Friedrich Weber (graveur)

graveur suisse (1813-1882)

Friedrich Weber, né à Liestal le et mort à Bâle le , est un graveur suisse.

Friedrich Weber
Portrait de Friedrich Weber, par Arnold Böcklin (1869).
Naissance
Décès
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Nationalité
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Lieux de travail

Biographie

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Famille

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Friedrich Weber, né à Liestal le , est le fils de Magdalena Strübin. Durant l'été 1852, il épouse Anne Marguerite Elisabeth Bischoff, originaire de Bâle[1].

Carrière

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Au printemps 1828 et jusqu'en 1832, Friedrich Weber effectue son apprentissage auprès du graveur sur cuivre François Jacques Oberthür à Strasbourg. D' à 1835, il poursuit ses études auprès de Karl Ludwig Frommel à Karlsruhe et à l'Académie des beaux-arts de Munich. Il acquiert également la technique de la gravure sur acier. Sa gravure la plus réussie (Élisabeth) est réalisée en 1836. De 1840 à 1859, il vit et travaille à Paris. Il y devient l'élève de Paul Delaroche en 1841 et de François Forster en 1843. Il y fonde, en 1846, la première chorale allemande de la ville[2],[1].

Au Salon de Paris de 1847, il obtient une médaille de seconde classe en gravure[2]. Au Salon de Bruxelles de 1851, il obtient une médaille d'or pour sa gravure Femme italienne à la fontaine, d'après un tableau de Nicaise De Keyser[3]. En 1859, il s'installe à Bâle, où il réalise de nombreux portraits de personnalités locales, ainsi que des gravures d'après des tableaux de la Collection publique d'art de la ville[2].

Friedrich Weber devient membre de la Commission des arts de Bâle et membre honoraire de l'Association des arts et de la Société historique. En 1861, il reçoit la médaille d'or des arts de l'Académie des arts de Berlin. Il en devient membre correspondant au printemps 1874. Il est également membre des académies de Paris et de Genève. En 1878, il est nommé membre honoraire de l'Académie des beaux-arts de Vienne[1].

Friedrich Weber est l'un des graveurs les plus célèbres de son temps. Il se spécialise dans les portraits, les illustrations de livres et les reproductions de peintures d'autres artistes. Il meurt à Bâle le [2].

Expositions au Salon de Paris

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Émile Bellier de La Chavignerie établit la liste des œuvres exposées au Salon de Paris[2] :

  • Salon de 1844 : deux portraits, même numéro : Portrait de l'impératrice Joséphine, d'après David et Portrait de Marie-Adélaïde, duchesse de Bourgogne, d'après Santerre (font partie de l'ouvrage intitulé : Galeries historiques de Versailles, publié par Charles Gavard) ;
  • Salon de 1845 : Portrait de Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon, duchesse d'Orléans et Portrait de Mme la princesse de Lamballe (font partie de l'ouvrage intitulé : Galeries de Versailles, publié par Charles Gavard) et Portrait de Jules Romain, d'après le portrait peint par lui-même, qui fait partie de la galerie du Louvre.
  • Salon de 1847 : Napoléon et son fils, d'après Charles de Steuben ;
  • Salon de 1848 : Portrait de Hans Holbein le Jeune, d'après un tableau peint par lui-même ;
  • Salon de 1852 : Italienne à la fontaine, d'après Nicaise De Keyser ;
  • Salon de 1857 : Une jeune Suissesse, d'après un dessin de Franz Xaver Winterhalter ;
  • Salon de 1859 : La Vierge au linge, d'après le tableau de Raphaël, de la galerie du Louvre ;
  • Salon de 1863 : Portrait de S. M. l'Impératrice, d'après M. F. Winterhalter ;
  • Salon de 1866 : Portrait de jeune homme, d'après le tableau de Raphaël, du musée du Louvre (pour la Chalcographie du Louvre) ;
  • Salon de 1868 : La bella Visconti, d'après Raphaël ;
  • Salon de 1873 : La Madona di Lugano, d'après Luini et Amerbach, d'après Holbein ;
  • Salon de 1876 : L'Amour sacré et l'Amour profane, d'après Le Titien.

Galerie

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Références

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  1. 1 2 3 « Weber, Friedrich », sur hls-dhs-dss.ch, (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours. Architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, vol. 2, Paris, Librairie Renouard, , 750 p. (lire en ligne), p. 727.
  3. Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 141.

Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • Émile Bellier de La Chavignerie, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours. Architectes, peintres, sculpteurs, graveurs et lithographes, vol. 2, Paris, Librairie Renouard, , 750 p. (lire en ligne), p. 727.

Liens externes

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