de Copenhague l'Australienne Mary Donaldson (née le à Hobart en Tasmanie), devenue la princesse Mary de Danemark, qu'il a rencontrée aux Jeux olympiques de Sydney en 2000[11].

La cérémonie de mariage rassemble de nombreux dignitaires royaux, tels que le roi et la reine de Suède, Charles XVI Gustave et Silvia, les princes héritiers japonais et espagnol, Naruhito et Felipe, ou encore les princes britanniques Edward et Sophie de Wessex. Parmi les personnalités politiques présentes, figurent le gouverneur général d'Australie Michael Jeffery, le gouverneur de Tasmanie Richard Butler et Bernadette Chirac, épouse du président de la République française[28].

Les quatre enfants du couple portent le prédicat d'altesse royale et, comme le veut la tradition au Danemark, leurs prénoms n'ont été révélés que le jour de leur baptême :

Minik et Ivalo, les prénoms portés par ses deux derniers enfants, sont des prénoms communs au Groenland, pays constitutif du royaume de Danemark[29].

Ascendance

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Titulature

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  • -  : Son Altesse Royale le prince Frederik de Danemark (naissance) ;
  • -  : Son Altesse Royale le prince héritier ;
  • -  : Son Altesse Royale le prince héritier, comte de Monpezat ;
  • depuis le  : Sa Majesté le roi, comte de Monpezat.

Distinctions

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En 2024, le roi reçoit la médaille d'honneur de la Croix-Rouge danoise. Normalement, cette récompense est uniquement décernée aux anciens présidents de cette organisation, mais une exception spéciale a été faite pour le souverain à cette occasion[31].

Décorations nationales

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Décorations étrangères

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Armes et étendards

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Notes et références

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  1. Parisot et Parisot 1987, p. 226-229.
  2. 1 2 3 4 5 Parisot et Parisot 1987, p. 229.
  3. Parisot et Parisot 1987, p. 245.
  4. Anne-Françoise Hivert, « Frederik et Mary de Danemark, un couple royal presque normal en visite à Paris », Le Monde, (lire en ligne)
  5. au-gustus/tidligere_numre/2008/au-gustus_arkiv_2008/augustus-3-2008.pdf
  6. « Tre tronarvinger med felles bokprosjekt : Kongelig polartokt (Pressesenter --… », sur cappelendamm.no via Wikiwix (consulté le ).
  7. « Kongelig polartokt, Kronprins Frederik, Kronprinsesse Victoria og Kronprins… », sur cappelendamm.no via Wikiwix (consulté le ).
  8. 1 2 Slim Allagui, « Frederik, le prince qui craignait d’être roi », Le Figaro, (lire en ligne)
  9. farr40worlds.com
  10. « Danemark: la reine Margrethe II annonce qu'elle va abdiquer après 52 ans de règne », sur BFMTV (consulté le )
  11. Prisma Média, « Frederik X et Mary de Danemark : leurs nouveaux statuts font gonfler leurs salaires ! - Gala », sur Gala.fr, (consulté le )
  12. (en) « Danish royal court announces end to the practice of royal warrants », sur Euronews, (consulté le ).
  13. (en) Miranda Bryant, « Danish king changes coat of arms amid row with Trump over Greenland », The Guardian, (lire en ligne).
  14. (en) Adam Vidler, « King of Denmark unveils new coat of arms in apparent Trump rebuke », 9 News, (lire en ligne).
  15. Marion Prudhomme, « Frederik X de Danemark au Groenland, pourquoi sa visite est si importante », Point de vue, (lire en ligne).
  16. (en) Vanessa Gera, « Denmark's King Frederik X visits Poland in his first trip abroad as monarch », sur AP News, (consulté le ).
  17. Dominique Bonnet, « Mary et Frederik X : retour sur leur visite d’État en Suède en 5 moments choisis », Paris Match, (lire en ligne).
  18. Dominique Bonnet, « Mary et Frederik X : retour sur leur visite d’État en Norvège en 5 moments choisis », Paris Match, (lire en ligne).
  19. Haude Giret, « Avec Frederik X, une dynastie du Sud-Ouest sur le trône du Danemark », Sud Ouest, (lire en ligne).
  20. (en) « State visits to Finland and France as well as accession visit to Japan in the spring of 2025 », sur kongehuset.dk, (consulté le ).
  21. Marion Prudhomme, « Frederik X et Mary de Danemark prochainement de retour en Australie ! », Point de vue, (lire en ligne).
  22. (en) « Fairytale moment », sur the Guardian, (consulté le )
  23. 1 2 3 « Vincent et Joséphine, les princes jumeaux baptisés au Danemark », sur LExpress.fr, (consulté le )
  24. (da) Robert W Harvest & Helga Tulinius: Europas fyrstehuse. En genealogisk nøgle, København, 1977. (s. 45)
  25. (en) « An exception has been made: King Frederik receives a very special tribute », sur www.dagens.com (consulté le )

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Jacques Parisot et Nelly Parisot, La descendance de Guillaume Ier empereur allemand, Paris, Christian, , 326 p. (ISBN 978-2-86496-027-0).

Liens externes

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